Final Cut.


affiche poster final cut

Réalisation : Omar Naim.
Scénario : Omar Naim.
Production : Nick Wechsler.
Musique : Brian Tyler.
Société de production : Lions Gate Entertainment, Cinerenta Medienbeteiligungs KG, Industry Entertainment, Cinetheta, Final Cut Productions et Milestone Entertainment.
Distributeur : Lions Gate Films.
Première mondiale : 11 février 2004 (Berlin).
Date de sortie USA : 15 octobre 2004.
Date de sortie française : 23 février 2005.
Titre original : The Final Cut.
Durée : 1h35.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : 3,2 millions de dollars.
Box-office USA : 550 000 dollars.
Entrées françaises : 100 906 entrées.

Résumé.

Grâce à l’implant Zoé, il est possible de revoir toute la vie d’une personne. Alan est monteur vidéo travaillant sur les films mémoires. Ce qu’il va un jour découvrir va le bouleverser.



Casting.

Alan W. Hakman : Robin Williams (VF : Michel Papineschi).
Delila : Mira Sorvino (VF : Déborah Perret).
Fletcher : Jim Caviezel (VF : Éric Legrand).
Thelma : Mimi Kuzyk (VF : Marie Vincent).
Jennifer Bannister : Stephanie Romanov (VF : Véronique Augereau).
Michael : Brendan Fletcher (VF : Vincent de Bouard).
Hasan : Thom Bishops (VF : Inconnue).
Isabel Bannister : Genevieve Buechner (VF : Inconnue).



Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.

Le tournage s’est déroulé de juin à août 2003 au Canada et en Allemagne.

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Notre critique de Final Cut.

Un sujet bien intriguant sur un monde futuriste.

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Il y a des films qui sortent de manière discrète et qui ne font pas parler d’eux alors que justement, il y aurait de quoi. L’histoire nous plonge dans un avenir pas si lointain avec une technologie de pointe. On a tous eu l’envie un jour de revoir un moment de son passé et c’est le cas ici. C’est une forme de voyeurisme malsain de pouvoir voir le film d’un mort, retraçant ainsi des moments importants de sa vie. Mais ce qui est le plus glauque n’est pas le rendu final mais de savoir que quelqu’un va tout voir, tout observer, tout apprendre, même les choses qu’on voudrait oublier ou garder secrètes. C’est un des angles du scénario de voir le monteur qui va devoir prendre sur lui devant certaines séquences dures. Il est malheureusement dommage que l’intrigue ne tourne pas vraiment autour de son ressenti ou de tous les secrets qu’il détient sur plein de gens.

En effet, le scénario préfère s’orienter sur d’autres éléments, qu’on ne va pas développer pour ne pas spoiler, mais qui manquent de discernement. Alors qu’on avait un potentiel de folie, on s’éloigne un peu du sujet et on a l’impression de rater quelque chose. Les idées sont bonnes mais pas suffisamment exploitées. Ce n’est pas le genre de métrage où on va rire car tout est porté sur la noirceur et la lourdeur. On apprécie surtout que malgré cette technologie, nous ne soyons pas dans un film pleinement de science-fiction car c’est le seul détail high-tech. C’est ce qui permet justement de nous troubler car ça semble très réaliste. Le voir surtout dans les années 2020 permet de créer un parallèle avec les réseaux sociaux où toute notre vie est étalée et que tout le monde peut voir. Mais à l’époque de sa sortie, c’était quelque chose de mystérieux et angoissant.

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Très peu de personnages ici et ça permet de les développer plus ou moins correctement. Alan est très professionnel, quelqu’un de posé, discret et qui a un mental d’acier. Pourtant, on ne voit pas clairement ses failles. Alors qu’on sait ce qu’il voit dans la vie des autres (ça reste suggestif mais on comprend très bien), on va plus s’orienter sur un point de son propre passé mais qui a a final que trop peu d’intérêt pour le personnage. Même lorsqu’il va découvrir son propre secret, on n’est pas plus bouleversé pour lui. Sa compagne est là pour le soutenir et elle aimerait surtout le faire décrocher de son travail qu’elle n’apprécie pas. Là encore, il y avait moyen de pousser davantage son ressenti. Les amis d’Alan sont dans le milieu et pourtant, on les voit à peine alors qu’ils ont une autre vision de la situation. Enfin, « l’antagoniste » a des motivations un peu flou d’être en conflit avec Alan et manque de profondeur pour qu’on s’intéresse davantage à lui.



Ce qu’on retient surtout du métrage est l’ambiance, se voulant lente, pesante et qui reflète bien la mentalité du personnage principal. Les teintes sont sombres, montrant bien que c’est un sujet grave et morbide qui, bien que la vidéo souvenir réconforterait les proches du défunt, a quelque chose de dérangeant. Un élément qui est vraiment bien conceptualisé et la « guillotine », l’ordinateur de montage de chaque vidéo. Au lieu d’avoir quelque chose de très futuriste, ce sont des panneaux en bois avec des boutons classiques et de simples écrans. Cela renforce la proximité temporelle potentielle d’une telle technologie. On aurait aimé une mise en scène plus audacieuse, jouant davantage sur cet aspect voyeurisme, ainsi qu’une bande originale plus relevée en terme d’intensité.

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Final Cut est un thriller original mais qui ne va pas assez au fond de son propos.

La note de Fabien


Réalisation : Omar Naim.Scénario : Omar Naim.Production : Nick Wechsler.Musique : Brian Tyler.Société de production : Lions Gate Entertainment, Cinerenta Medienbeteiligungs KG, Industry Entertainment, Cinetheta, Final Cut Productions et Milestone Entertainment.Distributeur : Lions Gate Films.Première mondiale : 11 février 2004 (Berlin).Date de sortie USA :...Final Cut.