Cake.
Réalisation : Daniel Barnz.
Scénario : Patrick Tobin.
Production : Ben Barnz, Mark Canton, Kristin Hahn, Courtney Solomon, Jennifer Aniston et Shyam Madiraju.
Musique : Christophe Beck.
Société de production : Cinelou Films, Echo Films, We’re Not Brothers Productions et Shenghua Entertainment.
Distributeur : Cinelou Releasing.
Date de sortie USA : 31 décembre 2014.
Date de sortie française : 8 avril 2015.
Titre original : Cake.
Durée : 1h42.
Budget : 7 millions de dollars.
Box-office mondial : 2,4 millions de dollars.
Box-office USA : 1,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 30 691 entrées.
Résumé.
Suite à un accident, Claire souffre de douleurs chroniques. Nina, une membre du groupe de soutien à la douleur, s’est suicidée. Claire va chercher à comprendre pourquoi elle est passée à l’acte.
Achats.

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Casting.
Claire Bennett : Jennifer Aniston (VF : Dorothée Jemma).
Roy Collins : Sam Worthington (VF : Adrien Antoine).
Nina Collins : Anna Kendrick (VF : Karine Foviau).
Silvana : Adriana Barraza (VF : Brigitte Virtudes).
Bonnie : Mamie Gummer (VF : Ingrid Donnadieu).
Annette : Felicity Huffman (VF : Danièle Douet).
Leonard : William H. Macy (VF : Jacques Bouanich).
Jason Bennett : Chris Messina (VF : Alexis Victor).
Becky : Britt Robertson (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le tournage s’est déroulé du 3 avril au 6 mai 2014 en Californie.
Notre critique de Cake.
Le film semble s’atteler à un sujet sérieux et porteur, émotion en vue ?
Il est vrai que le début du scénario nous oriente sur un sujet rarement vu au cinéma, à savoir les douleurs chroniques. Le scénario va en effet nous montrer ce que c’est que de vivre avec cette souffrance physique et les conséquences sur la vie quotidienne. Une souffrance qui va aussi s’attaquer au mental et le film représente bien tout ça. L’autre sujet abordé est celui du suicide. Et c’est là justement que l’histoire ne va pas utiliser pleinement ce potentiel.
D’un côté il y a cette recherche pour comprendre la raison du suicide de Nina qui ne va pas beaucoup servir l’intrigue, de l’autre cette réflexion de l’héroïne sur cette façon de ne plus souffrir. Si l’écriture est bonne, on regrette que ce ne soit pas plus profond encore, appuyé avec davantage de scènes percutantes, de plus d’intensité, comme s’il ne fallait pas trop en faire pour ne pas choquer alors que c’est ce qu’on attendait.
En revanche, Jennifer Aniston crève l’écran par sa performance. Elle incarne Claire qui va avoir de nombreuses souffrances à gérer. Celle de ses douleurs chroniques qui lui bousille la vie, la rend irritable, impatiente, se mettant en colère avec tout le monde, repoussant les gens mais ne supportant pas la solitude pour autant. Puis celle du deuil suite à cet accident même si dans le film, ce n’est pas suffisamment mis en avant. Elle vit à la fois une torture mentale et physique, ne trouvant plus de solutions.
Roy est le mari de la défunte Nina. Elle va trouver en lui un soutien et lui va trouver en elle une façon aussi d’avancer. En effet, il ne vit pas le deuil de la même façon tant lui est pris par la colère envers sa femme qui lui donne un sentiment d’abandon. Nina fait quelques apparitions dans le film à travers des hallucinations, une sorte de voix de la raison de manière sordide. Enfin, Silvana, l’aide à domicile, est touchante car malgré les remontrances qu’elle subit, elle tient vraiment à Claire.
Le ton du film est grave et la réalisation reste bien trop sobre. Alors qu’on est dans une détresse à plusieurs niveaux, on aurait apprécié une mise en scène plus forte, pour vraiment rentrer dans la tête de l’héroïne et comment elle perçoit son monde. Même si ça semble un détail, bon point sur le maquillage de Jennifer Aniston car en plus des cicatrices, il symbolise une sorte d’effacement d’aimer la vie, la faisant passer presque pour un fantôme. La bande originale donne quelques mélodies douces mais en même temps pesantes.
Cake avait un sujet tellement porteur qu’on en sort un peu frustré. Heureusement, il met en avant une maladie qu’on ne voit pas souvent sur grand écran et une interprétation remarquable de Jennifer Aniston.







