Diplodocus.
Réalisation : Wojtek Wawszczyk.
Scénario : Wojtek Wawszczyk.
Production : Maks Sikora.
Musique : Mikolai Stroinski.
Société de production : Human et PFX.
Distributeur : Pan Distribution.
Date de sortie polonaise : 4 octobre 2024.
Date de sortie USA : 15 mars 2025.
Date de sortie française : 28 mai 2025.
Titre original : Smok Diplodok.
Durée : 1h34.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 31 509 entrées.
Résumé.
Diplodocus rêve d’évasion mais ses parents sont trop protecteurs. Il a envie d’explorer le monde mais il va découvrir qu’il est en réalité un personnage de bande dessinée créée par Ted.
Casting.
Diplodocus : Mikolaj Wachowski (VF : Inconnue).
Ted : Piotr Polak (VF : Inconnue).
Professeur Nerwosolek : Arkadiusz Jakubik (VF : Inconnue).
Hokus Pokus : Borys Szyc (VF : Inconnue).
Entomologie : Malgorzata Kozuchowska (VF : Inconnue).
Teddy : Filip Kowalewicz (VF : Inconnue).
Grand-père : Tadeusz Baranowski (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Diplodocus est tiré de la bande dessinée Voyage avec le dragon Diplodocus de Tadeusz Baranowski publiée en 1986.
Source : IMDB.
Notre critique de Diplodocus.
Un concept qui semble fort original avec un énorme potentiel.
Le potentiel est effectivement là et… est à peu près bien géré. Dans le positif, on retient évidemment la créativité de l’univers d’être au sein de bandes dessinées avec des personnages qui n’ont pas conscience de ce qu’ils sont. On va ainsi traverser différents mondes dans une quête du héros qui veut retrouver sa famille. Il est plaisant de naviguer en territoire inconnu car il y a son lot de rebondissements et de surprises. On ne peut jamais deviner vers quoi on se dirige. Mais tout n’est pas parfait non plus.
En négatif, on regrette que le scénario n’apporte pas plus d’émotions malgré les nombreuses tentatives. On note aussi que l’histoire ne cherche pas à jouer sur des thématiques comme le pouvoir de la création, avoir un monde contrôlé par quelqu’un d’autre, le besoin d’exister… C’est là qu’on est sur aussi quelque chose d’un peu plus bancal. Le film ne semble pas s’adresser vraiment au jeune public qui pourrait ne pas tout bien saisir, ni seulement aux adultes uniquement car il y a quelques passages plus enfantins.
Diplodocus va perdre ses parents et son envie d’explorer le monde va aussi être une quête spirituelle pour les retrouver et se retrouver lui-même. Il évolue doucement durant l’intrigue et il se veut attachant. Le Professeur est le cliché du scientifique mais il est tellement sympathique qu’on s’amuse de lui, pareil pour Entomologie qui est une aventurière dans l’âme.
Le film n’a pas de réel antagoniste même si on comprend qu’Hocus Pocus, un magicien raté, veut avoir plus de pouvoirs et ne va pas agir dans le bon sens. C’est assez ambigüe. Quant à Ted, le dessinateur, on voit l’artiste en perdition qui a un esprit créatif très prononcé mais qui se voit contraint de suivre les tendances commerciales pour vendre. On regrette là aussi que ce ne soit pas davantage mis en avant.
La créativité, c’est effectivement ce que les artistes du film ont à foison. On sent qu’ils se sont éclatés à créer différents mondes avec ses codes, ses décors… On le ressent même dans le design des personnages qui se veut loufoque et prenant. L’animation est à la hauteur car même si les images de synthèse sont très présentes, il y a par moment des touches de crayons et de références sur les bandes dessinées.
Le mariage fonctionne vraiment bien et la réalisation en joue beaucoup. On le disait, il y a aussi le dessinateur qui va apparaître en prises de vues réelles. Cela donne ainsi de l’alternance et du rythme même si les décors de l’atelier ne sont pas folichons.
Diplodocus se démarque par son histoire originale et son audace créative mais il peine à trouver le public qu’il vise.







