Et au milieu coule une rivière.
Réalisation : Robert Redford.
Scénario : Richard Friedenberg.
Production : Patrick Markey, Amalia Mato, Robert Redford, William Kittredge, Barbara Maltby, Annick Smith et Jake Eberts.
Musique : Mark Isham.
Société de production : Allied Filmmakers et Wildwood Enterprises.
Distributeur : Columbia Pictures.
Première mondiale : 13 septembre 1992 (Toronto).
Date de sortie USA : 9 octobre 1992.
Date de sortie française : 20 janvier 1993.
Titre original : A River Runs Through It.
Durée : 2h04.
Budget : 12 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : 43,4 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 242 365 entrées.
Résumé.
Dans le Montana, Norman et Paul grandissent dans la religion et le plaisir de la pêche à la mouche. Devenus adultes, l’un est devenu professeur rigoureux et l’autre un journaliste rebelle. Deux parcours de vies différentes qui vont les réunir autour de la pêche pour se ressouder.
Casting de Et au milieu coule une rivière.
Norman Maclean : Craig Sheffer (VF : Éric Herson-Macarel).
Paul Maclean : Brad Pitt (VF : Bernard Gabay).
John Maclean : Tom Skerritt (VF : Jean Lagache).
Madame Maclean : Brenda Blethyn (VF : Jocelyne Darche).
Jessie Burns : Emily Lloyd (VF : Isabelle Ganz).
Madame Burns : Edie McClurg (VF : Jane Val).
Neal Burns : Stephen Shellen (VF : Philippe Vincent).
Paul (enfant) : Vann Gravage (VF : Inconnnue).
Norman (enfant) : Joseph Gordon-Levitt (VF : Inconnnue).
Narrateur : Robert Redford (VF : Georges Berthomieu).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Et au milieu coule une rivière est l’adaptation de la nouvelle La Rivière du sixième jour de Norman Maclean publié en 1976.
Les droits d’adaptation ont été achetés par Robert Redford en 1984.

Brad Pitt s’est entraîné à la pêche à la mouche pendant quatre semaines pour se préparer à son rôle.
Le tournage s’est déroulé du 17 juin au 31 août 1991 au Montana.
Notre critique de Et au milieu coule une rivière.
Des parcours de vie différents mais toujours une passion commune, il y a là un excellent potentiel émouvant.
Les émotions sont malheureusement absentes du scénario et c’est bien dommage. En fait, on regrette tout simplement un fil conducteur peu prenant. On voit la vie de chacun, leur vie professionnelle, les intrigues amoureuses, les relations familiales… mais il n’y a jamais rien qui abouti à quelque chose de plus fort.
Pourtant, tout était là pour montrer comment des choix de vie influent sur l’avenir, la place de la religion dans une vie, la vie d’adulte différente de celle de l’enfance, les liens fraternels… Tout ça n’est jamais approfondi et on se demande vraiment où le scénario veut nous emmener. Même les scènes de pêche, censées resserrer les liens et offrir des moments de plénitude, sont finalement inutiles et redondantes sans donner de réelles nouveautés.
On est dans un film qui semble donner des personnages très développés mais ce n’est pas tout à fait ça. Norman est quelqu’un de droit, de posé, studieux, professionnel qui veut se ranger et vivre une vie paisible. Il ne cherche pas les ennuis et assure la stabilité. Son frère Paul est tout le contraire. Plutôt rebelle, prenant beaucoup de risques, joueur invétéré, journaliste revanchard, il prend la vie comme un jeu. On est trop dans les clichés d’opposition qui ne mènent à rien. Quant à Jessie, elle est assez joviale et semblait importante dans l’intrigue mais se trouve trop peu présente malheureusement.
Le film est à l’image d’une partie de pêche : très calme. Si la mise en scène se veut soignée, ce n’est pas ça qui va donner un regain d’intérêt particulier. Le seul point à souligner est le travail pour faire revivre le Montana des années 1920 mais ça s’arrête là. On espérait alors que les séquences de pêche permettraient de mettre en avant la nature, d’avoir une audace de réalisation pour la communion avec la nature mais aussi entre les frères mais ce n’est pas le cas non plus. La bande originale est agréable à écouter mais ne laissera pas une marque assez forte.
Et au milieu coule une rivière est une petite vaguelette assez faiblarde, ne sachant pas trop où elle se dirige et qui se veut vite oubliable.






