Superman returns.

Réalisation : Bryan Singer.
Scénario : Michael Dougherty et Dan Harris.
Production : Jon Peters, Bryan Singer et Gilbert Adler.
Musique : John Ottman et John Williams.
Société de production : Warner Bros., Legendary Entertainment, Peters Entertainment, Bad Hat Harry Productions, DC Comics et Red Sun Productions Pty. Ltd..
Distributeur : Warner Bros..
Date de sortie USA : 30 juin 2006.
Date de sortie française : 12 juillet 2006.
Titre original : Superman returns.
Durée : 2h34.
Budget : 260 millions de dollars.
Box-office mondial : 391 millions de dollars.
Box-office USA : 200 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 495 213 entrées.
Résumé.
Superman est de retour sur Terre après un voyage de cinq ans. Clark découvre que Loïs est fiancée et est devenue mère tandis que Lex Luthor a été libéré et vole des cristaux de la Forteresse de Solitude.
Casting de Superman returns.
Superman / Clark Kent / Kal-El : Brandon Routh (VF : Adrien Antoine).
Lois Lane : Kate Bosworth (VF : Agathe Schumacher).
Lex Luthor : Kevin Spacey (VF : Gabriel Le Doze).
Richard White : James Marsden (VF : Axel Kiener).
Kitty Kowalski : Parker Posey (VF : Dominique Westberg).
Perry White : Frank Langella (VF : Georges Claisse).
Jimmy Olsen : Sam Huntington (VF : Stéphane Pouplard).
Martha Kent : Eva Marie Saint (VF : Régine Blaess).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Superman returns est la suite de Superman II, ne prenant pas en compte les intrigues du troisième et quatrième opus de la saga.
Le projet débute en 2004.
Hugh Laurie a été envisagé pour le rôle de Perry White
Brandon Routh a pris neuf kilos de muscle pour le film.

Brandon Routh avait auditionné pour le rôle de Clark Kent dans la série Smallville de 2001 sans avoir eu le rôle.
Une suite était prévue mais le box-office n’était pas suffisant pour les studios Warner Bros. qui l’ont donc annulé.
Le tournage s’est déroulé en Australie et New York.
Notre critique de Superman returns.
Après deux films assez honteux, on repart donc en arrière avec ce faux reboot.


Faux reboot car à part le changement d’acteur, on découvre la suite des aventures du second volume de la franchise. Une bonne façon de repartir sur de nouvelles bases sans négliger tout le passé. Par chance, le niveau de l’histoire est relevée mais pas exempt de défaut. Sur ce qu’il y a de bien, le fait que le film se veut plus porté sur l’émotion et la profondeur de Superman. Il revient dans un monde qui a changé et même s’il reste un sauveur, on voit bien plus sa part d’humanité plutôt que l’homme d’acier. Même si on n’aurait pas refusé que ce soit davantage exploité, on sent là un potentiel à exploiter.
On apprécie aussi que l’humour soit réduit au strict minimum, délaissant le côté comique pour quelque chose de plus « spectaculaire ». Mais on le disait, tout n’est pas parfait. Il y a certaines facilités scénaristiques avec la nouvelle vie de Loïs, un Luthor toujours aussi conquérant, des éléments très prévisibles… Dommage de ne pas avoir voulu innover davantage pour le retour du justicier.
Un justicier qui a un nouveau visage et Brandon Routh s’en sort bien. On voit qu’il n’est plus tout à fait le même. Toujours marqué par la perte de sa planète, il se trouve encore plus déboussolée avec Loïs qui est devenue maman. Il perd ainsi tous ses repères, que ce soit son ancienne vie kryptonienne que sa nouvelle vie terrienne. On sent également moins la différence entre Clark (toujours un peu maladroit mais plus sérieux quand même) et Superman. Il faut dire qu’il use maintenant de ses capacités à chaque instant et son amour pour Loïs le rend plus faillible.
Cette dernière qui en veut toujours à l’homme à la cape de l’avoir abandonné. Il est juste regrettable que sa relation avec Clark passe à la trappe. Le fait qu’elle soit mère n’arrange rien et son fiancé n’est pas mieux en terme d’intérêt. Lex Luthor conserve son rôle d’antagoniste et il se veut bien plus méchant qu’auparavant. Sans pitié, dominateur, il se veut bien plus stratège.


Avec l’évolution des effets numériques, le film permet au super-héros de prendre davantage son envol pour quelque chose de plus grandiose. On est servi avec des séquences bien plus épiques qui montrent vraiment tout l’étendue de ses capacités. Pour autant, tout n’est pas toujours très réussi et ils sont facilement repérables mais il y a un sacré progrès d’apporté à la franchise. La mise en scène propose également de beaux plans par moment mais se trouve contrebalancé par d’autres décors qui font très « tournage de studio sur fond vert ». Point fort sur la bande originale qui se veut enfin à la hauteur du personnage et rassurez-vous, le thème culte est toujours présent et bien mieux utilisé.
Superman returns signe un retour satisfaisant mais qui aurait pu voler encore plus loin avec plus d’audace.

