Hurricane Carter.
Réalisation : Norman Jewison.
Scénario : Armyan Bernstein et Dan Gordon.
Production : Armyan Bernstein, Norman Jewison et John Ketcham.
Musique : Christopher Young.
Société de production : Azoff Entertainment, Beacon Communications, Beacon Pictures et Universal Pictures.
Distributeur : Universal Pictures.
Date de sortie USA : 29 décembre 1999.
Date de sortie française : 22 mars 2000.
Titre original : The Hurricane.
Durée : 1h50.
Budget : 38 millions de dollars.
Box-office mondial : 73,9 millions de dollars.
Box-office USA : 50,7 millions de dollars.
Entrées françaises : 353 216 entrées.
Résumé.
Rubin Carter, boxeur, est arrêté et condamné pour un triple meurtre qu’il n’a pas commis. Il va publier son autobiographie. Elle sera lue par Lesra Martin, un adolescent qui croit en son innocence et qui veut l’aider.
Achats.

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Casting.
Rubin « Hurricane » Carter : Denzel Washington (VF : Emmanuel Jacomy).
Lesra Martin : Vicellous Reon Shannon (VF : Lucien Jean-Baptiste).
Lisa Peters : Deborah Kara Unger (VF : Deborah Perret).
Sam Chaiton : Liev Schreiber (VF : Olivier Destrez).
Terry Swinton : John Hannah (VF : Pierre Tessier).
Della Pesca : Dan Hedaya (VF : Michel Fortin).
Mae Thelma : Debbi Morgan (VF : Hélène Mondoux).
Jimmy Williams : Clancy Brown (VF : Mathieu Buscatto).
Myron Bedlock : David Paymer (VF : Hervé Jolly).
Leon Friedman : Harris Yulin (VF : Michel Ruhl).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Hurricane Carter est un biopic sur Rubin « Hurricane » Carter. L’histoire s’inspire de l’autobiographie The Sixteenth Round: From Number 1 Contender To 45472 de Carter publié en 1974 et de Lazarus and the Hurricane: The Freeing of Rubin « The Hurricane » Carter de Sam Chaiton and Terry Swinton publié en 1991. De nombreuses libertés ont été prises pour l’adaptation.
Wesley Snipes et Samuel L. Jackson ont été envisagés pour le rôle d’Hurricane Carter.
Denzel Washington a perdu près de 25 kilos pour son rôle.
Le tournage s’est déroulé du 10 novembre 1998 au 20 février 1999 au Canada et New Jersey.
Notre critique de Hurricane Carter.
Un innocent en prison, un sujet qui peut être très sérieux.
Avec un sentiment d’injustice, on comprend que le scénario va pouvoir s’axer fortement là-dessus. On a alors un scénario en deux moitiés pas forcément aussi prenantes. Le premier acte pose toutes les bases en jouant sur la non linéarité pour apporter un peu de confusion. On suit ainsi différentes intrigues qui vont bien évidemment s’entremêler. C’est l’arrivée du second acte qui va donner un intérêt grandissant car ça va être un combat judiciaire, une nouvelle enquête faite par de simples civils pour prouver l’innocence d’un homme. On a alors hâte de savoir le dénouement.
Il faut dire que l’époque de l’histoire apporte une plus-value. C’est une période de racisme prononcé aux États-Unis, le noir étant accusé par un jury de blancs, le policier étant blanc et qui voulait faire payer Carter à tout prix. Puis il y a aussi l’espoir, celle d’un adolescent qui veut se battre pour la bonne cause, comme une transmission entre générations pour que ça ne se reproduise plus.
Rubin Carter est un boxeur talentueux mais par chance, ça ne va pas occuper toute l’intrigue et ça en devient même anecdotique. C’est surtout un homme droit, respectueux, intègre et qui veut garder la tête haute. Malgré son procès bâclé, un jugement expéditif, il ne va jamais sombrer dans la rage. Il trouve une façon de survivre en prison mais on va voir aussi l’évolution d’une mentalité entre celui qui se bat jusqu’à celui qui accepte finalement son sort.
Lesra est un adolescent qui va avoir une chance de s’offrir une meilleure vie et en lisant le livre, va voir là une raison d’aller encore plus loin. On s’attache rapidement à lui car il reste simple et avec un grand cœur. Il va mobiliser ses tuteurs pour relancer l’affaire. Les trois tuteurs justement, même s’ils sont peu développés, ont une autre vision plus adulte mais aussi avec une idéologie d’aide. Ils se battent avec d’autres armes pour prouver l’innocence de Carter. Dommage que le policier ripou ne soit pas davantage exploité pour montrer sa perfidie.
On ne voit pas le temps passer car un rythme qui tient en haleine sans être très soutenu. Comme on le disait, même si c’est très appuyé sur la première partie, on va se promener dans le temps. Entre enfance, vie d’adulte, prison, enquête, flash-back… La mise en scène permet ainsi de mettre les pièces du puzzle et de les emboîter au fur et à mesure car tout devient plus clair. Néanmoins, la réalisation reste classique sans grands effets de style. On regrette aussi que la bande originale soit si basique.
Hurricane Carter démontre l’injustice d’un homme basé sur des préjugés et offre ainsi un film satisfaisant.







