Incendies.
Réalisation : Denis Villeneuve.
Scénario : Denis Villeneuve et Valérie Beaugrand-Champagne.
Production : Kim McCraw et Luc Déry.
Musique : Grégoire Hetzel.
Société de production : micro_scope, TS Productions, Phi Group et Canadian Broadcasting Corporation.
Distributeur : Christal Films Distribution.
Première mondiale : 3 septembre 2010 (Venise).
Date de sortie canadienne : 17 septembre 2010.
Date de sortie USA : 22 avril 2011.
Date de sortie française : 12 janvier 2011.
Titre original : Incendies.
Durée : 2h11.
Budget : 6,5 millions de dollars.
Box-office mondial : 6,8 millions de dollars.
Box-office USA : 2 millions de dollars.
Entrées françaises : 303 239.
Résumé.
Lors de la lecture du testament de leur mère, Jeanne et Simon découvrent qu’elle a laissé deux lettres : l’une à leur père qu’ils n’ont jamais connu et l’autre à un frère qu’ils ne connaissaient pas. Ils vont alors partir sur les origines de leur mère.
Casting.
Nawal Marwan : Lubna Azabal.
Jeanne Marwan : Mélissa Désormeaux-Poulin.
Simon Marwan : Maxim Gaudette.
Jean Lebel : Rémy Girard.
Nihad de Mai : Abdelghafour Elaaziz.
Maddad : Allen Altman.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Incendies est l’adaptation de la pièce de théâtre du même nom de Wajdi Mouawad jouée en 2003.
Le tournage s’est déroulé au Canada et Jordanie.
Notre critique de Incendies.
Secrets familiaux et découvertes des origines, du bon potentiel émotionnel en vue.
On peut dire qu’on va suivre deux intrigues en double temporalité. La première se concentre sur les enfants qui vont partir en quête du mystère familial. Là encore, tout se divise en deux avec chacun ayant sa propre mission. Malheureusement, l’intrigue du fils n’a pas beaucoup d’intérêt car peu exploité. En revanche, celle de fille se veut plus passionnante car elle est sur le terrain et va ainsi pouvoir lancer la seconde grande intrigue : le passé de la mère.
Ce fil conducteur est très majoritaire dans le métrage et c’est particulièrement prenant jusqu’à même proposer des séquences émouvantes mais dans leur dureté. On voit les horreurs des conflits, les massacres entre les religions, survivre en zone hostile avec la pression, la prison… Néanmoins, le scénario manque d’un petit quelque chose pour clairement se démarquer. En revanche, le grand instant de révélation vaut le détour car on ne l’avait pas vu venir et c’est vraiment le point fort du scénario.
Un manque de potentiel à cause également du traitement des personnages. Si on commence par le moins intéressant, ce serait Simon. Il n’a pas envie de plonger dans le passé, le fait contraint et forcé, n’a pas de grand charisme ni même une once de sentiments véritables avant un très long moment. Pour Jeanne, c’est l’inverse. Elle a envie de savoir et plus elle creuse, plus elle est touchée par ce qu’elle découvre, comme si elle avait cette nécessité de combler des manques.
Enfin, le vrai personnage du film est Nawal. C’est une femme qui va vivre plusieurs atrocités mais qui va rester clairement forte pour tout surmonter, prenant même des risques avec une forme de résignation à travers cette guerre. On s’attache rapidement à elle. Quant au père absent et au frère inconnu, ils sont juste là pour prétexte car on ne les verra quasiment pas.
Malgré différentes temporalités, le film propose un rythme assez mou. Dans un sens, cela permet d’être plus contemplatif sur les images si tant est que le visuel soit artistique. Tout est très classique dans la mise en scène et on ne profite pas vraiment du pays en question et pour cause : il n’est pas mentionné. Ce qui est pratique pour donner quelque chose de plus « universel » même si on se doute de la région du monde utilisée. On alterne ainsi dans les langues et ça favorise l’immersion et la complexité de retrouver quelqu’un dans un pays inconnu.
Incendies a une excellente idée de base mais pas mise assez en valeur. On reste donc sur un bon film mais pas suffisamment percutant.







