Thomas Crown.
Réalisation : John McTiernan.
Scénario : Leslie Dixon et Kurt Wimmer.
Production : Pierce Brosnan et Beau St. Clair.
Musique : Bill Conti.
Société de production : United Artists, Irish DreamTime et Metro-Goldwyn-Mayer.
Distributeur : Metro-Goldwyn-Mayer.
Date de sortie USA : 27 juillet 1999.
Date de sortie française : 22 septembre 1999.
Titre original : The Thomas Crown Affair.
Durée : 1h53.
Budget : 48 millions de dollars.
Box-office mondial : 124,3 millions de dollars.
Box-office USA : 69,3 millions de dollars.
Entrées françaises : 748 604 entrées.
Résumé.
Thomas Crown est un brillant financier amateur d’art… et voleur d’œuvres. Après avoir dérobé un tableau de Monet, il est traqué par la police mais aussi par Catherine Banning, experte en assurance d’art.
Achats.

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Casting.
Thomas Crown : Pierce Brosnan (VF : Emmanuel Jacomy).
Catherine Banning : Rene Russo (VF : Véronique Augereau).
Michael McCann : Denis Leary (VF : Éric Herson-Macarel).
Paretti : Frankie Faison (VF : Mouss Diouf).
La psychologue : Faye Dunaway (VF : Perrette Pradier).
Andrew Wallace : Ben Gazzara (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Thomas Crown est le remake du film L’affaire Thomas Crown sorti en 1968.
Faye Dunaway, qui incarne ici une psychologue, incarnait le rôle principal dans le film d’origine.
Pour la scène du catamaran, c’est bien Pierce Brosnan qui réalise ses cascades.
Le Metropolitan Museum of Art a refusé le tournage à l’intérieur. C’est un autre musée qui a servi de décors.
Le tournage s’est déroulé à New York et en Martinique.
Notre critique de Thomas Crown.
Film de vol, on espère ne pas tomber dans du déjà-vu.
Alors clairement non. C’est même ce qui est plaisant car rien que la séquence d’ouverture montre qu’on ne sera pas dans du cambriolage classique. Le scénario revête en effet une certaine élégance, jouant beaucoup sur le charme et le luxe sans tomber dans l’excès. Là où on pouvait se dire qu’on aurait une traque sous haute tension, on se retrouve plutôt dans une séduction mutuelle entre la proie et le prédateur.
Ainsi, on part plutôt sur un jeu de duperie, de manipulation et on a hâte de voir qui va réellement attrapé l’autre. Si le scénario subit un coup de mou vers le milieu de son intrigue, il se relance avec un casse de folie dans le dernier acte, nous offrant un beau spectacle dont on n’avait rien vu venir.
Casting parfait et des personnages superbement bien écrits. Thomas Crown est un financier redoutable, stratège, séducteur, très élégant et grand amateur d’art. C’est tout l’opposé de ce qu’on pourrait imaginer d’un voleur. Mais il ne vole pas pour revendre, il vole pour le plaisir d’avoir, le plaisir de dérober. C’est un joueur invétéré qui flambe son argent dans des caprices et qui en redemande.
Catherine est plus perfide dans sa façon de travailler. Non respectueuse des lois, faisant tout pour obtenir ce qu’elle veut, elle est redoutable également dans son travail. Elle use de son charme pour avancer, trichant avec les gens mais justement, ça se retourne contre elle car elle commence à éprouver des sentiments pour Crown. Mais est-ce la réalité ou un stratagème ? Concernant l’enquêteur, il est un peu moins développé et plus à côté de la plaque par moment, relégué au second plan malgré son potentiel.
Réalisation très efficace qui va jouer dans le même registre que les personnages et son intrigue. Tout est calme, posé mais correctement mis en valeur. On ne s’ennuie jamais, que ce soit dans l’intimité ou l’action, c’est parfaitement rythmé. Le fait qu’on soit dans un milieu d’art, on n’est pas perdu ni élitiste. La bande originale en rajoute une couche avec des musiques d’ascenseur, jouant sur du classique pour le cadre luxueux proposé. mais lorsqu’il s’agit d’un casse, la musique se veut plus entraînante et presque comique, renforçant le contraste.
Thomas Crown est un film très élégant, donnant une nouvelle approche du cambriolage de haut vol.







