Jean Valjean.
Réalisation : Éric Besnard.
Scénario : Éric Besnard.
Production : Clément Miserez et Matthieu Warter.
Musique : Christophe Julien.
Société de production : Mediawan Studios, Radar Films, France 3 Cinéma, OCS, HBO Max, Entourage, Cinécap et Warner Bros. France.
Distributeur : Warner Bros. France.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 19 novembre 2025.
Titre original : Jean Valjean.
Durée : 1h39.
Budget : 7 millions d’euros.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
En 1815, Jean Valjean est libéré du bagne après 19 ans d’enfermement. Il trouve refuge chez Monseigneur Bienvenu. Envahi par la colère et la violence, il va apprendre à calmer sa rage et son sentiment d’injustice.
Casting.
Jean Valjean : Grégory Gadebois.
Monseigneur Bienvenu : Bernard Campan.
Baptistine : Isabelle Carré.
Magloire : Alexandra Lamy.
Jean Valjean (jeune) : Loup Cousteil.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Jean Valjean est tiré du roman Les Misérables de Victor Hugo publié en 1862.
Le tournage s’est déroulé du 14 janvier au 27 février 2025 en France.
Notre critique de Jean Valjean.
Son nom est connu, on se dit qu’approfondir l’univers du roman Les misérables n’est pas une si mauvaise idée.
En fait, si. Le scénario ne parvient jamais à être prenant qu’on finit par s’ennuyer. Pourtant, il y avait matière à faire avec la misère sociale de l’époque, le regard des gens sur un ancien prisonnier, la difficulté de se réinsérer… Tout ça n’est qu’évoqué mais jamais approfondi. Reste donc la charité chrétienne qui est très exploitée sans jamais tomber non plus dans l’aspect religieux. On regrette aussi que l’histoire n’apporte aucune émotion.
Pourtant ce n’est pas la première fois que le roman est adapté mais ici, c’est vraiment simple et on a la sensation de tourner en rond. Les rares séquences qui nous plongent dans le passé de Valjean sont intéressantes mais basiques, sans donner de plus-value véritable. En fait, ce film ne raconte pas vraiment quelque chose de plus marquant concernant ce personnage connu qu’on ne savait vraiment déjà.
Si l’histoire ne nous aura pas conquis, le casting en revanche est très convaincant. Sur les personnages, Valjean est un ancien bagnard qui s’est renfermé dans la violence et la colère envers toute la société. Il est bourru, grognon, sans respect… Alors qu’il est rejeté de tous et qu’il trouve enfin l’asile, on se dit qu’il allait changer mais non, il reste le même sans plus de profondeur dans le rôle.
Monseigneur Bienvenu est le plus intéressant du film. Ancien prêtre vivant dans le luxe et l’opulence, il aura décidé de tout « plaquer » pour revenir à quelque chose de plus sobre et plus proche des gens pauvres. Il sait ce que c’est que de changer et se racheter une conduite. Il est serviable, à l’écoute des autres et le cœur sur la main.
La domestique Magloire est quelqu’un qui conteste tout, râle beaucoup, elle est rustre et se méfie de tout (même si à juste titre). Elle est là pour donner un certain conflit avec Jean. Enfin, la sœur de Bienvenu n’a au final aucune utilité et c’est regrettable.
On plonge dans une autre époque mais au final, on n’en verra pas grand chose. Si on apprécie les décors réels avec le petit village et l’édifice religieux, c’est tout ce qu’on à se mettre sous la dent. En effet, on ne profite pas des paysages environnants, les costumes sont toujours les mêmes, l’immersion ne se fait pas clairement sentir.
La mise en scène est sobre même si par moment on est un peu confus sur ce qu’on nous présente. Le réalisateur mise sur le mélange des temporalités avec de nombreux flash-backs et la présence de différents narrateurs et ça permet de donner un peu plus de rythme car sinon c’est très lent. La bande originale est tellement discrète qu’elle ne nous aura même pas marqué.
Jean Valjean n’est pas si misérable mais on n’apprend rien de nouveau sur le personnage ni sur l’histoire. Heureusement, le casting est à saluer.







