Treize à la douzaine.

Réalisation : Gail Lerner.
Scénario : Kenya Barris.
Production : Kenya Barris et Jenifer Rice-Genzuk Henry.
Musique : John Paesano.
Société de production : 20th Century Studios, Fox Family Films et Khalabo Ink Society.
Distributeur : Disney+.
Date de sortie USA : 18 mars 2022.
Date de sortie française : 18 mars 2022.
Titre original : Cheaper by the dozen.
Durée : 1h45.
Budget : Inconnu.
Résumé.
Zoe et Paul Baker ont onze enfants en étant une famille recomposée. Ils décident de développer leur restaurant mais cela va impacter leur quotidien.
Casting.
Zoe Baker : Gabrielle Union (VF : Géraldine Asselin).
Paul Baker : Zach Braff (VF : Alexis Tomassian).
Dom Clayton : Timon Kyle Durrett (VF : Jean-Baptiste Anoumon).
Deja Baker : Journee Brown (VF : Justine Berger).
Ella Baker : Kylie Rogers (VF : Clara Quilichini).
DJ Baker : Andre Robinson (VF : Inconnue).
Harley Baker : Caylee Blosenski (VF : Inconnue).
Haresh Baker : Aryan Simhadri (VF : Inconnue).
Luca Baker : Leo A. Perry (VF : Inconnue).
Luna Baker : Mykal-Michelle Harris (VF : Inconnue).
Bailey Baker : Christian Cote (VF : Inconnue).
Bronx Baker : Sebastian Cote (VF : Inconnue).
Seth Baker : Luke Prael (VF : Inconnue).
Kate : Erika Christensen (VF : Véronique Desmadryl).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Treize à la douzaine est annoncé lors du Disney Investor Day de décembre 2020.

Le film est l’adaptation du roman du même nom de Frank Bunker Gilbreth Jr et Ernestine Gilbreth Carey publié en 1949.
Notre critique de Treize à la douzaine.
À la lecture du pitch, on sent bien la comédie familiale bon enfant qui va permettre de se changer les idées.


Effectivement, le scénario s’oriente en ce sens. Le ton est léger, il y a quelques scènes humoristiques mais jamais exagérées (reflétant vraiment ce que peut être une vie avec des enfants) et on passe un bon moment dans l’ensemble. Les parents auront de quoi s’identifier surtout en cas de famille nombreuse. Il y a aussi une volonté de montrer ce que la vie professionnelle peut impacter sur la vie privée. En se lançant dans son projet, Paul s’éloigne de ses proches et cela ne se fait pas dans heurt. Il y a aussi cette dénonciation des investisseurs qui veulent tout dénaturer au profit de l’argent mais en perdant la qualité. De plus, le scénario veut faire passer un autre message mais on doit dire que c’est mal géré : le racisme. Une grande famille s’installant dans un quartier bourgeois et de suite les préjugés commencent avec les membres noirs des Baker, que ce soit la mère comme les enfants. Il n’y a aucune subtilité et c’est vraiment mis là presque de manière gratuite et sans véritable fondement. C’est plus un sujet de société ajouté pour rester dans l’actualité mais sans réel enrichissement à l’intrigue.
Qui dit grande famille dit aussi beaucoup de personnages. C’est donc souvent une faiblesse des films qui n’arrivent pas à tout maîtrisé. C’est un peu le cas ici. Paul voit grand, vit son rêve à fond mais se prend les pieds dans le tapis, aveuglé par le luxe et la réussite. Mais au fond de lui, ses valeurs reprennent le dessus. C’est une évolution un peu caricaturale mais ça passe. Zoe le soutient mais profite davantage de son nouveau confort mais préfère rester ancrer dans leurs traditions gastronomiques, ne voulant pas perdre la recette familiale. Ils sont vraiment complémentaires. Du côté des enfants, c’est là que le bât blesse. Très peu sont vraiment développés : le garçon qui se fait harceler à l’école (un sujet peu approfondi alors que c’était un thème intéressant), la fille mise de côté de sa carrière sportive à cause de sa « non richesse » comparée à ses camarades, le garçon qui ne sait pas parler aux filles…et c’est tout. On ajoute juste le neveu délinquant mais qui se rachète une conduite pour avoir le fameux « happy end ». Heureusement, l’ensemble du casting est réussi.


La réalisation se veut bien trop classique et c’est dommage. Pourtant il y avait un bon démarrage avec la narration du couple qui explique chacun la vie de famille et cela aurait pu être un fil conducteur de mise en scène car la suite est académique et n’offre aucune originalité ni audace artistique. C’est dommage car cela aurait permis à cette comédie de sortir du lot par son approche. Malgré sa durée, il n’y a pas de lenteurs et les séquences s’enchaînent bien pour garder un rythme assez élevé. On regrette aussi que la bande originale ne soit pas plus fournie en chansons qui auraient pu bien coller avec les images et donner plus d’émotions au film qui en manque quand même. Petit bémol sur la conclusion qui montre le futur de certains protagonistes à travers des photomontages peu convaincants.
Treize à la douzaine reste un bon film à voir en famille mais qui ne va pas transcender pour autant.

