Simetierre (2019).
Réalisation : Kevin Kölsch et Dennis Widmyer.
Scénario : David Kajganich et Jeff Buhler.
Production : Lorenzo di Bonaventura, Steven Schneider et Mark Vahradian.
Musique : Christopher Young.
Société de production : Paramount Pictures, Di Bonaventura Pictures, Room 101 et Alphaville Films.
Distributeur : Paramount Distribution.
Date de sortie USA : 5 avril 2019.
Date de sortie française : 10 avril 2019.
Titre original : Pet Sematary.
Durée : 1h41.
Budget : 21 millions de dollars.
Box-office mondial : 113,1 millions de dollars.
Box-office USA : 54,7 millions de dollars.
Entrées françaises : 850 945 entrées.
Résumé.
La famille Creed s’installe dans leur nouvelle maison. Lorsque leur chat meurt, le père l’enterre dans un « cimetière pour animaux ». L’animal ressuscite mais il se montre violent. Quand leur enfant est percutée par un camion, le père enterre la fille au même endroit.
Achats.

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Casting.
Louis Creed : Jason Clarke (VF : Boris Rehlinger).
Rachel Creed : Amy Seimetz (VF : Christèle Billault).
Jud Crandall : John Lithgow (VF : Jean-Jacques Moreau).
Ellie Creed : Jeté Laurence (VF : Hannah Vaubien).
Gage Creed : Hugo Lavoie et Lucas Lavoie (VF : Ulysse Ethève-Dalric).
Victor Pascow : Obssa Ahmed (VF : Jhos Lican).
Zelda Goldman : Alyssa Brooke Levine (VF : Marilou Martineau).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Simetierre (2019) est l’adaptation du roman du même nom de Stephen King publié en 1983.
Le projet débute en 2010.
Cinq chats aient été utilisés tout au long du film. Ils ont suivi un dressage pour supporter le pelage maquillé.
Le tournage s’est déroulé du 18 juin au 11 août 2018 au Canada.
Notre critique de Simetierre (2019).
Jusqu’où est-on prêt à aller par amour ? Jusqu’à défier la mort ?
La question semble simple et la réponse sent le déjà-vu mais le scénario arrive pourtant à donner un peu d’originalité. On a ainsi deux actes. La première partie met en place l’intrigue mais aussi ce qui tourne autour du « Simetierre », ce lieu magique où on comprend vite que ça ne va pas aller dans le bon sens. On va être centré sur le chat, l’amour d’un enfant pour son animal mais aussi les dérives que ça va engendrer.
Ce qui est intéressant c’est qu’au lieu de nous parler de démons ou autres équivalences du genre, il y a juste ce côté mystérieux qui ramène un mort à la vie. C’est assez prenant et horrifique juste ce qu’il faut. Puis quand vient l’accident mortel, forcément le scénario va reprendre les mêmes éléments mais les pousser plus loin. On est plus dans le désespoir, la dernière chance, franchir les limites par amour en étant totalement conscient des conséquences. C’est un père en souffrance qui va réveiller le mal. Le film aborde ainsi le deuil de deux façons totalement différentes.
On a peu de personnages et c’est une bonne chose car chacun va être correctement développé. Le père voit ici une occasion de refaire leur vie. Il est quelqu’un de simple qui veut le bien pour sa famille. Quand il bascule de l’autre côté, on compatit à sa douleur tout en se disant qu’il ne va faire qu’accentuer sa peine, il n’est plus dans la tristesse mais dans le déni. Une position délicate qui nous place en quelque sorte acteur dans le scénario.
Sa femme est plus terre à terre et vivant sa douleur d’une autre façon, plus « naturelle ». Mais elle est aussi hantée par son passé infantile. Le voisin est très intéressant car ce n’est pas le « vieux sage » mais quelqu’un qui a aussi connu un deuil et qui vit dans la solitude. Avec la famille Creed, il retrouve goût à la vie mais il veut donner une chance à ses voisins en sachant qu’il aurait mieux fait de se taire. Quant à la petite fille, elle passe de la douceur à la monstruosité que ça met mal à l’aise.
On met un petit bémol sur la réalisation qui aurait pu donner encore plus de noirceur. L’ambiance n’est pas joyeuse certes mais reste encore un peu trop « légère » vu son sujet. Si on évite les jump scare et autres codes de l’horreur, le film ne lésine pas sur certaines images choquantes et vraiment très violentes visuellement. À noter qu’on est dans du pur maquillage et non des effets numériques, il y a du mérite. La bande originale est aussi trop basique et peu immersive.
Simetierre (2019) est plutôt bon même si plus de profondeur dans sa thématique et une mise en scène plus efficace n’aurait pas été de refus.







