Hugo Cabret.
Réalisation : Martin Scorsese.
Scénario : John Logan.
Production : Martin Scorsese, Johnny Depp, Tim Headington, Graham King et Christi Dembrowski.
Musique : Howard Shore.
Société de production : Paramount Pictures, GK Films, Infinitum Nihil et Janimation.
Distributeur : Paramount Pictures.
Date de sortie USA : 23 novembre 2011.
Date de sortie française : 14 décembre 2011.
Titre original : Hugo.
Durée : 2h07.
Budget : 170 millions de dollars.
Box-office mondial : 185,8 millions de dollars.
Box-office USA : 73,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 285 647 entrées.
Résumé.
En 1931, Hugo Cabret est un orphelin qui vit dans une gare parisienne. Il s’efforce de réparer un automate qui a un message à lui délivrer. Une aventure débute qui va le conduire dans les débuts du cinéma et d’anciens secrets.
Casting.
Hugo Cabret : Asa Butterfield (VF : Raphaël Morançais).
Isabelle : Chloë Grace Moretz (VF : Lisa Caruso).
« Papi Georges » Méliès : Ben Kingsley (VF : Jean Lescot).
Gustave : Sacha Baron Cohen (VF : Pierre-Arnaud Juin).
Mamie Jeanne : Helen McCrory (VF : Sylvia Bergé).
Lisette : Emily Mortimer (VF : Angèle Humeau).
Le père d’Hugo : Jude Law (VF : Jean-Pierre Michaël).
Monsieur Labisse : Christopher Lee (VF : Michel Le Royer).
Claude Cabret : Ray Winstone (VF : Jean-Yves Chatelais).
Monsieur Frick : Richard Griffiths (VF : Charles Schneider).
Madame Émilie : Frances de la Tour (VF : Sylvie Genty).
René Tabard : Michael Stuhlbarg (VF : Dominique Guillo).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Hugo Cabret est l’adaptation du roman L’Invention de Hugo Cabret de Brian Selznick publié en 2007.
Le cauchemar que fait Hugo Cabret représentant un train s’écrasant à travers la gare est tiré d’un fait réel de la gare Montparnasse en 1895.
Le tournage s’est déroulé en Angleterre et en France.
Notre critique de Hugo Cabret.
Quand un grand nom du cinéma s’attaque à un pionnier du 7ème art, la magie sera-t-elle au rendez-vous ?
Si vous aimez les aventures, le cinéma et la magie qui l’accompagne, vous serez vite charmés. Sinon, et bien vous passerez sans doute un merveilleux moment quand même. Le scénario est attendrissant car on va partir dans une quête pour percer des secrets et plus on avance, plus le brouillard se dissipe et nous amène encore plus loin dans le passé. C’est un film qui veut transmettre un héritage entre les générations. Celui d’un vieil homme qui veut oublier son passé et celui d’un jeune garçon qui veut rêver.
L’histoire est prenante, apportant de l’émotion comme il faut et au bon moment car ça va être la réunion de personnes autour d’une passion commune. On a également droit à une sorte de cours d’histoire déguisé sur les débuts du cinéma mais aussi de celui qui a tout bouleversé, alliant à la fois magie, technologie et créativité pour faire une histoire : Georges Meliès. Il est alors amusant de voir les coulisses reproduites des tout premiers films du 7ème art.
Casting impeccable et sans fausses notes. Hugo est un petit orphelin débrouillard, créatif et adepte de la mécanique. Il veut savoir quel est le dernier message laissé par son père et il va découvrir bien plus qu’un héritage. On s’attache à lui car c’est un passionné, un rêveur et une lueur d’espoir. Il sera aidée par Isabelle, une jeune fille qui adore les mystères. L’autre grand intérêt est bien sûr Georges Meliès.
Alors que cet homme a révolutionné le cinéma, c’est aussi un vieil homme qui a perdu toute passion à cause du temps et la relation qu’il va tisser avec Hugo va équilibrer les choses. Les autres protagonistes en gare apportent de la vie et des interactions dans la gare (montrant ainsi un quotidien de l’époque) même s’ils n’ont pas un réel intérêt dans l’intrigue.
Dès l’ouverture du film, on comprend qu’il va y avoir un certain charme dans l’esthétique et c’est vraiment réussi. La réalisation est parfaite, osant quelques fantaisies afin de retranscrire ce que peut apporter le cinéma. Mais ce qui va surtout marquer est l’énorme travail sur les décors et les costumes. On est pleinement dans le charme des années 1930 de Paris. On aime aussi les reconstitutions des tournages de Meliès. Le film dispose également d’effets numériques réussis dans l’ensemble même si certains sont un peu trop visibles. Évidemment, on aura également droit à des archives d’époque pour notre plus grand plaisir. La bande originale est sympathique mais ne se veut pas aussi envoûtante qu’elle aurait pu l’être.
Hugo Cabret est un magnifique hommage au cinéma et à Georges Meliès. Parfait pour les amoureux du 7ème art.







