La Bataille de Gaulle – L’âge de fer.
Réalisation : Antonin Baudry.
Scénario : Antonin Baudry et Bérénice Vila.
Production : Jérôme Seydoux, Ardavan Safaee et Axelle Boucaï.
Musique : Volker Bertelmann.
Société de production : Pathé Films, Pathé Productions, TF1 Films Production, Auvergne Rhône-Alpes Cinéma, Beside Productions, LDRP II, Logical Content Ventures, Ness Films et Ouroboros Entertainment.
Distributeur : Pathé.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 3 juin 2026.
Titre original : La Bataille de Gaulle – L’âge de fer.
Durée : 2h40.
Budget : 74 millions d’euros (les deux parties).
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Après la signature de l’armistice par la France, de 1940 à 1942, le Général de Gaulle se réfugie à Londres afin de lancer un mouvement de résistance et sauver son pays.
Casting.
Charles de Gaulle : Simon Abkarian.
Fernand Bonnier de La Chapelle : Florian Lesieur.
Winston Churchill : Simon Russell Beale.
François Darlan : Mathieu Kassovitz.
Pierre Kœnig : Benoît Magimel.
Leclerc : Niels Schneider.
Blazej : Karim Leklou.
Gustavo Camerini : Dan Kadosh.
Geoffroy de Courcel : Kacey Mottet-Klein.
Jean Moulin : Félix Kysyl.
Henri Giraud : Thierry Lhermitte.
Klaus Barbie : François Göske.
Livia : Anamaria Vartolomei.
Yvonne de Gaulle : Adèle Jayle.
René Pleven : Loïc Corbery.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
La Bataille de Gaulle – L’âge de fer est l’adaptation du livre De Gaulle : une certaine idée de la France de Julian T. Jackson publié en 2019. C’est un biopic sur Charles de Gaulle.
L’histoire est en deux parties avec La Bataille de Gaulle – J’écris ton nom.
Le projet débute en 2021.
Simon Abkarian avait besoin d’environ deux heures de maquillage pour se transformer en Général de Gaulle.
Le tournage se déroule de juin 2023 à juillet 2024 en France et au Maraoc.
Notre critique de La Bataille de Gaulle – L’âge de fer.
Faire un biopic sur une des figures marquantes de l’Histoire de France et du monde, c’est audacieux mais ça donne aussi un vif intérêt.
On ne va donc pas suivre toute la vie de De Gaulle et on va s’attaquer uniquement à la période Seconde Guerre Mondiale et plus particulièrement les premières années de cette première partie. Globalement, le scénario est très prenant, ne laissant aucun temps mort et on va autant profiter de l’écriture parfaite que du côté « historique ». Ainsi, on découvre plus en détail (ou même tout court) ce qu’on n’a pas forcément appris à l’école. De quoi donner une autre approche qui ne va pas se limiter qu’à Londres ou Paris mais bien en Afrique.
Ainsi, la moitié de l’histoire se déroule sur ce continent à travers différentes batailles dont une très longue et très marquante. Le film va nous faire bouger entre la mobilisation étudiante dans la capitale française avec les premières bribes de la résistance qui se met en place, la conquête de territoire en Afrique mais aussi le jeu politique à Londres. En alternant sur plusieurs intrigues et lieux, on assiste à des moments marquants de cette période avec des discours porteurs mais aussi au jeu de pouvoir de négociations entre chefs d’État d’un coté et le régime de Vichy de l’autre où la collaboration devient de plus en plus présente.
On pourrait tout de même regretter quelques petits défauts avec des moments trop rapides et sans forcément d’explications (comme le symbole de la croix de Lorraine) et des scènes qui auraient pu être plus fortes en émotions. Le film se termine aussi efficacement pour préparer sa seconde partie.
De Gaulle en impose dans le film et ça fonctionne vraiment bien. Il a un fort charisme, une loyauté sans faille à ses valeurs, à l’amour de la patrie et à la vision qu’il a de la France. Il est aussi autoritaire, impose ses idées et avec un ego qui est mis en avant. Il incarne ainsi l’image d’un leader, d’une voix qui va faire bouger les choses et inspirer toute une partie de la population tout en faisant frémir le régime de Vichy.
Néanmoins, celui qui va plus nous marquer est bien Churchill. Le dirigeant anglais est bougon, n’a pas la langue dans sa poche et incarne aussi une forme d’autorité mais avec moins d’élégance. Il a un certain respect pour De Gaulle tout en voyant aussi une forme d’adversaire. Les scènes les réunissant sont vraiment marquantes.
Le film a aussi une multitude de personnages sans qu’on s’y perde et c’est une force d’écriture. Chez les civils, Fernand est un étudiant qui va entrer de plus en plus dans la résistance naissante et on s’attache rapidement à lui pour son combat et ses convictions. Dans les militaires, Kœnig va être d’une bravoure à toute épreuve en participant à des batailles décisives tandis que Darlan va être un Amiral qui pense à son avenir au mépris de la France, allant là où le vent le porte le mieux. On verra peu Pétain dans le métrage mais le film n’est pas centré sur lui, et encore moins les figures allemandes quasi inexistantes.
On sent que le film a du budget et c’est splendide à l’image. En léger négatif, on sent par moment les fonds verts pour incruster les décors alors que sur d’autres points, ces mêmes décors sont convaincants et nous plongent dans une autre époque. On voyage à Paris, Londres et plusieurs pays africains et ça donne de la variété à l’image. Il y a des moyens et la grosse scène de bataille en Afrique est vraiment intense.
La réalisation est en ce sens excellente et ne reste pas dans du classique, se permettant des effets artistiques par moment et on apprécie vraiment l’utilisation d’images d’archives mêlées à celle du tournage, renforçant l’immersion. L’autre point positif est sa bande originale somptueuse qui ne laisse pas indifférente.
La Bataille de Gaulle – L’âge de fer est un biopic qui va rester dans les esprits par son envergure et ses nombreuses qualités.







