Bienvenue à Gattaca.
Réalisation : Andrew Niccol.
Scénario : Andrew Niccol.
Production : Danny DeVito, Michael Shamberg et Stacy Sher.
Musique : Michael Nyman.
Société de production : Columbia Pictures et Jersey Films.
Distributeur : Columbia Pictures.
Date de sortie USA : 24 octobre 1997.
Date de sortie française : 29 avril 1998.
Titre original : Gattaca.
Durée : 1h47.
Budget : 36 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : 12,5 millions de dollars.
Entrées françaises : 467 148 entrées.
Résumé.
Dans le futur, la génétique contrôle tout, distinguant les gens en deux classes sociales. Gattaca est le centre pour accéder à un voyage dans l’espace et il faut faire partie de l’élite. Vincent, imparfait, va avoir le soutien de Jérôme, un parfait mais devenu handicapé, pour échanger leur vie. Il devient alors un pirate génétique.
Casting de Bienvenue à Gattaca.
Vincent Anton Freeman : Ethan Hawke (VF : Jean-Pierre Michaël).
Irène Cassini : Uma Thurman (VF : Vanina Pradier).
Jérôme Eugène Morrow : Jude Law (VF : Guillaume Orsat).
Anton Freeman : Loren Dean (VF : Patrick Mancini).
Hugo : Alan Arkin (VF : Jean Lescot).
Monsieur Josef : Gore Vidal (VF : Jean Davy).
Antonio Freeman : Elias Koteas (VF : Philippe Vincent).
Caesar : Ernest Borgnine (VF : Benoît Allemane).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le tournage s’est déroulé du 22 avril au 16 juillet 1996 en Californie.
Notre critique de Bienvenue à Gattaca.
Futur, génétique, différenciation… on a là de bons sujets d’analyse dans cette œuvre de science-fiction.
On ne boude pas notre plaisir à dépeindre cet avenir envoûtant dans un sens avec la conquête de l’espace mais aussi angoissant avec cette oppression de la génétique sur tout. Le scénario s’intéresse en effet à cette distinction entre les parfaits et les imparfaits, où tout est déjà contrôlé au moment de la conception et où les droits sont différents selon le résultat. Le moindre défaut devient un handicap dans une société qui va avantager les parfaits pour se rendre dans l’espace.
En plus d’avoir une double vie qui va donner de la tension au métrage, l’enquête policière est toute aussi haletante car les éléments sont troubles car tout est basé là encore sur la génétique et comme c’est le subterfuge du personnage principal, c’est un jeu de chat et de la souris. Néanmoins, on ne peut que constater la crédulité de l’entourage tant la différence de visage entre Jérôme et Vincent est flagrante et que l’enquête pouvait se résoudre en quelques secondes. La fin déçoit également que ce soit si plat.
Trois protagonistes où illusion et génétique se mêlent. Vincent est imparfait mais rêve de partir de la Terre. Il va tout faire pour accomplir son rêve en brisant toutes les règles. C’est un professionnel de l’entourloupe où tout est savamment calculé. En revanche, il est dommage de ne pas avoir approfondi cet aspect de dualité des personnalités, devant se faire passer pour quelqu’un d’autre. Cet autre, c’est Jérôme, un invalide et donc imparfait. Il va prêter toutes ses traces génétiques pour la supercherie mais on regrette que ses motivations soient trop floues car il n’a pas grand chose à y gagner et il voit sa vie s’envoler pour un autre.
Enfin, Irène va tomber amoureuse progressivement mais elle ne sait pas dans quoi elle s’embarque car elle aussi à un secret. Son personnage n’est pas suffisamment exploité tant elle se retrouve piégée malgré elle. Quant aux inspecteurs, on le disait, ils ne sont pas très futés tant ils sont obsédés par les traces ADN au détriment du bon sens.
Réalisation plutôt sobre mais ça colle bien avec cet univers. C’est froid, terne, un contrôle absolu des autorités et que ça en vire à l’obsession généralisée. On apprécie grandement le travail sur les décors qui sont dans un futur proche et donc palpable sans être pour autant trop axé vaisseau spatial. Même constat sur les costumes, très élégants avec des costumes et des tailleurs mais qui, encore une fois, donnent une forme d’unité dans la société où la seule différence réside uniquement dans l’ADN. Bémol sur la bande originale qui n’offre pas de musiques percutantes malgré les enjeux.
Bienvenue à Gattaca est un film surprenant mais qui aurait pu aller encore plus loin vu son potentiel.







