Highlander, le retour.
Réalisation : Russell Mulcahy.
Scénario : Peter Bellwood.
Production : Peter S. Davis, Jean-Luc Defait, Ziad El Khoury et William N. Panzer.
Musique : Stewart Copeland.
Société de production : Davis-Panzer Productions, Harat Investments et Lamb Bear Entertainment.
Distributeur : Entertainment Film Distributors.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 6 février 1991.
Titre original : Highlander II: The Quickening.
Durée : 1h50.
Budget : 30 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : 15,6 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 377 109 entrées.
Résumé.
En 2024, la Terre est protégée de radiations par un bouclier créé par Connor MacLeod. Une entreprise s’en sert pour s’enrichir. Deux immortels sont envoyés sur Terre afin de tuer Connor.
Achats.

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Casting.
Connor MacLeod : Christophe Lambert (VF : lui-même).
Juan Sanchez Villa-Lobos Ramirez : Sean Connery (VF : Jean-Claude Michel).
Louise Marcus : Virginia Madsen (VF : Anne Jolivet).
Général Katana : Michael Ironside (VF : Richard Darbois).
Allan Neyman : Allan Rich (VF : Georges Atlas).
David Blake : John C. McGinley (VF : Daniel Gall).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Highlander, le retour est la suite de Highlander.
En 1995, le réalisateur sort sa director’s cut sous le titre Highlander II: Renegade version, retirant toute mention d’extraterrestres.

Le tournage s’est déroulé du 1er mars au 25 mai 1990 en Argentine.
Notre critique de Highlander, le retour.
Vu la finalité du premier opus, comment faire une suite ?
C’est pourtant très simple, oubliez la logique et changer tout. Fini donc le mysticisme sur l’origine des Immortels et place à la science-fiction car ce sont des aliens provenant d’une autre planète envoyés sur Terre. Oui, rien que là, on comprend qu’on va partir dans du grand n’importe quoi. Puis il y a ce fameux bouclier planétaire et une entreprise cupide qui en prend le contrôle. Intérêt ? Strictement aucun.
C’est vraiment un gros délire du scénariste qui n’a rien compris et qui s’amuse sans aucun talent. On ne peut même pas dire que le futur dépeint soit convaincant. Le tout associé à une romance qui ne sert à rien et des dialogues écrits par des enfants. C’est une véritable souffrance.
Christophe Lambert reprend son rôle de Connor mais le personnage n’a plus rien à raconter. Alors qu’il débute comme quelqu’un qui a accepté sa mortalité, le voilà nouveau immortel pour justifier l’intrigue. Il va donc se battre, courir, se battre, aimer, se battre, se rappeler le passé… bref, rien à se mettre sous la dent. Ramirez signe aussi pour cette aventure où le scénariste ne sait pas quoi faire de lui car tantôt il est espagnol, tantôt il est écossais. Vive la cohérence ! En plus le voilà doté de pouvoirs magiques. Surtout qu’il ne sert plus comme mentor mais juste comme ami pour le fan service.
Concernant Louise, cette activiste écologiste ne donne pas un point de vue intéressant sur ce nouveau monde, se contentant juste d’être amoureuse de Connor en quelques secondes et de se passionner pour l’immortalité. Quant à l’antagoniste immortel, l’acteur est en roue libre complet en se demandant tout du long ce qu’il fait là. Là où le chef de l’entreprise du bouclier veut juste de l’argent et s’en moque du reste. Des caricatures en somme.
La blague continue avec la réalisation nanardesque. Tout sonne faux, on est digne d’un téléfilm sans aucun budget qui veut jouer dans la cour des grands. De plus, les séquences d’action sont hilarantes. En effet, la surenchère va tellement loin que le réalisateur en oublie le principal : faire croire dans ce qu’on voit. Ce qui est raté tant les mannequins sont flagrants mais le pire revient au non effacement des câbles pour faire voler les gens. On ne parle même pas des effets numériques vraiment très laids. La bande originale est le dernier clou du cercueil avec des musiques totalement en décalage avec la scène créant un contraste tellement fort qu’on se dit que c’est une erreur.
Highlander, le retour est une purge immonde qui détruit tout ce qu’a fait le premier film. Le réalisateur et le scénariste ont du eux aussi perdre la tête…






