Jerry Maguire.
Réalisation : Cameron Crowe.
Scénario : Cameron Crowe.
Production : James L. Brooks, Cameron Crowe, Laurence Mark et Richard Sakai.
Musique : Nancy Wilson et Pete Townshend.
Société de production : TriStar Pictures et Gracie Films.
Distributeur : Sony Pictures Releasing.
Première mondiale : 6 décembre 1996 (New York).
Date de sortie USA : 9 décembre 1996.
Date de sortie française : 5 mars 1997.
Titre original : Jerry Maguire.
Durée : 2h19.
Budget : 50 millions de dollars.
Box-office mondial : 273,6 millions de dollars.
Box-office USA : 154 millions de dollars.
Entrées françaises : 973 575 entrées.
Résumé.
Jerry Maguire est agent sportif. Alors qu’il a la réussite, il se rend compte qu’il veut donner un nouveau sens à sa vie. Il perd son travail et se retrouve seul. Il doit compter sur son assistante et sur un sportif pour s’en sortir.
Casting.
Jerry Maguire : Tom Cruise (VF : Serge Faliu).
Dorothy Boyd : Renée Zellweger (VF : Marie-Laure Dougnac).
Rod Tidwell : Cuba Gooding Jr. (VF : Thierry Desroses).
Bob Sugar : Jay Mohr (VF : Thierry Ragueneau).
Laurel : Bonnie Hunt (VF : Marie-Christine Bagens).
Avery Bishop : Kelly Preston (VF : Catherine Le Hénan).
Frank Cushman : Jerry O’Connell (VF : Jérôme Rebbot).
Marcee Tidwell : Regina King (VF : Maïk Darah).
Matt Cushman : Beau Bridges (VF : Bernard-Pierre Donnadieu).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Tim Allen, Alec Baldwin, Johnny Depp, Sean Penn, Brad Pitt, John Travolta, Robin Williams, Tom Hanks et Bruce Willis ont été envisagés pour le rôle de Jerry Maguire ; Winona Ryder, Patricia Arquette, Cameron Diaz, Nicole Kidman, Courtney Love et Uma Thurman pour celui de Dorothy Boyd.
Le tournage s’est déroulé du 4 mars au 28 juin 1996 en Californie.
Notre critique de Jerry Maguire.
Gloire, chute et relance, un schéma qui n’a rien de bien original.
C’est ce qui va aussi bien correspondre au scénario. On débute avec un premier sur la réussite, le luxe, la popularité… puis vient la prise de conscience. Nouvelles envies, nouveaux projets, indépendance… et donc le début des ennuis. C’est la dégringolade, les échecs, les doutes… mais finalement, rien qui va être suffisamment marquant. Il y a un sentiment de déjà-vu de ne pas approfondir davantage le sujet pour en faire quelque chose de plus psychologique et dramatique.
Pour compenser, le scénario va s’orienter vers la comédie romantique avec beaucoup d’éléments prévisibles. On a l’impression de voir un autre film. Certes, cela permet de dire qu’il faut mettre son bonheur en avant et non le travail mais on a tendance à faire du surplace. Et le sport dans tout ça ? C’est plutôt mis en retrait, on ne découvre pas vraiment les coulisses du métier d’agent sportif et ce que ça implique.
Jerry est donc agent sportif, compétent, profiteur, vivant dans le confort mais ça le dépasse. Il n’en peut plus, vivant sans relâche pour satisfaire ses clients et s’enrichir. Sa prise de conscience est salutaire et bien amené mais pour la suite, on perd en intérêt pour lui. Même s’il va connaître la chute, se battre pour s’en sortir, on a du mal à s’attacher à lui. Ce qui est en revanche notable est qu’il reste simple, avec cette volonté de trouver des solutions à tous les obstacles.
Dorothy est une mère célibataire qui en pince pour son patron. Image caricaturale mais son personnage est bien plus travaillé. Elle ne sait plus quoi faire car elle doit gérer le bien-être de son fils et ça va l’amener à faire des choix difficiles. La déception revient à l’écriture de Rod qui est peu présent dans le film, un peu trop arrogant et qui n’écoute rien. Alors qu’on est dans un film dans le milieu sportif, on s’attendait à ce qu’il soit plus mis en avant.
Le film est un poil trop long et on a tendance à s’ennuyer par moment à cause de scènes soit inutiles soit qui traînent en longueur. Le rythme est monotone et ça n’aide pas. La mise en scène est aussi très académique et n’a rien de bien particulier. Même la seule séquence sportive notable est très classique et ne marquera pas les esprits. La bande originale est en revanche convaincante et utilise des chansons à bon escient pour donner une ambiance plus agréable.
Jerry Maguire est un peu trop classique et plat comme scénario.







