Backrooms.
Réalisation : Kane Parsons.
Scénario : Will Soodik.
Production : Shawn Levy, Dan Cohen, Dan Levine, James Wan, Michael Clear, Roberto Patino, Kori Adelson, Chris Ferguson, Osgood Perkins, Jenno Topping et Peter Chernin.
Musique : Edo van Breemen et Kane Parsons.
Société de production : A24, 21 Laps Entertainment, Atomic Monster, Chernin Entertainment, Oddfellows Pictures et Phobos.
Distributeur : A24.
Date de sortie USA : 29 mai 2026.
Date de sortie française : 17 juin 2026.
Titre original : The Backrooms.
Durée : 1h50.
Budget : 10 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Un patient a disparu dans une autre dimension. Une psychothérapeute doit partir dans un univers inconnu pour le sauver.
Casting.
Clark : Chiwetel Ejiofor (VF : Frantz Confiac).
Mary Kline : Renate Reinsve (VF : Elisabeth Ventura).
Phil : Mark Duplass (VF : Bernard Gabay).
Bobby : Finn Bennett (VF : Gauthier Battoue).
Kat : Lukita Maxwell (VF : Jaynélia Coadou).
Naren Warne : Avan Jogia (VF : Théo Benhamour).
Nora : Krista Kosonen (VF : Inconnue).
Robin : Katharine Isabelle (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Backrooms est tiré de la web-série du même nom sorti en 2022 par Kane Parsons.
Le projet débute en 2023 sous le titre de travail Effigy.
Le tournage s’est déroulé du 30 juin au 8 août 2025 au Canada.
Notre critique de Backrooms.
Pitch très intrigant et tiré d’une création d’Internet, on est donc curieux du résultat.
Le moins qu’on puisse dire est qu’effectivement on est dans du mystère tout du long avec au final très peu d’explications. C’est presque une sorte d’expérience déroutante où on peut interpréter ça comme on veut. Est-ce une vraie dimension parallèle ? Une création de l’esprit tourmenté ? Un mélange de tout ? C’est ce qui va fasciner mais aussi être perturbant. En effet, on ne sait pas trop où on nous mène, enchaînant les séquences étranges entre découvertes d’un lieu particulier et attaques d’entités dont on ne sait rien.
On a ainsi trois actes avec le premier sur la curiosité des backrooms et son univers à la physique particulière, puis celle sur l’exploration plus poussée mais pas sans conséquences et enfin celle du « sauvetage » (si on peut dire) où il faut trouver un moyen de s’en sortir. L’ambiance n’est pas si malaisante, il n’y a pas d’horreur à proprement parler. On navigue plus dans l’inconnu. La fin est bizarre, partant alors dans une succession de dialogues pour fournir une autre vision à l’histoire mais ça n’arrive pas à donner un point culminant marquant. On trouve même que ça part bien trop loin, gâchant presque tout ce qui a été présenté jusque là.
Clark est en pleine séparation, suit une thérapie pour aller mieux et donc ce passage dans cette autre dimension va être une nouvelle épreuve pour lui. On ne sait pas s’il hallucine, si c’est son esprit qui créé ce monde et il doute ainsi de sa réalité. C’est un combat intérieur pour lui. Sa thérapeute Mary a aussi ses propres problèmes qui vont influencer ses décisions et les backrooms. C’est comme si on entrait dans les esprits des deux et qu’ils vont fusionner pour forger un monde différent. On ne peut pas dire qu’on s’attache aux personnages car on est aussi confus qu’eux.
On reconnait que le réalisateur a su gérer son sujet. La mise en scène appuie parfaitement le scénario en utilisant des plans fixes, avec par moment un effet de surencadrement (nous enfermant d’avantage) et un rythme posé, bien loin de ce qu’on peut s’attendre de ce genre de production. Les décors sont aussi importants car tout est assez vide, épuré et cette coloration jaune contribue à l’atmosphère étrange. La bande originale fait également très bien le travail en étant lourde et lente.
Backrooms est un voyage particulier avec une réalisation très efficace et un scénario perturbant.







