Doctor Sleep.
Réalisation : Mike Flanagan.
Scénario : Mike Flanagan.
Production : Trevor Macy et Jon Berg.
Musique : The Newton Brothers.
Société de production : Warner Bros., Intrepid Pictures et Vertigo Entertainment.
Distributeur : Warner Bros..
Date de sortie USA : 8 novembre 2019.
Date de sortie française : 30 octobre 2019.
Titre original : Doctor Sleep.
Durée : 2h32.
Budget : 45 millions de dollars.
Box-office mondial : 72,4 millions de dollars.
Box-office USA : 31,6 millions de dollars.
Entrées françaises : 256 531 entrées.
Résumé.
Danny Torrance est devenu adulte. Après une lutte contre l’alcoolisme, il fait la rencontre d’Abra, une jeune fille qui possède le Shining. Elle est recherchée par le Noeud Vrai, un groupe mené par Rose qui se nourrit du Shining.
Achats.

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Casting.
Danny Torrance : Ewan McGregor (VF : Bruno Choël).
Rose « Chapeau » O’Hara : Rebecca Ferguson (VF : Laura Blanc).
Abra Stone : Kyliegh Curran (VF : Jaynelia Coadou).
Billy Freeman : Cliff Curtis (VF : Xavier Fagnon).
John Dalton : Bruce Greenwood (VF : Bernard Lanneau).
Madame Robertson : Deadra Moore (VF : Anne Plumet).
Corbeau : Zahn McClarnon (VF : Julien Kramer).
Andrea « Andi la Vipère » Steiner : Emily Alyn Lind (VF : Alice Orsat).
Sarey la Muette : Catherine Parker (VF : Inconnue).
Papy Fleck : Carel Struycken (VF : Georges Claisse).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Doctor Sleep est l’adaptation du roman Docteur Sleep de Stephen King publié en 2013. C’est la suite du film Shining (1980), lui-même adapté du roman Shining, l’enfant lumière du même auteur paru en 1977.
Le projet débute en 2014.
Dan Stevens, Matt Smith, Chris Evans et Jeremy Renner ont été envisagés pour le rôle de Danny Torrance.
Les décors de l’hôtel Hoverlook ont été reconstruits en suivant les plans de construction du premier film.
Le tournage s’est déroulé de septembre à décembre 2018 en Oregon et Georgie.
Notre critique de Doctor Sleep.
Avait-on vraiment besoin de redécouvrir le Shining ?
Clairement non. Alors que le scénario aurait pu nous présenter les conséquences dans la vie d’adulte d’un traumatisme de l’enfance, le tout couplé à un don plus proche de la malédiction, l’histoire peine à offrir quelque chose de consistant et même de probant. On débute avec trois intrigues en parallèle qui se veulent clairement poussive. Lorsqu’enfin elles se rejoignent, ce n’est pas pour autant que le scénario prend plus d’ampleur.
On a l’impression de naviguer à l’aveugle, sans rien de raconté et l’élargissement (léger) de l’univers avec la secte qui aspire le Shining ne sert vraiment à rien tant ça s’intègre comme ça sans grande justification (à part de faire une suite). L’ambiance n’est pas non plus exceptionnelle, restant trop simpliste, n’apportant ni angoisse ni tension. Le dernier acte va trop dans le « fan service ». On a hâte d’arriver à la conclusion pour en finir pour de bon.
On retrouve Danny adulte mais au final, lui ou un autre, ça aurait donné la même chose. Son passé est à peine exploré et à part son alcoolisme (tout aussi expédié de l’histoire), il n’a pas de développement ni même de quoi s’attacher à lui. Il fait sa vie en voulant tout d’un coup aider une petite fille qui a le même don.
Abra, qui semblait avoir du potentiel, n’a pas plus de profondeur non plus. Elle maîtrise parfaitement le Shining en étant même redoutable et inquiétante mais par chance, elle l’utilise pour le bien. Ils seront traqués par le Nœud Vrai où les personnages ne sont pas passionnants (à part celle qui impose sa volonté). Ce groupe est dirigé par Rose, une dévoreuse de Shining qui veut juste tuer des enfants pour s’offrir une sorte d’immortalité. Une motivation simpliste qui ne la rend pas menaçante.
Si au moins on arrivait à se consoler avec une réalisation efficace mais ce ne sera pas le cas. Elle se contente du strict minimum sauf que ça ne fonctionne pas comme il le faudrait. Il n’y a rien qui créé une tension, la mise en scène trop simpliste ne procure pas de sensation. Les quelques effets visuels sont passables mais rien de bien sensationnel. On fait le même constat avec une bande originale qui ne se prend pas trop la tête à donner une immersion plus forte.
Doctor Sleep porte bien son nom : ennuyeux, basique et oubliable.







