Ronin.
Réalisation : John Frankenheimer.
Scénario : J. D. Zeik et David Mamet.
Production : Frank Mancuso Jr..
Musique : Elia Cmíral.
Société de production : FGM Entertainment et United Artists.
Distributeur : United Artists.
Date de sortie USA : 25 septembre 1998.
Date de sortie française : 25 novembre 1998.
Titre original : Ronin.
Durée : 2h01.
Budget : 55 millions de dollars.
Box-office mondial : 70 millions de dollars.
Box-office USA : 41,6 millions de dollars.
Entrées françaises : 983 024 entrées.
Résumé.
Six mercenaires sont engagés dans une opération afin de récupérer une mallette. Certains voient là l’occasion de doubler les autres et de rafler la mise.
Achats.

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Casting.
Sam : Robert De Niro (VF : Jacques Frantz).
Vincent : Jean Reno (VF : lui-même).
Deirdre : Natascha McElhone (VF : Ivana Coppola).
Gregor : Stellan Skarsgård (VF : Jean-François Aupied).
Spence : Sean Bean (VF : Patrick Laplace).
Larry : Skipp Sudduth (VF : Philippe Vincent).
Jean-Pierre : Michael Lonsdale (VF : lui-même).
Dapper Gent : Jan Tříska (VF : Inconnue).
Seamus O’Rourke : Jonathan Pryce (VF : Pierre Dourlens).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 1997.
Pour la dernière course poursuite, plus de 300 cascadeurs ont participé à la scène.
Le tournage s’est déroulé de novembre 1997 à mars 1998 en France.
Notre critique de Ronin.
Convoitise et trahison, de bons ingrédients pour un thriller.
Alors que tout débute comme si ça ne devait être qu’un simple braquage de haut vol, on part finalement dans un scénario plus élaboré que ça qui mise autant sur la préparation d’un casse que sur les personnages. Ainsi, l’histoire va aller de rebondissements en rebondissements où ce qu’on pensait pour acquis va finalement donner son lot de surprises avec les faux semblants, les trahisons, les alliances…
Si sur le papier ça peut fonctionner et que ça rend assez bien, il y a néanmoins un effet de redondance en reprenant toujours le même schéma. On note tout de même une bonne écriture des dialogues, créant une part de mystère qu’on a envie de découvrir et surtout savoir comment tout peut se conclure. On reste dans un registre sérieux sans aucune touche d’humour.
On le disait, les personnages ont une place importante et ils sont vraiment bien construits. Chacun a son passif, sa personnalité, ses compétences et sans jamais tomber dans une quelconque caricature. Sam est la figure importante qui semble en savoir beaucoup et qui a plusieurs coups d’avance, le rendant imprévisible et impressionnant à la fois. Vincent est le logisticien qui a un large réseau pour obtenir tout ce qu’il faut.
Deirdre est le lien entre les hommes et le commanditaire et elle se veut très froide et posée. Gregor est le spécialiste en technologie, très élégant et qui se veut plus intellectuel tout en parlant peu. Spence est le spécialiste des armes, un peu trop obsédé par leur utilisation. Larry est le préposé aux véhicules et homme à tout faire. Chacun se complète bien mais chacun voit aussi en cette mission une occasion pour s’enrichir en se la jouant solo quand d’autres veulent jouer en équipe.
Malgré une bonne part d’action, jamais la réalisation ne part dans la surenchère. C’est même encore plus prenant car ça reste crédible. Que ce soit les fusillades ou les courses poursuites, on est happé par ce qu’on nous montre. On retient particulièrement la dernière poursuite en voiture dans les rues de Paris qui se veut marquante par son intensité et son ampleur. La mise en scène est donc au global très bien gérée, ne misant par sur certains codes habituels. Ici, pas de caméra qui bouge trop ni un montage épileptique. Quant à la bande originale, très bon point également pour donner de la tension et de l’action.
Ronin est un très bon thriller avec un casting de qualité et une réalisation maîtrisée.







