John Q.
Réalisation : Nick Cassavetes.
Scénario : James Kearns.
Production : Mark Burg et Oren Koules.
Musique : Aaron Zigman.
Société de production : New Line Cinema, Burg/Koules Productions et Evolution Entertainment.
Distributeur : New Line Cinema.
Date de sortie USA : 15 février 2002.
Date de sortie française : 6 mars 2002.
Titre original : John Q.
Durée : 1h56.
Budget : 36 millions de dollars.
Box-office mondial : 102,2 millions de dollars.
Box-office USA : 71,8 millions de dollars.
Entrées françaises : 122 897 entrées.
Résumé.
Le fils de John est en attente d’une transplantation cardiaque mais son assurance ne couvre pas l’intégralité des frais. À l’hôpital, John prend des otages jusqu’à obtenir un cœur.
Achats.

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Casting.
John Quincy Archibald : Denzel Washington (VF : Greg Germain).
Frank Grimes : Robert Duvall (VF : Jacques Richard).
Turner : James Woods (VF : Hervé Bellon).
Rebecca Payne : Anne Heche (VF : Céline Monsarrat).
Denise Archibald : Kimberly Elise (VF : Annie Milon).
Michael Archibald : Daniel E. Smith (VF : Xavier Dolan).
Mitch Quigley : Shawn Hatosy (VF : Cyril Aubin).
Monroe : Ray Liotta (VF : Bernard Alane).
Max Conlin : Ethan Suplee (VF : Daniel Lafourcade).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le tournage s’est déroulé du 7 août au 3 novembre 2000 au Canada.
Notre critique de John Q.
L’amour d’un père pour son fils prêt à tout pour le sauver, de quoi donner de l’émotion.
On avoue être un peu mitigé par l’écriture du scénario. Après un début convaincant montrant les difficultés à se soigner aux États-Unis, le jeu des assurances, l’enfer de la paperasse, dès que la prise d’otage commence, on entre dans un autre registre. On aura ainsi d’un côté la dénonciation du système médical où l’argent prime parfois sur la santé avec des patients et personnels qui parlent de ce sujet.
De l’autre la médiatisation de l’affaire où il y aura une inversion de l’opinion public où ça va entrer dans l’admiration pour John. Une idée intéressante mais amenée de manière trop bancale et tournant presque à l’humour. C’est là la souci du film, c’est qu’on reste dans quelque chose de trop léger malgré la gravité du sujet. En effet, un compte à rebours est enclenché, un père est en plein désespoir mais jamais le film ne va offrir de séquences particulièrement émouvantes. Il y a aussi des éléments trop prévisibles qui gâchent la fin du métrage.
Denzel Washington performe à nouveau dans le rôle de John. Se battant avec l’administration, il tente le tout pour le tout en devenant preneur d’otages. La noblesse de son acte fait qu’il va petit à petit obtenir l’adhésion du public mais aussi des otages. On compatit avec lui malgré ses méthodes. Les otages sont néanmoins trop des caricatures et ça manque de crédibilité.
Concernant le cardiologue, il est plutôt bien développé. Il va osciller entre compréhension et éthique, se trouvant sur un terrain glissant d’un dilemme à résoudre. On regrette que l’épouse de John ne soit pas davantage exploitée dans l’intrigue pour offrir un autre point de vue. Enfin, les policiers chargés de l’enquête sont assez clichés, avec d’un côté le gentil vieux sage et de l’autre le gradé qui vise la réélection et qui mise tout sur l’image.
Quant à la directrice de l’hôpital, c’est la méchante de l’histoire qui ne voit tout ça qu’à travers l’argent et même si on comprend sa position de ne pas cautionner afin de ne pas encourager d’autres personnes à faire de même, elle aurait pu apporter autre chose.
Pour un film de ce genre, on s’attendait aussi à mieux en terme de réalisation. Le rythme est trop monotone, on ne ressent pas assez la tension, l’étau qui se resserre sur une vie à sauver et qu’il faut jouer contre la montre, l’intensité de la prise d’otages… La mise en scène reste donc bien simple. La bande originale, qui aurait pu contribuer à donner davantage d’émotions, ne se foule pas beaucoup.
John Q dispose d’une bonne idée de base et d’un acteur solide mais ne parvient pas à toucher autant qu’il aurait pu le fiare.







