Disclosure Day.
Réalisation : Steven Spielberg.
Scénario : David Koepp.
Production : Kristie Macosko Krieger et Steven Spielberg.
Musique : John Williams.
Société de production : Universal Pictures et Amblin Entertainment.
Distributeur : Universal Pictures.
Date de sortie USA : 12 juin 2026.
Date de sortie française : 10 juin 2026.
Titre original : Disclosure Day.
Durée : 2h25.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Margaret semble être la convoitise d’aliens afin de communiquer. Elle va recevoir l’aide de Daniel, un lanceur d’alertes qui veut révéler au monde entier l’existence d’extraterrestres connus par une agence technologique.
Casting.
Margaret Fairchild : Emily Blunt (VF : Elisabeth Ventura).
Daniel Kellner : Josh O’Connor (VF : Jean-Christophe Dollé).
Noah Scanlon : Colin Firth (VF : Christian Gonon).
Jane Blakenship : Eve Hewson (VF : Rebecca Benhamour).
Hugo Wakefield : Colman Domingo (VF : Frantz Confiac).
Jackson : Wyatt Russell (VF : Mario Bastelica).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 2024 sous le titre de travail The Dish.
Le tournage s’est déroulé du 24 février au 23 mai 2025 au New Jersey et New York.
Notre critique de Disclosure Day.
Le retour de Spielberg dans la science-fiction, c’est une attente haute et on n’espère ne pas être déçu.
Autant le dire d’entrée de jeu, le scénario ne nous aura pas pleinement conquis. Le début est en effet prenant car avec son lot de mystères et les différentes bases de l’intrigue. On a envie d’en savoir plus et on a cette sensation qu’on ne va pas aller dans du déjà-vu. Ici, pas d’invasion alien ni de rencontre avec eux, c’est plus une sorte d’héritage. Certes, tout est mêlé dans un complot gouvernement avec une agence privée. C’est là justement que ça va partir dans le registre de l’action durant plus d’une heure.
La traque ne fait que tourner en rond et on n’a plus vraiment d’avancée dans le scénario. C’est un enchainement de course poursuite et comme le mystère perdure de la même façon, il y a ce sentiment de frustration de ne pas avoir plus de rebondissements. Puis vient encore le dernier acte du métrage, bien plus prenant et qui fait la part belle à la SF mais avec un petit sentiment de gâchis.
En effet, le scénario veut mettre en avant ce que serait la réaction de la population mondiale face à l’existence d’une présence extraterrestre. Un sujet que d’autres films ont bien mieux traité car le scénario reposait là-dessus. Dans celui-ci, c’est un questionnement qui reste sans réponse une bonne partie de l’intrigue. Pourtant cela aborde même le sujet religieux en survolant un peu trop le sujet. Il n’y a pas de point de vue scientifique, ni philosophique ou politique. Alors que ça concerne l’humanité entière, ça reste trop focalisé sur les protagonistes principaux.
Margaret est une présentatrice télévisée qui va se retrouver avec des compétences très surprenantes, à savoir parler dans plusieurs langues et même lire dans les esprits. On devine vite qu’elle va avoir un grand rôle à jouer et Emily Blunt livre une belle prestation. Elle incarne une femme qui va se retrouver en totale perdition, prenant peur de ce qui lui arrive tout en devant maîtriser son don pour s’en sortir. Elle se cherche elle-même dans une quête spirituelle et dans quelque chose qui la dépasse.
Daniel est un lanceur d’alerte qui détient le fameux secret et qui devient en réalité un pantin pour une organisation mystérieux. Il doit chercher une façon de divulguer l’information tout en restant en sécurité. Il sera aidé par Jane, sa compagne, qui avait un bon potentiel (à travers la religion) mais qui sera peu exploité en se cantonnant au rôle de soutien.
Même constat pour Hugo, l’homme mystère du film qui en sait tellement qu’il ne va dire les choses qu’au compte-goutte pour pas que le scénario avance trop vite. Quant à l’antagoniste, directeur d’une société privée, il est là pour les avantages et la supériorité face aux autres mais ses motivations sont trop floues pour être convaincantes.
Côté réalisation, il y a du bon et du moins bon. Dans le positif, Spielberg s’amuse avec les caméras sur les voitures ou l’utilisation de drones pour donner bien plus de mouvements à l’image. C’est dynamique et on sent qu’il a voulu se faire plaisir dans les zones d’action. Il reste avec son style de donner une colorimétrie très froide à son film, tendant vers le bleu tout du long pour mettre mieux en évidence certaines scènes avec plus de chaleur qui prennent du rouge.
Néanmoins, les effets numériques ne sont pas tous logés à la même enseigne en allant du superbe au moins crédible (en particulier les animaux). Enfin, J.J. Abrams était spécialisé avec les lens flare mais Spielberg reprend le concept presque à outrance. Entre contre-jour abusif et éclats lumineux partout, c’est bien trop prononcé pour être utile. Concernant la bande originale, elle est sympathique mais pas percutante.
Disclosure day est bon mais pas de quoi marquer les esprits à cause d’un scénario qui manque de profondeur malgré ses tentatives.







