The Electric State.
Réalisation : Anthony et Joe Russo.
Scénario : Christopher Markus et Stephen McFeely.
Production : Russell Ackerman, Chris Castaldi, Mike Larocca, Andrés Muschietti, Barbara Muschietti, Patrick Newall, Anthony et Joe Russo.
Musique : Alan Silvestri.
Société de production : AGBO, Anthem & Song, Double Dream et Skybound Entertainment.
Distributeur : Netflix.
Date de sortie USA : 14 mars 2025.
Date de sortie française : 14 mars 2025.
Titre original : The Electric State.
Durée : 2h09.
Budget : 320 millions de dollars.
Résumé.
Dans les années 1990, les robots n’ont pas réussi leur révolution. Michelle va rencontrer Cosmo, un robot qui lui apprend que son frère est encore en vie. Elle va faire équipe avec le contrebandier Keats et son robot.
Casting.
Michelle Greene : Millie Bobby Brown (VF : Clara Soares).
Keats : Chris Pratt (VF : David Krüger).
Cosmo : Alan Tudyk (VF : David Krüger).
Herman : Martin Klebba et Anthony Mackie (voix) (VF : Diouc Koma).
Ethan Skate : Stanley Tucci (VF : Bernard Alane).
Amherst : Ke Huy Quan (VF : Benoît Du Pac).
Christopher : Woody Norman (VF : Jean-Stan Du Pac).
Ted : Jason Alexander (VF : Daniel Lafourcade).
Bradbury : Giancarlo Esposito (VF : Thierry Desroses).
Madame Sablinsky : Marin Hinkle (VF : Élisabeth Fargeot).
Bill Clinton : Joe Avena (VF : Bruno Choël).
Monsieur Peanut : Woody Harrelson (VF : Jérôme Pauwels).
Popfly : Brian Cox (VF : Inconnue).
Penny Pal : Jenny Slate (VF : Dorothée Pousséo).
Wolfe : Colman Domingo (VF : Guillaume Orsat).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
The Electric State est l’adaptation du roman graphique Passagen de Simon Stålenhag publié en 2017.
Le projet débute en 2017.
Le titre de tournage du film était Stormwind.
Le tournage s’est déroulé du 4 octobre 2022 au 9 février 2023 en Géorgie et Californie.
Notre critique de The Electric State.
Un monde dystopique dans une guerre entre les robots et les humains, rien de bien neuf.
C’est le cas du scénario qui ne fait que recycler des idées existantes. Mais si au moins cela avait permis de développer des concepts comme la conscience numérique, l’immortalité de l’esprit, l’évolution technologique qui retire une part d’humanité… mais non, on se retrouve avec un conflit caricatural, des dialogues mal écrits, aucune émotion et comme trop souvent dans les blockbusters modernes : de l’humour. Cela en devient lassant tant les blagues sont usées et l’ambiance légère n’aide en rien pour donner quelque chose de sérieux.
C’est même par moment dégoulinant de bons sentiments autour de l’amour, de la famille, de la solidarité, de l’acceptation de la différence… On finit par s’ennuyer de retrouver une structure narrative si classique qui n’apporte rien. Il est ainsi regrettable de voir tout ce potentiel gâché sur l’autel de la routine où tout est trop manichéen et prévisible.
C’est pour cette raison que les personnages manquent de profondeur. Michelle est l’adolescente orpheline qui n’est pas en conflit avec les robots et qui part dans une folle aventure pour retrouver son frangin disparu. Des motivations basiques mais qui ne vont pas servir le personnage. Même constat avec Keats. Ce contrebandier est un personnage qu’on a déjà-vu plusieurs fois et c’est dommage que Chris Pratt se retrouve cantonner au même rôle.
Bout en train, rebelle, combattif, le mot pour rire… Sa personnalité n’a rien d’originale. Pour le grand méchant du film, c’est tellement cliché qu’on n’a pas besoin de développer. Quant aux robots, on s’attache facilement à eux car eux au moins ont de réelles personnalités même si on aurait apprécié qu’ils soient vraiment mis en avant sur leur conscience et leur recherche d’humanité et de liberté.
320 millions de dollars de budget, c’est excessivement haut et on s’attend donc à prendre plein les yeux. On se demande surtout où est allée tout cette enveloppe. Certes, les trucages numériques sont très nombreux et plutôt convaincants mais l’ensemble ne fait pas l’effet « wahou ». La mise en scène est trop simpliste et aucune séquence ne se veut marquante.
Le seul mérite repose sur le design des robots. Ils sont très variés et c’est la grosse réussite technique du film. Chacune de leur fonction définit leur personnalité et leur apparence. Néanmoins, l’époque dystopique n’est pas poussée à fond. La bande originale est assez bonne mais manque de thèmes plus mémorables, par chance, elles arrivent à insuffler un peu d’émotions pour rattraper le scénario.
The Electric State reste bien classique aussi bien sur le fond que sur la forme. Vite vu et vite formaté.







