Coraline.
Réalisation : Henry Selick.
Scénario : Henry Selick.
Production : Claire Jennings, Bill Mechanic, Mary Sandell et Henry Selick.
Musique : Bruno Coulais.
Société de production : Focus Features, Laika Entertainment et Pandemonium.
Distributeur : Focus Features.
Première mondiale : 5 février 2009 (Portland).
Date de sortie USA : 6 février 2009.
Date de sortie française : 10 juin 2009.
Titre original : Coraline.
Durée : 1h40.
Budget : 60 millions de dollars.
Box-office mondial : 185,9 millions de dollars.
Box-office USA : 116,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 395 745 entrées.
Résumé.
Les Jones viennent d’emménager dans une étrange maison. La jeune fille, Coraline, découvre une porte qui la conduit vers un monde parallèle où tout est beaucoup mieux.
Achats.

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Casting.
Coraline Jones : Dakota Fanning (VF : Juliette Buchez).
Mel Jones / L’autre mère : Teri Hatcher (VF : Claire Guyot).
Charlie Jones / L’autre père : John Hodgman (VF : Pierre-François Pistorio).
Wyborne « Wybie » Lovat : Robert Bailey Jr. (VF : Arthur Pestel).
Chat noir : Keith David (VF : Saïd Amadis).
Sergei Alexander Bobinsky : Ian McShane (VF : Féodor Atkine).
April Spink : Jennifer Saunders (VF : Catherine Arditi).
Miriam Forcible : Dawn French (VF : Brigitte Virtudes).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Coraline est l’adaptation du roman du même nom de Neil Gaiman publié en 2002.
Coraline existe en 28 figurines différentes et mesure une vingtaine de centimètres de haut.
Wybie est un personnage créé pour le film.
Le film comporte 130 décors différents.
Le tournage a duré un an et demi. La scène du cirque avec les souris a demandé à elle seule deux mois de tournage.
Notre critique de Coraline.
On a un sentiment de déjà-vu de voir une jeune fille coincée entre deux mondes dont un fantastique…
Toute ressemblance avec un roman de Lewis Carroll n’est pas si anodine (même si ce film est tiré d’un livre aussi) car on va bien retrouver une dualité qui va servir à faire grandir l’héroïne. Coraline va en effet alterner entre deux univers. Le monde réel se veut ainsi très terne, désespérant, sans rêve, sans joie, avec un sentiment d’enfermement et d’incompréhension. Le monde fantastique est plus coloré, plus joyeux, plus positif… mais qui va révéler progressivement autre chose.
Le scénario est ainsi une sorte de quête personnelle pour mieux se comprendre soi-même, mieux écouter les autres et améliorer la relation parents/enfant. L’ambiance de l’histoire est assez sombre et ne conviendra probablement pas à un très jeune public. De ce fait, ce n’est pas très gai ni très féerique. C’est surtout aussi assez plat, manquant de séquences touchantes. On comprend vite le message et on commence à tourner en rond sans rien approfondir davantage.
Coraline est une héroïne qui va osciller en mentalité. Se sentant isolée dans sa famille, peu écoutée, que personne ne comprend, elle vit ses aventures dans son coin pour s’évader et tenter de retrouver de la joie de vivre. En découvrant un monde parallèle, elle va se montrer plus courageuse tout en doutant également. Elle gagne en maturité et que tout n’est pas forcément comme elle le pensait.
Avec deux mondes, elle aura deux types de parents. Ceux du réel, très pris par le travail et négligeant le reste, puis ceux du fantastique plus à l’écoute, limite idéaux mais rien n’est bien vrai. Chaque protagoniste d’un monde aura son penchant différent dans le second. Il n’y a que le chat qui sera le même, symbolisant une sorte de guide spirituel pour la jeune fille.
La grande qualité du film est clairement son animation. Le travail est impressionnant avec de grands décors, beaucoup de détails, une recherche visuelle différente pour les deux univers… Il y a aussi des scènes marquantes par la quantité d’éléments en mouvement comme celle du jardin ou du cirque. On regrettera jusque pour certaines séquences, les images de synthèse entrent en jeu. La réalisation est à la hauteur et en on oublie vite que c’est un film en stop-motion avec beaucoup de mouvements de caméra et un gros travail d’éclairage. Quant à la bande originale, on est un peu déçu car les chansons ne sont pas de haute qualité et les musiques sont vite oubliables.
Coraline est visuellement impressionnant mais son histoire se veut trop classique même si son caractère sombre la démarque du lot.







