Cube.

Réalisation : Vincenzo Natali.
Scénario : Vincenzo Natali, Graeme Manson et André Bijelic.
Production : Mehra Meh et Betty Orr.
Musique : Mark Korven.
Société de production : Cube Libre, Odeon Films, Ontario Film Development Corporation, The Feature Film Project, The Harold Greenberg Fund, Téléfilm Canada et Viacom Canada.
Distributeur : Trimark Pictures.
Date de sortie canadienne : 11 juillet 1997.
Date de sortie USA : 11 septembre 1998.
Date de sortie française : 28 avril 1999.
Titre original : Cube.
Durée : 1h31.
Budget : 250 000 dollars.
Box-office mondial : 565 000 dollars.
Box-office USA : 500 000 dollars.
Entrées françaises : 913 773 entrées.
Résumé.
Des inconnus se réveillent dans un labyrinthe cubique sans aucune indication. Chaque pièce donne accès à une autre pièce où certaines possèdent des pièges mortels. Ils vont devoir s’entraider pour trouver la sortie.
Achats.

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Casting.
Quentin : Maurice Dean Wint (VF : Sylvain Lemarié).
David Worth : David Hewlett (VF : Renaud Marx).
Joan Leaven : Nicole de Boer (VF : Julie Dumas).
Helen Holloway : Nicky Guadagni (VF : Annie Sinigalia).
Kazan : Andrew Miller.
Rennes : Wayne Robson (VF : Patrick Laplace).
Alderson : Julian Richings.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 1994. À l’origine, les personnages étaient tous comptables.
Les décors ne sont composés que d’un seul cube surélevé de 4m de large, permettant un éclairage venant de l’extérieur. Les changements de couleur des panneaux prenant du temps, le film a été tourné par séquence de couleur.

Les personnages portent des noms de différentes prisons du monde : Quentin (Californie), Holloway (Angleterre), Kazan (Russie), Rennes (France), Alderson (Virginie-Occidentale) et Leaven (Kansas).
Le tournage s’est déroulé au Canada.
Notre critique de Cube.
Des films d’épouvante en huis clos, en général il y a de bonnes idées.


C’est le cas ici tant le scénario ne va pas seulement jouer sur les pièges mortels atroces ou sur une ambiance horrifique. Certes, il y a de ça mais l’histoire va aller au-delà. Il va y avoir une dénonciation sur la nature humaine. Alors que chacun devrait s’allier, on va voir les travers de l’espèce humaine sur le contrôle des autres, la paranoïa, la panique… mais en positif, il y a aussi l’instinct de survie. Les circonstances font qu’ils vont devoir apprendre à vivre autrement.
Le film va aussi beaucoup se baser sur les mathématiques. Si vous n’êtes pas un scientifique, vous ne serez pas trop largués même si on n’aurait pas refusé plus d’explications car c’est aussi la force du métrage. Au lieu de jouer sur les codes de l’épouvante, les scénaristes ont opté pour une autre technique qui va le sortir du lot.
On va avoir droit à des personnages qui sont un peu caricaturaux au premier abord. On a le policier autoritaire qui se la joue petit chef, la mathématicienne qui adore jouer avec les nombres, l’employé de bureau blasé, la médecin complotiste, le roi de l’évasion et l’handicapé mental. Mais au second abord, ils sont en fait complémentaire, étant tous les pièces d’un même puzzle. La situation va devoir les forcer à s’imbriquer tant la solution pouvait être rapidement trouvée s’ils faisaient preuve d’écoute, de communication et de confiance. Ils vont tous réagir à leur façon à ce labyrinthe et chacun pourrait s’identifier à l’un d’eux.


Le labyrinthe qu’on ne verra jamais dans sa totalité mais on devine vite l’ampleur de l’édifice. Ce sera d’ailleurs la très grosse énigme du film mais justement, ça va être aussi son charme. La réalisation joue sur le malaise à travers les angles de caméra, le sentiment d’enfermement mais aussi sur les couleurs. Ces dernières ont en effet une utilité supplémentaire car la couleur va symboliser quelque chose dans l’évolution des personnages.
Tout le film va nous proposer un seul décor et les artistes ont fait un bon travail. L’architecture des pièces est prenante. La bande originale use du minimalisme dans les musiques mais elles font parfaitement le travail. Point fort aussi sur l’ambiance sonore qui donne une oppression supplémentaire.
Cube est un film d’horreur surprenant qui propose de l’originalité et qui va plus loin que ce à quoi s’attendait.

