36 quai des Orfèvres.
Réalisation : Olivier Marchal.
Scénario : Olivier Marchal, Franck Mancuso et Julien Rappeneau.
Production : Cyril Colbeau-Justin, Jean-Baptiste Dupont et Franck Chorot.
Musique : Erwann Kermorvant et Axelle Renoir.
Société de production : Gaumont, LGM Productions, TF1 Films Production, KL Productions, Canal+, CinéCinéma et Uni Etoile 2.
Distributeur : Gaumont/Columbia TriStar Films.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 24 novembre 2004.
Titre original : 36 quai des Orfèvres.
Durée : 1h51.
Budget : 13 millions d’euros.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 2 089 232 entrées.
Résumé.
Un gang violent agit en tout impunité. Le chef du 36 quai des Orfèvres va céder sa place soit à Léo Vrinks, chef de la BRI soit à Denis Klein, chef de la BRB. Celui qui arrête le gang remporte le poste prestigieux.
Achats.

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Casting.
Léo Vrinks : Daniel Auteuil.
Denis Klein : Gérard Depardieu.
Robert Mancini : André Dussollier.
Hugo Silien : Roschdy Zem.
Camille Vrinks : Valeria Golino.
Eddy Valence : Daniel Duval.
Titi Brasseur : Francis Renaud.
Ève Verhagen : Catherine Marchal.
Kechichian : Guy Lecluyse.
Francis Horn : Alain Figlarz.
Jenner : Vincent Moscato.
Hélène Klein : Anne Consigny.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
36 quai des Orfèvres s’inspire de faits réels avec le « gang des ripoux » où des policiers ont participé à des braquages de 1982 à 1985.
Le tournage s’est déroulé en France.
Notre critique de 36 quai des Orfèvres.
Un ancien policier qui réalise un film sur sa profession, vers quoi se dirige-t-on ?
Ce n’est clairement pas le petit polar léger. Au contraire, tout est très sombre et lugubre. On ne va pas voir des héros sauver des gens mais une quête du pouvoir où la loi, l’éthique et la morale n’existent plus. On ne tombe jamais dans l’excès mais bien dans une enquête lourde avec des ramifications. Le scénario ne dépeint donc pas une police exemplaire, loin de là. C’est presque plus universel où le poste suprême va faire tourner les têtes tout en voulant « bien faire ».
On est plus dans quelque chose de perfide. L’affaire du gang échauffe les esprits, on voit la façon d’obtenir des informations, d’assembler les pièces du puzzle, les conséquences sur la vie privée, les trahisons, les alliances, les filatures…
Deux hommes visent le poste de directeur et chacun a des méthodes peu recommandables. Vrinks est le mieux placé pour monter en grade mais il va se retrouver mêlé à une sombre affaire qui le place dans une situation délicate. Pris à son propre jeu, il va devoir slalomer entre les obstacles pour s’en sortir et résoudre l’affaire.
Face à lui, Klein est très malsain. Il ne respecte pas la loi, n’en faisant qu’à sa tête et manipulant tout le monde. C’est un assassin avec un insigne qui fera tout et n’importe quoi pour la promotion. Les différents policiers sur l’enquête se rangent dans des clans pour certains, d’autres ferment les yeux pour ne pas envenimer la situation, d’autres se couvrent… C’est très compliqué pour mettre à la lumière du jour la vérité.
Très bonne réalisation pour donner une ambiance pesante. Ne vous attendez pas à la moindre scène « heureuse » tant on entre dans quelque chose de plus psychologique. La mise en scène ne rentre pas non plus dans la surenchère. En effet, les scènes d’action sont convaincantes et brutales, de même que les différents meurtres qui se veulent glauques dans leur manière d’être montrés. Autre bon point : la bande originale. Elle est excellente car elle se veut aussi bien mélodieuse et porteuse d’espoir que dramatique et touchante. Elle contribue énormément au film.
36 quai des Orfèvres est un polar saisissant, lourd et montrant les travers de la quête du pouvoir.







