Carrie : la vengeance.
Réalisation : Kimberly Peirce.
Scénario : Roberto Aguirre-Sacasa.
Production : Kevin Misher.
Musique : Marco Beltrami.
Société de production : Metro-Goldwyn-Mayer, Screen Gems et Misher Films.
Distributeur : Screen Gems.
Date de sortie USA : 18 octobre 2013.
Date de sortie française : 4 décembre 2013.
Titre original : Carrie.
Durée : 1h41.
Budget : 30 millions de dollars.
Box-office mondial : 84,8 millions de dollars.
Box-office USA : 35,3 millions de dollars.
Entrées françaises : 234 571 entrées.
Résumé.
Carrie est une adolescente renfermée, moquée par les autres et élevée par une mère très religieuse. Lorsque le bal de promo approche, Carrie y est invitée. Mais la jeune fille a le pouvoir de télékinésie.
Achats.

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Casting.
Carrie White : Chloë Grace Moretz (VF : Lisa Caruso).
Margaret Brigham White : Julianne Moore (VF : Ivana Coppola).
Tommy Ross : Ansel Elgort (VF : Gauthier Battoue).
Susan Snell : Gabriella Wilde (VF : Zina Khakhoulia).
Christine Hargensen : Portia Doubleday (VF : Kelly Marot).
Madame Desjardin : Judy Greer (VF : Anne Massoteau).
Billy Nolan : Alex Russell (VF : Julien Bouanich).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Carrie : la vengeance est l’adaptation du roman Carrie de Stephen King publié en 1974.
Le projet débute en 2011.
Dakota Fanning, Emily Browning, Lily Collins, Bella Heathcote et Shailene Woodley ont été envisagées pour le rôle de Carrie White ; Jodie Foster pour celui de Margaret White.
Plus de trois mille litres de faux sang ont été utilisés.
Le tournage s’est déroulé au Canada.
Notre critique de Carrie : la vengeance.
Roman majeur de Stephen King, voici encore une nouvelle adaptation.
Prenons le pour ce qu’on nous donne sans chercher les comparatifs avec les opus précédents. L’histoire est prenante car elle traite d’un sujet intemporel (malheureusement) : le harcèlement. C’est l’élément majeur de l’intrigue qui va montrer à quel point cela a des conséquences néfastes au point de détruire quelqu’un moralement. C’est très bien géré car on voit la répétition des actes, des moqueries mais aussi la diffusion virale avec le numérique.
Il y a ainsi d’un côté les harceleurs, de l’autre ceux qui veulent arrêter ça mais sans réussir. En parallèle, la religion a une part dans l’histoire. Si à l’école c’est le harcèlement, à la maison c’est l’endoctrinement et la privation à plusieurs niveaux. Cela démontre aussi ce que ce genre d’éducation peut créer de mauvais.
Sans surprise, Chloë Grace Moretz livre une superbe prestation. On voit clairement son évolution (même si elle se veut rapide car le film ne dure pas longtemps). D’abord l’adolescente timide, qui ne connait rien au monde à cause de sa mère, subissant les moqueries de ses « camarades de classe » et on voit qu’elle en souffre fortement. Surtout qu’avec l’emprisonnement familial, la jeune fille ne peut jamais vraiment respirer et vivre.
Petit à petit, elle découvre ses pouvoirs de télékinésie sans vraiment les maîtriser. Quand elle est invitée au bal, on sent la fille revivre, sourire, découvrant le plaisir simple avant de vivre une déception qui va la rendre enragée (et meurtrière). C’est une libération de plusieurs années de vie qu’elle va dégager en une soirée de façon explosive. On retrouve ainsi un cheminement d’une personne harcelée.
Son harceleuse principale le fait pour on ne sait quelle véritable raison, la rendant encore plus détestable. Elle pratique l’humiliation verbale mais aussi numérique, faisant tout pour détruire Carrie par simple jeu. Cette même Carrie qui va être aidée à distance par une amie qui se rend compte des erreurs qu’elle a fait et qui tente de se racheter. Dommage qu’elle ne soit pas davantage mise en avant pour symboliser le poids de la culpabilité.
Il y a aussi le beau gosse qui va inviter Carrie au bal. Loin d’être un cliché, il est simple, compréhensif et voit en elle quelqu’un qui mérite d’être loin de tout ça. La professeur est la seule adulte qui va tenter d’arrêter les dégâts mais elle sera bien trop isolée. Quant à la mère, elle est prise d’une folie religieuse où pour elle tout est absolument néfaste et où seule la prière peut tout guérir. Elle pratique l’automutilation pour expier ses fautes mais aussi l’enfermement sur sa fille.
Vu que le film est court pour son sujet, tout va un peu vite dans l’enchainement des séquences. Mais cela donne aussi un peu de tension quand il faut même s’il était possible de faire mieux pour refléter le mal être de l’héroïne. On retient surtout la scène du bal (iconique du roman) qui va offrir une horreur sanglante car le film, même s’il ne vire pas dans le gore, ne cache pas les différentes morts assez variées. Les effets spéciaux sont convaincants car ils sont bien mesurés. Petite déception sur la bande originale peu malaisante.
Carrie : la vengeance est vraiment bon pour montrer les ravages du harcèlement et d’une jeune fille blessée jusqu’à en perdre le contrôle, le tout avec une actrice principale brillante.







