American Nightmare.
Réalisation : James DeMonaco.
Scénario : James DeMonaco.
Production : Michael Bay, Jason Blum, Andrew Form, Brad Fuller et Sébastien K. Lemercier.
Musique : Nathan Whitehead.
Société de production : Universal Pictures, Platinum Dunes, Blumhouse Productions et Why Not Productions.
Distributeur : Universal Pictures.
Date de sortie USA : 7 juin 2013.
Date de sortie française : 7 août 2013.
Titre original : The Purge.
Durée : 1h25.
Budget : 3 millions de dollars.
Box-office mondial : 89,3 millions de dollars.
Box-office USA : 64,5 millions de dollars.
Entrées françaises : 367 136 entrées.
Résumé.
Une nuit par an aux États-Unis, le meurtre est légal et l’événement a un nom : la purge. La famille Sandin va abriter un homme dans leur maison sécurisée mais les criminels le veulent à tout prix.
Achats.

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Casting.
James Sandin : Ethan Hawke (VF : Jean-Pierre Michaël).
Mary Sandin : Lena Headey (VF : Julie Dumas).
Zoey Sandin : Adelaide Kane (VF : Jenna Thiam).
Charlie Sandin : Max Burkholder (VF : Tom Trouffier).
Chef du gang : Rhys Wakefield (VF : Julien Allouf).
Dante Bishop : Edwin Hodge (VF : Daniel Lobé).
Henry : Tony Oller (VF : Benjamin Jungers).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le tournage s’est déroulé en Californie.
Notre critique de American Nightmare.
Un concept qui a de quoi faire parler, partons dans cette folle nuit.
L’idée est effectivement aussi angoissante que fascinante. Sur l’aspect fascinant, le fait que la société ait réduit le taux de criminalité à presque rien en autorisant tous les crimes sur une nuit. Cela montre bien une humanité qui a disparu et surtout jusqu’où est-on prêt à aller pour protéger les gens, jusqu’où le sacrifice est nécessaire. Cette idée est présenté… le temps de quelques scènes avant d’être oublié.
Du point de vue angoissant, on se retrouve dans une histoire de survie et ça va occuper en fait tout le scénario. Plus on avance et plus on entre dans une spirale de violence gratuite que ça en devient bien classique. Il y avait pourtant mieux à faire avec cette lutte des classes (les riches voulant tuer les pauvres, les riches qui peuvent se sécuriser face aux pauvres démunis…) et que les esprits peuvent dérailler lorsque la sécurité devient en fait un danger. On regrette aussi les facilités d’écriture trop flagrantes voire inutiles. Même l’acte final frise le ridicule.
La famille Sandin n’est guère attachante. James gère les systèmes de protection et va se faire avoir par ses propres marchandises, il est prêt à tout pour protéger sa famille mais ses revirements de mentalité sont peu convaincants. Mary fait ce qu’elle peut dans cette situation mais elle n’a aucun développement. Les enfants sont encore pire avec Zoey qui ne sert à rien du tout et Charlie qui est têtu et ne fait que des bêtises. Concernant les criminels, ils sont presque des figurants car seul le chef du gang s’exprime et c’est juste un nanti élégant qui veut s’amuser à tuer. On aurait bien aimé qu’il soit plus exploité dans sa façon de penser. Enfin, celui qui s’est réfugié dans la maison est très mal exploité lui aussi.
Tout le film se déroule dans une maison luxueuse afin de créer de grands espaces mais ça reste bien faiblard quand même. Il n’y a pas ce sentiment d’être enfermé en mode survie. Puis bien entendu on est de nuit pour rester dans les codes de l’horreur. La réalisation ne cherche pas à innover et tout est bien simpliste. Même le dernier acte tourne en rond. Pour un film de ce genre, la bande originale est tellement discrète qu’elle ne donne pas de tension.
American Nightmare avait un bon concept mais reste au final bien classique et sans enjeux.







