Breakfast Club.

Réalisation : John Hughes.
Scénario : John Hughes.
Production : John Hughes et Ned Tanen.
Musique : Keith Forsey.
Société de production : Universal Pictures, A&M Films et Channel Productions.
Distributeur : Universal Pictures.
Première mondiale : 7 février 1985 (Los Angeles).
Date de sortie USA : 15 février 1985.
Date de sortie française : 11 septembre 1985.
Titre original : The Breakfast Club.
Durée : 1h37.
Budget : 1 million de dollars.
Box-office mondial : 51,5 millions de dollars.
Box-office USA : 45,9 millions de dollars.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Cinq étudiants se retrouvent en retenue durant toute une journée. Devant passer du temps ensemble, ils vont apprendre à se connaître.
Casting.
John Bender : Judd Nelson (VF : Dominique Collignon-Maurin).
Claire Standish : Molly Ringwald (VF : Séverine Morisot).
Andrew « Andy » Clark : Emilio Estevez (VF : William Coryn).
Brian Ralph Johnson : Anthony Michael Hall (VF : Éric Legrand).
Allison Reynolds : Ally Sheedy (VF : Isabelle Ganz).
Richard « Dick » Vernon : Paul Gleason (VF : Bernard Tiphaine).
Carl Reed : John Kapelos (VF : Jean-Paul Tribout).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le scénario du film a été écrit en deux jours.
Durant le développement, le film a eu pour titre The Lunch Bunch et Library Revolution.
Nicolas Cage, John Cusack et Jim Carrey ont été envisagés pour le rôle de John ; Michael J. Fox, Tom Cruise et Matthew Broderick pour celui d’Andrew Clark ; Jodie Foster et Robin Wright pour celui de Claire ; Brooke Shields pour celui d’Allison.

John harcèle tout au long du film Claire. C’était également le cas dans la réalité. Afin de rester dans son personnage, Judd Nelson harcelait Molly Ringwald.
Le casting a improvisé certaines de ses répliques.
Le tournage s’est déroulé du 28 mars au 29 avril 1984 en Illinois.
Notre critique de Breakfast Club.
Un teen movie avec son lot de clichés, on espère que ça va être différent quand même.


La moitié du scénario tourne en effet un peu en rond avec pas grand chose à raconter. On y trouve des adolescents très différents où chacun fait un peu sa vie car ils n’ont rien de bien spécifique à faire et on s’ennuie pas mal. Il n’y a aucune péripéties et les dialogues n’ont pas de grande profondeur. En revanche, la seconde moitié du film va enfin entrer dans le vif du sujet. C’est là qu’on va en découvrir davantage sur chacun et surtout refléter une partie de la société et ce que certains enfants endurent. Les sujets sont bien plus sérieux comme la maltraitance familiale, la pression, les conséquences de la popularité, le fait de cacher ses souffrances, le besoin d’être accepter par les autres… C’est assez émouvant mais on regrette que ça arrive bien tard. On salue néanmoins l’effort de ne pas tomber dans tous les travers du teen movie.
Cinq adolescents très différents qui est une sorte de stéréotype de la vie étudiante. John est le rebelle à l’âme de délinquant, ne respectant rien mais derrière cette façade on aura droit à quelqu’un de bien différent. Claire est la fille populaire, guindée et qui mise beaucoup sur l’image mais a du mal à supporter les contraintes qu’elle s’impose. Brian est l’intello, respectueux des règles, coincé et qui a du mal à se faire des amis. Andrew est le sportif qui a du mal avec l’autorité de son père et cette pression de devoir être supérieur aux autres. Quant à Allison, c’est la marginale un peu folle qui propose plusieurs personnalités.


La mise en scène n’a rien de bien sensationnelle, se contentant du strict minimum. Certes, le scénario ne permettait pas d’offrir une réalisation très élaborée mais cette sobriété est parfois un peu trop facile malgré les sujets. Le fait qu’on reste coincé dans deux lieux du lycée (une salle de retenue et une bibliothèque) contribue à ce sentiment d’enfermement et de manque d’épanouissement sans pour autant en profiter davantage. Heureusement, la bande originale relève un peu le niveau avec des chansons populaires qui collent bien à un style de jeunes étudiants américains.
Breakfast Club fait du surplace une bonne partie du film avant de prendre son envol sur la fin mais souffre de ce déséquilibre d’écriture.

