Avatar : de feu et de cendres.

Réalisation : James Cameron.
Scénario : James Cameron, Josh Friedman, Rick Jaffa, Shane Salerno et Amanda Silver.
Production : James Cameron et Jon Landau.
Musique : Simon Franglen.
Société de production : 20th Century Studios, TSG Entertainment et Lightstorm Entertainment.
Distributeur : 20th Century Studios.
Date de sortie USA : 19 décembre 2025.
Date de sortie française : 17 décembre 2025.
Titre original : Avatar : fire and ash.
Durée : 3h12.
Budget : 250 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnue.
Box-office USA : Inconnue.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Jake et Neytiri sont encore en deuil de Neteyam. Ils vont faire la rencontre du Peuple des Cendres, une tribu Na’vi agressive dirigée par Varang. Pandora va connaître un nouveau conflit d’ampleur.
Casting de Avatar : de feu et de cendres.
Jake Sully : Sam Worthington (VF : Adrien Antoine).
Neytiri : Zoe Saldaña (VF : Ingrid Donnadieu).
Kiri / Grace Augustine : Sigourney Weaver (VF : Ninon Moreau).
Lo’ak : Britain Dalton (VF : Matt Mouredon).
Varang : Oona Chaplin (VF : Olivia Luccioni).
Miles « Spider » Socorro : Jack Champion (VF : Oscar Douieb).
Miles Quaritch : Stephen Lang (VF : Xavier Fagnon).
Tonowari : Cliff Curtis (VF : Mathieu Buscatto).
Ronal : Kate Winslet (VF : Anneliese Fromont).
Tsireya : Bailey Bass (VF : Jaynélia Coadou).
Tuktirey « Tuk » : Trinity Jo-Li Bliss (VF : Carmen Levrau).
Peylak : David Thewlis (VF : Inconnue).
Karina Mogue : Michelle Yeoh (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Avatar : de feu et de cendres est la suite d’Avatar et Avatar : la voie de l’eau.
Plusieurs suites d’Avatar vont être tournées en même temps pour porter la franchise à cinq films en tout. De nouvelles prouesses technologiques sont prévues.
La sortie initiale du film était le 22 décembre 2023 mais elle fut repoussée suite à la pandémie mondiale au 20 décembre 2024 avant d’être à nouveau décalé.
Le tournage s’est déroulé en Californie et en Nouvelle-Zélande.
Notre critique de Avatar : de feu et de cendres.
Cette fois-ci, pas dix ans d’attente mais vu que le scénario du dernier opus ne nous avait pas convaincu, on y allait à reculons.
Soyons honnête, on peut reconnaître qu’il y a enfin un scénario qui ressemble à quelque chose de moins minimaliste que « humain méchant, Na’vi gentil, défense Nature ». On n’est donc pas dans du recyclage (ou presque mais on y reviendra) mais bien dans un approfondissement de l’univers. Et c’est une bonne chose car vu le potentiel, on voulait en savoir plus.
La première heure sert justement à explorer davantage avec le poids du deuil (qui va être une sorte de fil conducteur de l’histoire), le besoin de protéger les siens (mais à quel prix ?) et surtout la découverte du Clan des Cendres. C’est enfin ce qu’on attendait le plus : des Na’vi méchants. Il faut dire que ça fonctionne parfaitement car pour les Cendres, ils n’ont pas de divinité, s’opposant justement à la protection d’Eywa (Mère Nature). On est confiant et ça apporte de la nouveauté appréciable.
Malheureusement, la seconde heure nous fait revenir les humains dans le jeu et franchement, c’est là que le scénario va régresser sur certains points. On retrouve le fameux manichéisme des méchants humains avides d’argent et de Tulkun (les grosses baleines). On espérait que les scénaristes abandonnent ce concept mais c’est exactement le même au point de nous ressortir presque les mêmes scènes et les mêmes répliques que dans le deuxième opus. En parallèle, on a quand même encore un peu de quoi se réjouir tant le Clan des Cendres a une importance mais sur le fond, l’histoire tente péniblement de ne pas s’embourber, ne sachant plus si elle doit innover ou rester dans sa zone de confort.
Puis vient enfin la dernière heure d’Avatar : de feu et de cendres, la fameuse grosse bataille qui vient du ciel et de la mer, tous les Na’vi contre tous les humains et… là on fait un mélange entre les deux premiers films. C’est tellement dommage de vouloir encore nous offrir de la guerre où on va, encore une fois, quitter l’univers de la nature pour la base des militaires. C’est la partie la moins intéressante avec des facilités d’écriture pour retourner la situation mais on retiendra quand même quelques scènes prenantes qui serviront probablement pour les deux suites de prévues (si le feu vert est obtenu). C’est donc une conclusion ouverte.
Si le scénario tente quelque chose du mieux qu’il peut, ce sont bien les personnages qui gagnent en épaisseur. Jake doit supporter la perte de son fils, rejetant la faute sur son autre enfant (créant alors des tensions dans la famille) tout en devant protéger aussi bien les siens que les autres clans. Neytiri en revanche est vraiment insupportable dans ce film, passant son temps à vouloir tuer tout le monde et à râler en permanence.
Ce sont les enfants Sully qui vont prendre vraiment de l’importance avec Kiri qui va avoir sa propre intrigue bien mystérieuse (et surprenante quand on a la révélation) qui pourrait nous offrir quelque chose de beau si les suites voient le jour. Mais aussi Lo’ak, qui tente de se racheter car il se sent responsable de la mort de son frère, faisant une sorte de passerelle entre les créatures marines et les Na’vi.
Puis nous avons Spider, qui va prendre une grande place dans le film avec une évolution étrange dans une explication bancale mais qui ouvre la porte à un vrai élargissement de l’univers de Pandora, une sorte de pièce maîtresse pour, là encore, les suites de la saga. Il se trouve vraiment coincé entre deux mondes, celui des Na’vi mais aussi celui des humains avec son père. Quaritch, qui est maintenant un Avatar, démarrait plutôt bien le film en se voulant tirailler entre son devoir de militaire mais aussi celui de père. Malheureusement, on retrouve le grincheux adepte de la gâchette et de la violence, sans grande surprise.
Enfin, l’énorme atout d’Avatar : de feu et de cendres est bien Varang, la cheffe du Clan des Cendres. Elle a une forte aura, elle est inquiétante et comme elle s’oppose à Eywa (via une origine crédible), elle n’a pas la même patience ni le même respect envers les autres. Certes, elle veut conquérir tout ce qu’elle peut mais la construction du personnage tient la route.
On aura donc attente que trois ans pour ce troisième film mais l’évolution technique n’est pas le principal argument ici. On ne peut pas nier en tout cas que c’est toujours aussi magnifique, le numérique est partout mais Pandora est superbe, que ce soit sur terre, en mer ou dans le ciel. Même le territoire des Cendres a quelque chose de particulier qui tranche avec ce qu’on connait.
Le fait d’être dans un univers de science-fiction permet de se lâcher complètement dans la créativité et le réalisateur continue d’émerveiller avec de magnifiques plans de cartes postales ou encore des scènes aériennes impressionnantes. Il va même jusqu’à user de ralentis par moment, renforçant davantage le côté spectaculaire de l’œuvre. On ne voit ainsi pas les trois heures passées. Néanmoins, petit bémol sur la bande originale, toujours épique, mais qui ne va pas émouvoir autant que les deux premiers films.
Avatar : de feu et de cendres réhausse le niveau en apportant un scénario plus prenant et varié mais qui tombe encore dans ses travers par moment, malgré un visuel époustouflant.








