First man : le premier Homme sur la Lune.
Réalisation : Damien Chazelle.
Scénario : Josh Singer.
Production : Marty Bowen, Damien Chazelle, Wyck Godfrey et Isaac Klausner.
Musique : Justin Hurwitz.
Société de production : Universal Pictures, DreamWorks Pictures, Perfect World Pictures, Temple Hill Entertainment, Georgia Film, Music & Digital Entertainment Office, Dentsu et Fuji Television Network.
Distributeur : Universal Pictures.
Première mondiale : 31 août 2018 (Telluride).
Date de sortie USA : 12 octobre 2018.
Date de sortie française : 17 octobre 2018.
Titre original : First man.
Durée : 2h21.
Budget : 59 millions de dollars.
Box-office mondial : 105,7 millions de dollars.
Box-office USA : 44,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 806 925 entrées.
Résumé.
En 1961, Neil Armstrong travaille à la NASA pour se rendre sur la Lune. Après avoir travaillé sur Gemini, il va participer au programme Apollo et être le premier homme à marcher sur la Lune en 1969.
Achats.

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Casting.
Neil Armstrong : Ryan Gosling (VF : Julien Allouf).
Janet Shearon : Claire Foy (VF : Adeline Moreau).
Buzz Aldrin : Corey Stoll (VF : Laurent Maurel).
Michael Collins : Lukas Haas (VF : Sylvain Agaësse).
Deke Slayton : Kyle Chandler (VF : Emmanuel Curtil).
Virgil « Gus » Grissom : Shea Whigham (VF : Enrique Carballido).
Ed White : Jason Clarke (VF : Jochen Hägele).
Roger B. Chaffee : Cory Michael Smith (VF : Sébastien Ossard).
David Scott : Christopher Abbott (VF : Anatole de Bodinat).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
First man : le premier Homme sur la Lune est un biopic sur Neil Armstrong, tiré de la biographie Neil Armstrong, First Man: The Life of Neil A. Armstrong de James R. Hansen publié en 2005.
Le fils de Neil Armstrong, Mark Armstrong, apparait dans la scène de la mission Gemini 8. Il joue le rôle d’un opérateur au centre de contrôle. C’est lui qui coupe la communication entre le vaisseau et Janet. La vraie Janet Armstrong s’en est amusée de savoir que c’est son fils qui avait coupé la conversation.
Le tournage s’est déroulé d’octobre 2017 à février 2018 en Georgie, Floride et Californie.
Notre critique de First man : le premier Homme sur la Lune.
Un des événements majeurs de l’humanité, un biopic sur le célèbre astronaute est une bonne idée.
Le scénario ne va pas se contenter uniquement de la mission Apollo 11 mais bien les années qui l’ont précédé. Le ton est vite donné en démarrant sur la mort de la fille de Neil et ça va justement être un des fils conducteurs sous-jacent. Le deuil, la perte des proches, les risques, la peur d’en perdre d’autres… vont venir à plusieurs reprises dans l’histoire même si on pourrait regretter qu’il n’y ait pas une portée encore plus émotionnelle (à l’exception d’une scène sur la fin).
Pour le reste, le scénario va nous montrer le cheminement des programmes de la NASA avec ses réussites et ses échecs (dont un tragique), nous permettant d’en apprendre davantage sur ce projet colossal d’évolution technique, de course entre les pays, de l’envie d’exploration et d’entrer dans l’Histoire. C’est assez prenant dans l’ensemble sans pour autant être un scénario qui marque les esprits. C’est ce qu’on pourrait reprocher au film : l’absence de quelque chose de vraiment percutant car même les moments marquants de la réalité semblent trop superficiels ici.
Ryan Gosling est assez inexpressif tout au long du métrage et c’est vraiment dommage. Alors que Neil est en deuil, qu’il n’arrive pas à surmonter la perte de son enfant, qu’il prend part à un tel projet, qu’il est désigné comme celui qui marche sur la Lune, il va rester froid et distant. Si ça peut coller avec sa tristesse, on a la sensation qu’il n’est que ça constamment.
C’est plus son épouse Janet qui est mieux développée. Elle vit ses réussites et ses échecs mais on voit aussi que plus le programme avance, plus la peur de perdre son mari s’associe à la perte de sa fille. Elle doit gérer plusieurs fronts à la fois et son caractère va évoluer de manière convaincante selon les situations. On compatit à ce qu’elle endure.
Les autres protagonistes sont peu développés, que ce soit Ed qui a pourtant une importance dans les missions que Buzz Aldrin qu’on verra à peine (en plus de le montrer comme insupportable).
La réalisation est à l’image de Neil : froide. C’est très posé, très calme et le rythme est plutôt monotone. Même les séquences « d’action » restent faiblardes en intensité ou en mise en scène plus spectaculaire ou épique. Alors oui, on pourrait dire que c’est plus pour axer sur la psychologie d’Armstrong mais l’un n’empêchait pas l’autre pour mieux contraster entre la prouesse technique mais aussi le mal-être d’un astronaute. On salue néanmoins la qualité des effets spéciaux, le bon travail sonore (important pour ce genre de film) et aussi la proximité qu’on a avec les astronautes à bord des vaisseaux.
La bande originale est un peu trop en retrait, se voulant trop sobre bien trop souvent. Il n’y a que le passage sur la Lune où elle fait mieux le travail pour donner une source de tension.
First man : le premier Homme sur la Lune avait de quoi marquer les esprits comme en 1969 mais on en ressort déçu d’être au final trop simple et pas suffisamment poétique ou bluffant.







