Joy.

Réalisation : David O. Russell.
Scénario : David O. Russell.
Production : John Davis, Ken Mok, Megan Ellison, Jonathan Gordon et David O. Russell.
Musique : West Dylan Thordson.
Société de production : Fox 2000 Pictures, Annapurna Pictures, Davis Entertainment, 10 by 10 Entertainment et TSG Entertainment.
Distributeur : Fox 2000 Pictures.
Date de sortie USA : 25 décembre 2015.
Date de sortie française : 30 décembre 2015.
Titre original : Joy.
Durée : 2h04.
Budget : 60 millions de dollars.
Box-office mondial : 101,1 millions de dollars.
Box-office USA : 56,5 millions de dollars.
Entrées françaises : 512 726 entrées.
Résumé.
Ayant toujours des idées inventives, Joy décide de se lancer dans la conception d’un balai serpillère. Un long parcours du combattant pour révolutionner le ménage.
Casting.
Joy Mangano : Jennifer Lawrence (VF : Kelly Marot).
Neil : Bradley Cooper (VF : Alexis Victor).
Rudy Mangano : Robert De Niro (VF : Jacques Frantz).
Peggy : Elisabeth Röhm (VF : Véronique Desmadryl).
Tony Miranne : Édgar Ramírez (VF : Mathieu Moreau).
Trudy : Isabella Rossellini (VF : Céline Duhamel).
Mimi : Diane Ladd (VF : Françoise Pavy).
Terry Mangano : Virginia Madsen (VF : Martine Irzenski).
Jackie : Dascha Polanco (VF : Julia Boutteville).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Joy s’inspire librement de la vie de Joy Mangano qui a inventé le balai serpillière auto-essorant dans les années 1990.
Le projet débute en 2014.

Le tournage s’est déroulé dans le Massachusetts.
Notre critique de Joy.
Vu le sujet, on se demande si le film sera suffisamment captivant en misant tout sur un balai serpillère.


Le scénario aborde plusieurs choses à la fois. Tout d’abord, la bataille d’une entrepreneuse pour aller au bout de son idée. On voit clairement toutes les galères qu’elle a affronté pour se créer un empire à partir d’une idée toute bête mais tellement révolutionnaire pour les foyers. Conception, fabrication, promotions… les rouages d’un projet sont ainsi bien montrés et que c’est un business sans pitié pour réussir. De l’autre, on voit également les conséquences de l’audace sur une vie de famille. Il y a des litiges à surmonter et c’est donc un double combat. Cependant, l’histoire peine quand même à nous toucher. On sent qu’il y a un potentiel mais pas correctement exploité. Tout reste trop superficiel à cause d’une première partie trop longue dans la mise en place et qu’ensuite ça a du mal à pleinement décoller.
Jennifer Lawrence livre ici une très belle interprétation et c’est le point fort de ce film. Joy est ainsi inventive et combattive, croyant en ses projets et faisant tout pour y arriver. Elle prend beaucoup de risques et on sent le poids des sur ses épaules aussi bien dans les débuts que dans le succès puis la chute. À côté, c’est aussi une mère qui rajoute encore plus de responsabilités. Dommage que ce ne soit pas plus travaillé. On est plus face à une femme d’affaires et c’est qu’au dernier acte du film qu’elle prend une aura très importante mais c’est trop tard. Les autres rôles ne sont guères passionnants. Neil est peu présent et peu développé alors qu’il a cru en Joy. Quant à la présence de Robert De Niro en père de l’héroïne, il est un soutien quand ça marche et un fardeau quand ça foire. Il surfe juste sur une vague pour le profit. Enfin, Tony qui joue l’ex de Joy a du potentiel également en tant qu’aide sincère et leur relation aurait mérité d’avoir une part plus importante à l’intrigue.


On regrette que la réalisation n’offre pas quelque chose de vraiment satisfaisant. La première moitié use trop de flash-back sans intérêt qui coupe un peu le rythme. Un film plus court aurait permis de dynamiser davantage pour captiver. Pour le reste, tout reste bien classique dans la mise en scène et alors que l’héroïne tente des choses, le réalisateur ne tente rien pour se démarquer du lot. Même si les séquences « imaginées » auraient pu être utiles, cela dénature trop avec le reste. On apprécie néanmoins la narration de la grand-mère qui raconte l’histoire, cela donne un petit côté intéressant. La bande originale utilise aussi de chansons entraînantes qui sent bon la nostalgie.
Joy rate un peu la marche mais s’en sort correctement.

