Certains l’aiment chaud.
Réalisation : Billy Wilder.
Scénario : Billy Wilder et I. A. L. Diamond.
Production : Doane Harrison, I. A. L. Diamond et Billy Wilder.
Musique : Adolph Deutsch.
Société de production : Ashton Productions et The Mirisch Corporation.
Distributeur : United Artists.
Date de sortie USA : 29 mars 1959.
Date de sortie française : 25 septembre 1959.
Titre original : Some Like It Hot.
Durée : 2h02.
Budget : 2,8 millions de dollars.
Box-office mondial : 83,2 millions de dollars.
Box-office USA : 25 millions de dollars.
Entrées françaises : 4 201 714 entrées.
Résumé.
Après avoir été témoins d’une fusillade de gangsters et pour s’en échapper, Joe et Jerry trouvent refuge dans un orchestre féminin où ils vont se déguiser en femmes. La présence d’Alouette va faire chavirer les cœurs mais il faut préserver le secret.
Achats.

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Casting.
Alouette Kane Kowalczyk : Marilyn Monroe (VF : Claire Guibert).
Joe / Joséphine : Tony Curtis (VF : Jean-Claude Michel).
Jerry / Daphné : Jack Lemmon (VF : Roger Carel (Jerry) / Roger Rudel (Daphné)).
Colombo : George Raft (VF : Jean Martinelli).
Mulligan : Pat O’Brien (VF : René Blancard).
Osgood Fielding III : Joe E. Brown (VF : Fred Pasquali).
Petit Bonaparte : Nehemiah Persoff (VF : Frédéric O’Brady).
Sue : Joan Shawlee (VF : Danièle Roy).
Sig Poliakoff : Billy Gray (VF : Henri Charrett).
Charlie : George E. Stone (VF : Léonce Corne).
Monsieur Beinstock : Dave Barry (VF : Jacques Hilling).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Certains l’aiment chaud est le remake du film Fanfare d’amour de 1935.
Frank Sinatra, Anthony Perkins et Jerry Lewis ont été envisagés pour le rôle de Jerry/Daphné.
Le film est en noir et blanc car le maquillage de Tony Curtis et Jack Lemmon pour les grimer en femmes rendait mal à l’écran.
Marilyn Monroe avait besoin d’énormément de prises, allant parfois jusqu’à plus de trente versions car elle oubliait ses répliques. Le réalisateur mettait alors des antisèches dans le décor.
Le tournage s’est déroulé du 4 août au 6 novembre 1958 en Californie.
Notre critique de Certains l’aiment chaud.
Plongeons dans le passé pour une comédie d’un autre temps.
Si vous voulez un moment léger sans prise de tête, le scénario vous conviendra. On reste dans quelque chose de très simple et l’intrigue est là pour créer des situations improbables et des quiproquos. De ce côté là, ça passe plutôt bien même si rien de bien fou non plus. C’est amusant et on apprécie de ne pas tomber dans l’excès ou des gags ridicules.
Puis nous aurons droit aussi à des intrigues romantiques avec une qui va se retrouver piéger à son propre jeu tandis que l’autre va devoir jouer sur deux tableaux en se basant sur les mensonges pour s’en sortir. Enfin, l’intrigue sur les mafieux qui veulent retrouver les témoins n’a au final pas une grande place dans le scénario et est presque de trop au final. La dernière partie du film s’essouffle alors un peu trop.
Deux acteurs qui vont devoir faire un double rôle. Musiciens, ils sont aussi débrouillards et partent dans une idée farfelue pour s’échapper d’une dramatique situation. Ils vont devoir incarner des femmes et malgré l’époque, on n’entre pas dans les clichés et on a ici des femmes indépendantes, ambitieuses… Mais devoir interpréter deux autres personnages va aussi créer des moments loufoques. L’un va tomber amoureux de la chanteuse en incarnant alors trois rôles d’un coup : sa vraie personne, le personnage féminin puis un autre personnage charmeur. De quoi s’emmêler les pinceaux et on se demande jusqu’où il va tenir.
Le second va se prendre au jeu d’être une femme pour obtenir des richesses d’un courtisan, étant sans le sou. Quant au personnage d’Alouette, c’est la jeune ingénue qui a des rêves plein la tête et qui veut une meilleure vie. On compatit aussi pour elle car on voit qu’elle se fait manipuler et que la chute risque d’être violente.
La réalisation se veut classique et n’a rien d’exceptionnelle. Elle maintient en tout cas un bon rythme et apporte de la diversité entre numéros musicaux (avec une célèbre chanson de Monroe), scènes comiques et moments plus posés. Le fait de placer l’intrigue au temps de la Prohibition permet de jouer davantage avec les décors et les costumes et l’immersion est convaincante. Même les rares trucages visuels sont réussis.
Certains l’aiment chaud est un divertissement sympathique mais ça s’arrêtera là.







