American Nightmare 3 : élections.
Réalisation : James DeMonaco.
Scénario : James DeMonaco.
Production : Michael Bay, Jason Blum, Andrew Form, Brad Fuller et Sébastien K. Lemercier.
Musique : Nathan Whitehead.
Société de production : Universal Pictures, Platinum Dunes, Blumhouse Productions, Man in A Tree, Dentsu et Fuji Television Network.
Distributeur : Universal Pictures.
Date de sortie USA : 1er juillet 2016.
Date de sortie française : 20 juillet 2016.
Titre original : The Purge: Election Year.
Durée : 1h49.
Budget : 10 millions de dollars.
Box-office mondial : 118,6 millions de dollars.
Box-office USA : 79,2 millions de dollars.
Entrées françaises : 702 611 entrées.
Résumé.
Une nouvelle nuit de Purge a lieu. Nouvelle règle : plus personne n’est protégé. La sénatrice Roan, partisane de la fin de cet événement, est prise pour cible alors que les élections approchent.
Achats.

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Casting.
Leo Barnes : Frank Grillo (VF : Nessym Guetat).
Charlie Roan : Elizabeth Mitchell (VF : Rafaèle Moutier).
Joe Dixon : Mykelti Williamson (VF : Thierry Desroses).
Marcos Dali : Joseph Julian Soria (VF : Benjamin Penamaria).
Laney Rucker : Betty Gabriel (VF : Sara Martins).
Earl Danzinger : Terry Serpico (VF : Patrick Béthune).
Edwidge Owens : Kyle Secor (VF : Bruno Dubernat).
Dante Bishop : Edwin Hodge (VF : Jean-Baptiste Anoumon).
Caleb Warrens : Raymond J. Barry (VF : Pierre Dourlens).
Kimmy : Brittany Mirabile (VF : Camille Timmerman).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
American Nightmare 3 : élections est la suite de American Nightmare et American Nightmare 2 : Anarchy.
Le projet débute en 2014.
Le tournage s’est déroulé à Rhode Island.
Notre critique de American Nightmare 3 : élections.
Vu le concept de la saga, comment réussir à se renouveler pour éviter le recyclage ?
Il est clair que c’est risqué de continuer car on a vite fait le tour de ce qu’est la Purge. Pourtant, le scénario va essayer d’apporter une nouvelle approche. Après le point de vue des riches du premier opus et des pauvres dans le second, ce troisième volume se dirige vers la politique. Une idée bien intéressante sur le papier car la Purge est un fait politique mais comme on l’avait vu dans le précédent film, une résistance faisait son apparition et ici, c’est une sénatrice qui va porter cette voix. Malheureusement, le traitement est vraiment bâclé.
Alors qu’on avait une thématique qui aurait pu être prenante, c’est presque tourné à la dérision et à la folie, allant même jusqu’à en devenir une forme de secte. L’histoire ne tient pas la route tant ça manque de consistance. C’est vraiment dommage de ne pas avoir mieux mis en avant les enjeux avec une dimension bien plus sérieuse.
Leo signe son retour en tant qu’agent protecteur de la sénatrice. Il est devenue une simple caricature de lui-même en étant autoritaire, guerrier et sans grande personnalité. Ce qui le rend plus superficiel alors que le second film lui donnait quelque chose de plus compatissant. La sénatrice, qui n’est pas le cliché de la femme en panique, est bien plus intéressante car elle est combattive politiquement, a des convictions, veut vraiment faire bouger les choses… mais elle n’est pas utilisée à son plein potentiel et finalement peu exploitée dans le scénario.
Joe, qui est dans la résistance, n’a pas grande profondeur et il représente juste un pan de la société qui ne supporte plus la Purge et les inégalités. On regrette de ne pas voir le point de vue adverse des politiciens pro-Purge, sans passer pour des débiles. Les autres membres importants de la rébellion méritaient aussi bien mieux, comme Laney.
Nous ne sommes pas non plus conquis par la réalisation qui essaye de s’offrir un style qui ne fonctionne pas. Les cadrages en biais et les ralentis sont trop caricaturaux et virent plus vers le nanar que vers la qualité. Au-delà de ces défauts, la mise en scène est simple et n’offre absolument aucune tension. Il n’y a plus cet esprit des précédents métrages où le danger est partout. Même la bande originale semble par moment en décalage par rapport à ce qui nous est présenté.
American Nightmare 3 : élections prend le chemin de porter le nom de « Purge » tant il rate complètement son sujet.







