Juré n°2.
Réalisation : Clint Eastwood.
Scénario : Jonathan Abrams.
Production : Clint Eastwood, Adam Goodman, Jessica Meier, Tim Moore, Peter Oberth et Matt Skiena.
Musique : Mark Mancina.
Société de production : Dichotomy Films, Gotham Group, Lightnin’ Production Rentals, Malpaso Productions et Warner Bros..
Distributeur : Warner Bros. Pictures.
Première mondiale : 27 octobre 2024 (Los Angeles).
Date de sortie USA : 1er novembre 2024.
Date de sortie française : 30 octobre 2024.
Titre original : Juror #2.
Durée : 1h54.
Budget : 35 millions de dollars.
Box-office mondial : 24,8 millions de dollars.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 1 629 125 entrées.
Résumé.
Alors qu’un homme se retrouve juré d’un procès pour meurtre, Justin, juré de ce procès, découvre qu’il est à l’origine de cet acte criminel. Il se retrouve face à un dilemme moral entre se protéger ou se livrer.
Casting.
Justin Kemp : Nicholas Hoult (VF : Emmanuel Garijo).
Faith Killebrew : Toni Collette (VF : Marjorie Frantz).
Harold : J. K. Simmons (VF : Jean Barney).
Larry Lasker : Kiefer Sutherland (VF : Emmanuel Jacomy).
Ally Kemp : Zoey Deutch (VF : Ingrid Donnadieu).
James Sythe : Gabriel Basso (VF : Maximilien Seweryn).
Kendall Carter : Francesca Eastwood (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 2023.
Le tournage s’est déroulé de juin à novembre 2023 – en Californie et Georgie.
Notre critique de Juré n°2.
Avec un tel pitch, on se dit qu’on tient là sûrement une histoire fascinante.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas juste fascinant, c’est absolument haletant ! On découvre dès le début le véritable coupable et toute la suite va donc faire planer le doute en permanence sur la marche à suivre. En effet, nous ne sommes pas dans une histoire mystérieuse mais plus dans « comment se sortir de là ? ». Le film va traiter ainsi de la culpabilité, de la morale, de la conscience… tout ce qui va servir à nous rendre mal à l’aise en permanence.
Comment vivre en apprenant qu’on a tué quelqu’un sans le vouloir ? Peut-on mettre un innocent en prison pour se sauver ? Ce sont des questions difficiles à répondre et l’écriture est en ce sens tellement prenante qu’on a du mal à décrocher.
Car retirer un innocent du circuit carcéral c’est bien mais mettre sa propre liberté en jeu sans trop en dévoiler, c’est autre chose. Il est impossible de deviner la fin du film tant les pièces du puzzle sont confuses. On apprend également le travail difficile des jurés qui doivent se baser sur des faits sans se laisser envahir par leurs émotions. Pire encore quand il faut mentir alors qu’on a juré de dire la vérité.
Justin est en effet face à un cas de conscience. Il apprend en plein procès qu’il a tué quelqu’un et il ne veut pas qu’un innocent parte en prison. Pour autant, il sait que s’il parle trop, tout pourrait se retourner contre lui. S’il débute le film en étant tiraillé, il va petit à petit commencer à se lancer dans un jeu dangereux. Pire encore ce sera quand un membre du juré, policier, mène sa propre enquête en parallèle, dissipant un peu plus les nuages noirs. De plus, Justin va bientôt être père et c’est donc encore plus dur pour lui de savoir le sacrifice qu’il devrait supporter s’il se dénonce.
Les autres membres du juré, même s’ils ne sont pas tous exploités de la même façon, servent parfaitement l’histoire pour livrer différents points de vues et que la sensibilité de chacun peut influer une décision importante. Quant à la procureure, persuadée de tenir le coupable et misant aussi tout pour améliorer sa carrière en grimpant les échelons, elle va elle aussi se mettre à douter.
Si la mise en scène est assez classique en n’offrant pas de folie artistique, on ne peut pas nier qu’elle arrive à créer une ambiance oppressante. On va alterner ainsi entre le procès et les délibérés mais aussi des flash-backs de ce qu’il s’est vraiment passé. Nous sommes simples spectateurs et c’est encore plus frustrant de se dire qu’on détient la vérité mais que cette vérité nous dérange. On ne voit absolument pas le temps passer grâce à un rythme pesant mais ni lent ni rapide, juste ce qu’il faut pour qu’on n’en perde pas une miette. La bande originale suit la même route avec une lourdeur dans ses mélodies.
Juré n°2 offre une histoire aussi exceptionnelle et passionnante que stressante et malaisante. Un coup de maître pour une œuvre magistrale.







