Smile.

Réalisation : Parker Finn.
Scénario : Parker Finn.
Production : Marty Bowen, Wyck Godfrey et Isaac Klausner.
Musique : Cristobal Tapia de Veer.
Société de production : Paramount Players et Temple Hill Entertainment.
Distributeur : Paramount Pictures.
Première mondiale : 22 septembre 2022 (Austin).
Date de sortie USA : 30 septembre 2022.
Date de sortie française : 28 septembre 2022.
Titre original : Smile.
Durée : 1h56.
Budget : 17 millions de dollars.
Box-office mondial : 217,4 millions de dollars.
Box-office USA : 105,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 222 333 entrées.
Résumé.
Rose est psychiatre. Après qu’une patiente se soit suicidée devant elle en faisant un sourire étrange, elle souffre du traumatisme et se met à avoir des hallucinations qui ont pour point commun un sourire.
Casting.
Rose Cotter : Sosie Bacon (VF : Victoire Charval).
Joel : Kyle Gallner (VF : Jim Redler).
Laura Weaver : Caitlin Stasey (VF : Lou Viguier).
Trevor : Jessie T. Usher (VF : Baptiste Marc).
Robert Talley : Rob Morgan (VF : Rody Benghezala).
Morgan Desai : Kal Penn (VF : Thierry Kazazian).
Madeline Northcott : Robin Weigert (VF : Annie Le Youdec).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet est tiré du court-métrage Laura Hasn’t Slept (2020). Les studios l’ont contacté pour en faire un long-métrage.
Le titre de travail était Something’s Wrong with Rose.

Le film était initialement prévu pour Paramount+ mais de bons retours lors des séances tests ont poussé les studios à le sortir en salles.
Le tournage s’est déroulé du 11 octobre au 24 novembre 2021 au New Jersey.
Notre critique de Smile.
Un film d’horreur avec un sourire, le concept est étrange mais on va peut-être avoir de l’originalité.


Plus l’histoire avance et plus elle va s’assombrir tout en cherchant à retrouver l’origine du souci. La première partie du film nous plonge néanmoins dans une ambiguïté très plaisante. L’héroïne a vécu un traumatisme qui la hante et cela pourrait créer cette confusion mentale. Surtout qu’on apprend que son passif familial peut jouer aussi. Puis la seconde moitié va nous orienter plus vers le surnaturel à travers une force mystique. Le point fort est… qu’on ne la verra jamais. Pas de visuel, pas de nom… ainsi, c’est encore plus angoissant car c’est psychologique. Néanmoins, ce n’est pas un métrage qui va particulièrement faire peur et c’est dommage. On est plus captivé par l’enquête en elle-même et en reconstituant le puzzle. On y trouve certes de bonnes idées mais pas assez approfondies, ne réussissant pas à transformer l’essai pour marquer davantage les esprits. Tout le travail sur le traumatisme aurait mérité tellement mieux.
Il est intéressant que Rose, qui aide les traumatisés, soit victime à son tour. Cela va créer un conflit en elle tant elle se met à douter de son état psychique, se trouvant isolée car presque personne ne la croit. Elle doit trouver une solution pour survivre mais pour cela il faut un esprit lucide. Entre hallucinations, suicides, paranormal… On la voit sombrer petit à petit. Pour autant, on n’arrive pas à s’attacher à elle à cause justement de cet aspect surnaturel. Son mari n’est pas très à l’écoute et donc d’un grand soutien. Quant au policier, qui en pince pour Rose, il sert juste à avancer l’enquête mais rien de bien sensationnel.


Avec les films d’épouvante, les réalisateurs ont soit tendance à trop en faire, soit bâcler et ça fait rire, soit rester sobre. On est dans ce cas de figure. La mise en scène est simple et reste dans sa zone de confort en usant juste des sursauts avec des images choquantes mais l’effet ne prend pas vraiment car c’est assez prévisible. On salue néanmoins l’utilisation d’effets pratiques avec une réduction au minium de trucages numériques. Juste dommage que l’ambiance qui se dégage du film ne soit pas plus pesante. De même avec la bande originale anecdotique qui ne fait pas très bien son travail.
Smile a de l’originalité dans son concept mais ne parvient pas à se démarquer efficacement de la masse en restant trop dans la retenue.

