Sexcrimes.
Réalisation : John McNaughton.
Scénario : Stephen Peters.
Production : Steven A. Jones, Rodney M. Liber et Kevin Bacon.
Musique : George S. Clinton.
Société de production : Mandalay Entertainment.
Distributeur : Columbia Pictures.
Date de sortie USA : 20 mars 1998.
Date de sortie française : 24 juin 1998.
Titre original : Wild Things.
Durée : 1h48 (1h54 en version longue).
Budget : 20 millions de dollars.
Box-office mondial : 67,2 millions de dollars.
Box-office USA : 30,1 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 261 408 entrées.
Résumé.
L’éducateur Sam Lombardo est accusé de viols par deux étudiantes, Kelly et Suzie. Clamant son innocence, il va devoir se défendre. Les apparences sont trompeuses et deux inspecteurs vont enquêter sur cette affaire.
Achats.

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Casting.
Sam Lombardo : Matt Dillon (VF : Maurice Decoster).
Kelly Lanier Van Ryan : Denise Richards (VF : Barbara Delsol).
Suzie Marie Toller : Neve Campbell (VF : Aurélia Bruno).
Ray Duquette : Kevin Bacon (VF : Philippe Vincent).
Sandra Van Ryan : Theresa Russell (VF : Sylvie Moreau).
Gloria Perez : Daphne Rubin-Vega (VF : Nanou Garcia).
Tom Baxter : Robert Wagner (VF : Dominique Paturel).
Kenneth Bowden : Bill Murray (VF : Richard Darbois).
Ruby : Carrie Snodgress (VF : Marion Game).
Bryce Hunter : Jeff Perry (VF : Christian Peythieu).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Robert Downey Jr. avait été envisagé pour le rôle de Sam Lombardo.
Le tournage s’est déroulé du 21 avril au 16 juillet 1997 en Floride.
Notre critique de Sexcrimes.
Un thriller érotique sur fond de mensonge, ça semble palpitant.
C’est le genre de film qui passe son temps à renverser la vapeur en partant sur différentes pistes pour toujours se relancer et semer le trouble. La première moitié met en place l’intrigue et les personnages mais aussi les accusations. Comme nous ne voyons rien, on ne peut que supposer et se baser sur ce qui est dit, jusqu’au procès. Après le verdict judiciaire, le scénario part alors dans un autre registre pour en montrer les conséquences. Tout ne devient que manipulation, vérité travestie, mensonges et soif de justice.
On entre clairement dans l’enquête policière car tout ne colle pas. L’ambiance s’assombrit davantage et on a hâte de voir comment tout va se terminer car plus le mystère se dissipe, plus la tension grimpe. Et quand on pense savoir quelque chose, on nous apporte encore autre chose mais à un moment, on se dit que ça fait un peu trop à force. Concernant la sexualité, elle n’est pas gratuite et sert efficacement l’histoire.
Sam est enseignant qui joue beaucoup sur son charisme et sa séduction pour aligner les conquêtes. Quand il est accusé de viol, il panique car il ne fait que clamer son innocence. Dans la seconde partie, on voit à quel point ça l’a marqué et il va offrir une toute autre facette, cherchant à s’en sortir et n’étant pas celui qu’il laisse paraître. Les deux étudiantes victimes ont une personnalité clairement différente.
Kelly vient d’une famille aisée, vit dans le luxe et le confort et elle a la grosse tête. Elle est capricieuse et est attirée par l’argent. Suzie est une étudiante plus paumée, vivant seule livrée à elle-même, adepte de la drogue et de l’alcool. C’est donc deux profils de victimes qui n’ont pas le même traitement aux yeux des autres. Quant aux enquêteurs, Gloria est plus à même de respecter les règles là où Ray a toujours des soupçons et ne veut rien lâcher, quitte à prendre des risques.
Malgré son sujet, la réalisation reste bien trop simple. Si le scénario fait de son mieux, la mise en scène ne parvient pas à donner suffisamment de folie pour nous duper davantage. Chaque révélation est mal amenée. Il n’y a que les scènes de sexe qui arrivent à être sublimer par l’érotisme et le désir, ce qui contraste trop avec le reste. La bande originale est aussi décevante en usant de mélodies déjà entendues.
Sexcrimes est pas mal en soi mais souffre de vouloir trop en faire dans les rebondissements.







