47 Ronin.
Réalisation : Carl Erik Rinsch.
Scénario : Hossein Amini et Chris Morgan.
Production : Pamela Abdy, Eric McLeod et Scott Stuber.
Musique : Ilan Eshkeri.
Société de production : Universal Pictures, Relativity Media, Dentsu et Fuji Television Network.
Distributeur : Universal Pictures.
Date de sortie USA : 6 décembre 2013.
Date de sortie française : 2 avril 2014.
Titre original : 47 Ronin.
Durée : 1h58.
Budget : 175 millions de dollars.
Box-office mondial : 151,8 millions de dollars.
Box-office USA : 38,4 millions de dollars.
Entrées françaises : 242 225 entrées.
Résumé.
Afin de sauver ses terres, des Ronins menés par Ōishi Kuranosuke vont demander de l’aide auprès de Kai, un sang-mêlé élevé par des démons.
Achats.

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Casting.
Kai : Keanu Reeves (VF : Jean-Pierre Michael).
Ōishi Kuranosuke : Hiroyuki Sanada (VF : Bruno Dubernat).
Mizuki : Rinko Kikuchi (VF : Barbara Beretta).
Mika Asano : Kō Shibasaki (VF : Caroline Victoria).
Yoshinaka Kira : Tadanobu Asano (VF : Pierre Tessier).
Chikara Oishi : Jin Akanishi (VF : Hugo Brunswick).
Kai (adolescent) : Daniel Barber (VF : Gabriel Bismuth-Bienaimé).
Naganori Asano : Min Tanaka (VF : Georges Claisse).
Yasuno : Masayoshi Haneda (VF : Loïc Houdré).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
47 Ronin s’inspire très librement d’un fait japonais du XVIIIe siècle.
Le tournage s’est déroulé en Angleterre, Écosse et Hongrie.
Notre critique de 47 Ronin.
Culture japonaise, mythologie et samouraï, on craint les clichés.
Rien ne va effectivement vraiment se démarquer du lot tant c’est une succession de déjà-vu. Déjà il faut garder à l’esprit que c’est un scénario fantastique avec sa magie et ses créatures. Cela va donc éloigner le côté réaliste mais l’approche est tellement caricaturale que ça n’aide pas. On retrouve tous les ingrédients habituels avec la sorcière, le grand méchant, des sacrifices, de la romance, des combats… Il n’y a absolument aucune profondeur dans quoi que ce soit et c’est l’aventure traditionnelle. Malheureusement, tout ne conduit que vers l’ennui tant il n’y a rien de marquant dans les scènes ou les péripéties. L’écriture est trop simple et tout est assez prévisible.
Puis bien sûr, il faut que le héros soit un « sang mêlé », autrement dit de caser un américain dans un casting japonais. L’explication de ses origines est risible mais passons. C’est forcément le grand sauveur de la situation, le meilleur combattant, le plus valeureux… et toutes les cases qui lui vont bien. On ne s’attache pas à lui et il n’a pas un grand développement. Les Ronins qui l’accompagnent sont très nombreux donc seulement quelques uns seront mis en avant mais le constat est partagé, il n’y a rien qui les différencie vraiment.
Quant à la demoiselle amoureuse emprisonnée, pour le peu qu’on la voit et vu son utilité, on oublie vite sa présence. Le grand vilain est un cliché sur deux jambes, se voulant conquérant, dominateur, autoritaire, sans pitié… bref, tout est fait pour le détester sur le papier sans que ça ne fonctionne à l’écran. La sorcière est aussi bien banale, manipulant tout le monde avec ses pouvoirs et sa capacité à se métamorphoser.
Qui dit film fantastique dit aussi effets numériques et la qualité va du bon au discutable. Il n’y a pas non plus de vraie immersion dans cet univers japonais car les décors sonnent faux et le travail sur les costumes fait le strict minimum. Dommage de ne pas appuyé davantage sur les paysages nippons ou même sur sa mythologie pour donner une approche plus artistique. En ce sens, la réalisation s’oriente sur le film d’action sans envergure. Néanmoins, la bande originale n’est pas inintéressante même si elle ne fait pas non plus très « japonaise ».
47 Ronin n’a rien d’exceptionnel, faisant du recyclage sans chercher à sortir du lot. Vite vu et vite oublié.







