Conan le Barbare.

Réalisation : John Milius.
Scénario : John Milius et Oliver Stone.
Production : Raffaella De Laurentiis et Buzz Feitshans.
Musique : Basil Poledouris.
Société de production : Dino De Laurentiis Company et Pressman Film.
Distributeur : Universal Pictures.
Date de sortie USA : 14 mai 1982.
Date de sortie française : 7 avril 1982.
Titre original : Conan the Barbarian.
Durée : 2h11.
Budget : 20 millions de dollars.
Box-office mondial : 68,9 millions de dollars.
Box-office USA : 39,6 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 778 722 entrées.
Résumé.
Après la mort de ses parents et devenu esclave, Conan grandit et se trouve doté d’une grande musculature. Devenant une machine de guerre, il veut se venger.
Casting.
Conan : Arnold Schwarzenegger (VF : Richard Darbois).
Thulsa Doom : James Earl Jones (VF : Georges Aminel).
Valeria : Sandahl Bergman (VF : Annie Balestra).
Subotai : Gerry López (VF : François Leccia).
L’enchanteur : Mako (VF : Marc de Georgi).
Osric : Max von Sydow (VF : René Arrieu).
Rexor : Ben Davidson (VF : Claude Joseph).
Thorgrim : Sven-Ole Thorsen (VF : Inconnue).
Yasmina : Valérie Quennessen (VF : Jeanine Forney).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Conan le Barbare est l’adaptation des récits du même nom de Robert E. Howard débutés en 1932.
Le projet débute en 1975.
Oliver Stone et Ridley Scott ont été approchés pour le poste de réalisateur. Stone avait placé l’action dans un futur post-apocalyptique.
Charles Bronson et Sylvester Stallone ont été envisagés pour le rôle de Conan ; Sean Connery pour celui de Thulsa Doom.

Arnold Schwarzenegger a suivi un long entraînement au maniement des armes et à l’équitation. Il a également eu un coach vocal pour gommer son accent autrichien.
Arnold Schwarzenegger et Sandahl Bergman ont réalisé leurs propres cascades.
Le serpent géant que combat Conan mesure 11 mètres est actionné par un système hydraulique.
Le tournage s’est déroulé de janvier à avril 1981 en Espagne.
Notre critique de Conan le Barbare.
Muscles et vengeance, rien de bien transcendant mais on ne sait jamais.


Alors qu’on a l’habitude de voir ce concept usé jusqu’à la moëlle dans les films d’action, il est agréable de voir ça dans un univers de fantasy. Néanmoins, cela n’ira pas plus loin. Le scénario est en effet très simpliste avec la jeunesse en accélérée, l’essor, la quête de vengeance et le gros combat final. Ce n’est pas le genre de film qui fait la part belle aux émotions alors si vous espériez trouver de grands moments épiques, c’est raté. Pour autant, c’est plus l’univers proposé qui est intéressant. Le fait de placer ça dans un monde fantastique donne un grand potentiel avec des contrées à explorer, des coutumes locales, des créatures géantes… Juste dommage que l’histoire ne donne pas plus en ampleur. Sans compter que les dialogues sont très basiques.
Basique, c’est aussi ce qu’on peut dire du casting en général à quelques exceptions près. Mais c’est bien son acteur principal qui va marquer les esprits. Arnold Schwarzenegger a un corps musclé mais c’est bien tout ce qu’il a. Ce n’est pas un acteur et ça ressent à chacune de ses apparitions. Il est froid, inexpressif et quand il tente quelque chose, ça fait rire tant c’est horrible. Il incarne juste un guerrier très fort, pas très intellectuel (alors qu’il est présenté comme sachant lire) qui veut juste tuer et ne pas poser de questions. Il est accompagné de deux voleurs, à savoir Valeria et Subotai. Ils sont combattifs, stratèges et complètent ainsi les défauts de Conan. Ils sont donc plus là pour faire une équipe qu’autre chose. Quant au grand vilain, Thulsa règne par sa prestance et son autoritarisme sans tomber dans la caricature du méchant. C’est d’autant plus convaincant que son acteur s’en sort bien. Il est craint et il va devoir gérer Conan qui veut le tuer.


Heureusement, ce qui va grandement satisfaire est sa réalisation. Déjà par son dépaysement et nous immerger dans un autre monde. Le travail sur les costumes est grandiose, les décors sont variés et surtout concrets. C’est ce qui va marquer les esprits car l’ordinateur n’était qu’à ses débuts et donc nous avons droit à beaucoup d’effets pratiques… et ça fonctionne ! Malgré l’ampleur de cet univers fantasy, rien ne choque, pas même la violence sanglante qui nous est présentée. Enfin, ce film ne serait rien sans sa bande originale d’envergure. Épique, des envolées lyriques, des chœurs, du dynamisme… on tient là des musiques mémorables qui collent parfaitement avec l’image.
Conan le Barbare ne livre pas un scénario sensationnel et si des muscles ne remplacent pas un talent d’acteur, la technique du film compense en se voulant sympathique et surprenante.

