Flight.
Réalisation : Robert Zemeckis.
Scénario : John Gatins.
Production : Laurie MacDonald, Walter F. Parkes, Jack Rapke, Steve Starkey et Robert Zemeckis.
Musique : Alan Silvestri.
Société de production : Paramount Pictures, ImageMovers, Parkes/MacDonald Image Nation, Imagenation Abu Dhabi FZ et The Georgia Film Office.
Distributeur : Paramount Pictures.
Date de sortie USA : 2 novembre 2012.
Date de sortie française : 13 février 2013.
Titre original : Flight.
Durée : 2h19.
Budget : 31 millions de dollars.
Box-office mondial : 161,8 millions de dollars.
Box-office USA : 93,8 millions de dollars.
Entrées françaises : 574 835 entrées.
Résumé.
Whip est pilote de ligne. Durant un vol, l’avion connait une grave panne qui nécessite un atterrissage d’urgence qui va couter la vie de passagers. Durant l’enquête, Whip ne peut cacher qu’il est alcoolique et drogué.
Achats.

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Casting.
William Whip Whitaker : Denzel Washington (VF : Emmanuel Jacomy).
Hugh Lang : Don Cheadle (VF : Sidney Kotto).
Nicole Maggen : Kelly Reilly (VF : Cindy Tempez).
Charlie Anderson : Bruce Greenwood (VF : Bernard Lanneau).
Harling Mays : John Goodman (VF : Jacques Frantz).
Ellen Block : Melissa Leo (VF : Françoise Rigal).
Margaret Thomason : Tamara Tunie (VF : Isabelle Mangini).
Katerina Marquez : Nadine Velazquez (VF : Inconnue).
Ken Evans : Brian Geraghty (VF : Olivier Chauvel).
Avington Carr : Peter Gerety (VF : Jacques Bouanich).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Flight s’inspire librement de l’accident du Vol Alaska Airlines 261qui a subi la même panne le 31 janvier 2000.
Denzel Washington s’est entraîné dans un simulateur de vol pour son rôle.
Le tournage s’est déroulé en Georgie (États-Unis).
Notre critique de Flight.
Une histoire d’accident d’avion, c’est digne d’un film catastrophe en général.
Puis par moment, le scénario arrive à prendre une autre tournure bien différente. Nous ne sommes effectivement pas dans la pure catastrophe qui part dans tous les sens. L’intrigue tourne plutôt autour de la dépendance à l’alcool. Certes, le pilote a sauvé quasi l’intégralité des passagers et la faute était bien une défaillance de l’avion. Néanmoins, son alcoolisme va faire partie de l’enquête et c’est là que ça devient intéressant. Le film dépeint ainsi efficacement ce qu’est être dépendant, les bouteilles cachées, les mensonges, les réunions, les soins… mais surtout le déni. L’ambiance au globale est donc bien dramatique avec les différents inconvénients de l’alcoolisme.
En parallèle, il y a aussi l’intrigue autour de Nicole, femme sans le sou qui galère pour s’en sortir et qui va aussi subir quelques travers. Cela permet de faire un contrepoids sur l’intrigue principale et de donner une autre vision de la dépendance et du besoin de s’en sortir. Au global, si le scénario est correct il n’arrive pas à marque suffisamment les esprits (à part pour la scène de l’accident).
Whip est un pilote expérimenté, reconnu des autres, qui va se retrouver au cœur d’une enquête. Si on pensait que ça allait le perturber véritablement, ce n’est pas vraiment son principal souci. Il espère passer au travers de la justice tant son alcoolisme est une part importante de sa vie. Il reconnait lui-même qu’il boit beaucoup, pour oublier la séparation de son couple et l’absence de son enfant, mais aussi car il est devenu totalement dépendant. Il pilote bourré, il passe son temps à boire, compensant avec la drogue pour tenir le coup et cacher son état. Il part dans une spirale infernale qui le détruit sauf qu’il n’a pas envie d’être soigné. Il ment à tout le monde.
Nicole est plus lucide, a pris conscience de ses problèmes et contrairement à Whip, elle se bat pour s’améliorer. Elle lui sert un peu de guide et d’espoir. Concernant l’avocat et le responsable du syndicat, ils font tout pour protéger Whip mais s’ils maîtrisent l’aspect de l’enquête, ils ne parviennent pas à canaliser l’homme.
Quand on voit que Robert Zemeckis est le réalisateur, on sait qu’il a un certain talent de mise en scène. Curieusement, ça ne se ressent clairement pas ici et on reste dans quelque chose de très classique et très simple. On ne retient que la séquence de l’accident qui donne de l’intensité et beaucoup de risque avec de beaux effets spéciaux. Pour le reste, rien d’extraordinaire. Même la bande originale d’Alan Silvestri, habitué à composer des musiques envoûtantes, est tellement discrète qu’on ne s’en rend même pas compte.
Flight démarre bien, propose une histoire convaincante sur l’alcoolisme mais rien qui ne rendra ce film pleinement mémorable et percutant.







