Réalisation : Gregory Hoblit.
Scénario : Toby Emmerich.
Production : Bill Carraro, Janis Rothbard Chaskin, Toby Emmerich, Patricia Graf, Gregory Hoblit, Hawk Koch, Richard Saperstein et Robert Shaye.
Musique : Michael Kamen.
Société de production : New Line Cinema.
Distributeur : New Line Cinema.
Date de sortie USA : 28 avril 2000.
Date de sortie française : 2 août 2000.
Titre original : Frequency.
Durée : 1h59.
Budget : 31 millions de dollars.
Box-office mondial : 68,1 millions de dollars.
Box-office USA : 45 millions de dollars.
Entrées françaises : 260 036 entrées.
Résumé de Fréquence interdite.
En 1969, Frank est pompier et meurt dans un incendie. Il avait pour passion sa radioamateur. Trente ans plus tard, son fils John retrouve la radio et se met à communiquer avec son père dans le passé quelques jours avant l’accident. Il y voit l’occasion de changer le cours du temps mais cela va avoir un effet domino.
Achats.

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Casting de Fréquence interdite.
Frank Sullivan : Dennis Quaid (VF : Bernard Lanneau).
John Sullivan : Jim Caviezel (VF : Éric Legrand).
Julia « Jules » Sullivan : Elizabeth Mitchell (VF : Juliette Degenne).
Satch DeLeon : Andre Braugher (VF : Pascal Renwick).
Gordo Hersch : Noah Emmerich : (VF : Michel Dodane).
Jack Shepard : Shawn Doyle (VF : Hervé Jolly).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Sylvester Stallone, Mel Gibson, Harrison Ford, Kevin Costner et Jeff Bridges ont été envisagés pour le rôle de Frank Sullivan.
Le tournage s’est déroulé du 3 mai au 26 juillet 1999 au Canada.
Notre critique de Fréquence interdite.
Une variante du voyage dans le temps car ici, ce sera par la communication uniquement.
C’est le genre de scénario qui se veut prenant car il va réussir à se relancer au bon moment pour partir dans une nouvelle direction. La première partie se veut touchante avec la découverte de la communication temporelle mais aussi d’un fils qui reparle à son père. Il va parvenir à le sauver mais c’est là qu’on va basculer dans la seconde partie plus dramatique. D’avoir sauvé son père à entraîner une réaction en cascade avec un tueur en série qui va assassiner sa mère. C’est alors l’occasion de pouvoir jouer avec le temps pour sauver le plus de personnes possibles.
Le fils sait comment tout s’est déroulé, connait les futures victimes, les preuves… et son père dans le passé va tenter de déjouer le plan de l’assassin. Mais là encore, chaque modification dans le passé va modifier le présent et brouiller les pistes. Entre deux scènes d’enquête policière, on a aussi des moments touchants d’un fils qui peut reparler à son père et à sa mère par la radio mais sans savoir quand la communication sera rompue. C’est une sorte de deuil sur le long terme de ne pas dire un autre « au revoir », de parler à un mort mais dont l’amour traverse le temps.
Il est également intéressant de suivre deux personnages sur deux temporalités différentes. Frank est pompier et devait mourir dans un incendie. Sauvé par la radioamateur, il se rend compte qu’il va avoir une lourde tâche à accomplir : sauver des futures victimes. Il va faire ce qu’il peut mais il va aussi profiter de la relation avec son fils en lui parlant, comme si le poids des mots était la seule façon de faire perdurer ce lien paternel.
Puis il y a John, policier, qui va en quelque sorte parler à un mot en recontactant son père. C’est un personnage touchant car on voit que ça lui fait autant plaisir que souffrir, car il a finalement grandi sans son père. Il va aussi être perturbé car les modifications temporelles lui créent de nombreux souvenirs qui se bousculent dans sa tête, ne sachant plus ce qui est la réalité. Juste dommage que ça ne soit pas davantage exploité car il y avait matière à faire.
Quand à l’inspecteur de police, qui est présent dans les deux temporalités, il est bien construit car d’un côté il mène une enquête dans le passé et de l’autre il en connait la finalité dans le futur.
La réalisation est simple mais efficace. On alterne efficacement entre les deux époques sans qu’on soit perdu. Il y a suffisamment de rythme pour qu’on ne décroche pas tout en proposant une ambiance qui colle bien pour un film policier. C’est plus sur l’immersion qu’on est un peu plus déçu car on ne voit pas trop la différence entre les trente ans d’écart, que ce soit avec les costumes ou les décors.
On salue en tout cas le fait que la mise en scène ne cherche pas à en faire des tonnes ou à miser sur l’action. On est dans quelque chose de plus sobre qui fonctionne bien. La bande originale est plutôt classique pour ce genre de film mais elle fonctionne bien.
Fréquence interdite revisite le voyage temporel à travers la communication pour une enquête policière mais aussi sur une relation père/fils touchante.







