La grande évasion.
Réalisation : John Sturges.
Scénario : James Clavell et W. R. Burnett.
Production : James Clavell et John Sturges.
Musique : Elmer Bernstein.
Société de production : The Mirisch Company et Alpha Productions.
Distributeur : United Artists.
Première mondiale : 20 juin 1963 (Londres).
Date de sortie USA : 4 juillet 1963.
Date de sortie française : 11 septembre 1963.
Titre original : The Great Escape.
Durée : 2h52.
Budget : 3,8 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : 11,7 millions de dollars.
Entrées françaises : 8 756 631 entrées.
Résumé de La grande évasion.
En 1943, des soldats américains sont enfermés dans le camp allemand Stalag Luft III. Ils ont tous pour ambition de réaliser l’évasion de l’intégralité des prisonniers à travers des tunnels qu’ils vont construire durant des mois.
Casting de La grande évasion.
Virgil Hilts « Le roi du frigo » : Steve McQueen (VF : Henry Djanik).
Bob Hendley « Le chapardeur » : James Garner (VF : Jean-Claude Michel).
Roger Bartlett « Le grand X » : Richard Attenborough (VF : Georges Descrières).
Daniel Wellinski « Le roi du tunnel » : Charles Bronson (VF : Claude Bertrand).
Ramsey : James Donald (VF : Jean Lagache).
Von Luger : Hannes Messemer (VF : Howard Vernon).
Louis Sedgwick « Le matériel » : James Coburn (VF : Jean-Pierre Duclos).
Colin Blythe « Le faussaire » : Donald Pleasence (VF : Roger Carel).
Eric Ashley-Pitt « Dispersion » : David McCallum (VF : Jacques Chevalier).
Sandy MacDonald « Le renseignement » : Gordon Jackson (VF : René Arrieu).
Denis Cavendish « Le métreur » : Nigel Stock (VF : Albert de Médina).
William Dickes « Willie, le roi du tunnel » : John Leyton (VF : Jean Fontaine).
Archibald Ives « La taupe » : Angus Lennie (VF : Jacques Marin).
Werner « La fouine » : Robert Graf (VF : Jacques Dynam).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
La grande évasion est tiré du livre du même nom de Paul Brickhill publié en 1950, relatant des faits réels de l’évasion de prisonniers du Stalag Luft III.
Steve McQueen a réalisé lui-même les cascades en moto, à l’exception du saut au-dessus de la clôture où il est doublé par Bud Ekins.
Si le véritable camp est visitable en Pologne, la reconstitution du camp du film est toujours présente à proximité dont le fameux tunnel « Harry ».
Wally Floody, « le roi du tunnel » dans la réalité, a été consultant sur le film.
Le tournage s’est déroulé de juin à octobre 1962 en Allemagne.
Notre critique de La grande évasion.
Les films de guerre sont souvent présents au cinéma mais il est toujours intéressant de voir une évasion de prison tirée de faits réels.
Ce qui dénote dans cette histoire et ce qui va faire sa force est que malgré le contexte guerrier, l’enfermement en prison, l’aspect dramatique, il y a une certaine légèreté comme ambiance. Certains détails sont amusants et ça permet de mieux apprécier le scénario en lui-même. En effet, il y a constamment cette lueur d’espoir, cette camaraderie, ce besoin de s’échapper et cette envie de rester positif. On y trouve également une grande intelligence pour réaliser un tel plan au nez à et à la barbe des gardiens.
Le dernier acte du film gagne en intensité pour la fuite et bien plus d’action. Néanmoins, on regrette quelques défauts dans l’intrigue. Tout d’abord, on ne voit pas assez l’ensemble de la construction des tunnels. On passe d’un trou à un édifice souterrain avec plusieurs structures. Ce qui va être mêlé à presque trop de facilités alors qu’on se trouve dans une prison. Ensuite, il n’y a pas assez de tension par rapport aux gardiens qu’on verra à peine.
C’est le genre de film avec beaucoup de personnages et cela provoque souvent un déséquilibre des traitements. Si cela permet de montrer les « frères d’arme » comme une unité, on a quand même droit à quelques protagonistes plus mis en avant même s’ils n’ont pas toujours un grand développement. Hilts est un peu le boute-en-train qui prend tout à la légère mais qui se veut le plus courageux pour trouver des issues.
Bartlett est une tête pensante, Hendley est quelqu’un de loyal… on a un peu de tout mais on n’arrive pas pour autant à s’attacher à quelqu’un en particulier. On apprécie Wellinski qui creuse des tunnels en étant claustrophobe et c’est dommage que ce ne soit pas davantage exploité. Même regret avec les gardiens allemands peu utilisés dans l’intrigue.
Trois heures de film qu’on ne voit absolument pas passer. Le rythme est haletant et on a surtout envie de savoir comment tout se termine. Il y a un bon travail de la part des décorateurs et costumiers pour nous ramener dans les années 1940. Si la réalisation reste simple, certaines scènes en extérieur souffrent d’un problème de luminosité donnant une image plutôt sombre même en plein jour. Enfin, la bande originale porte bien son nom côté « originalité ». Si la plupart des musiques sont sobres, le thème principal, devenu iconique, est presque comique mais ça rend très bien.
La grande évasion arrive à manier le drame avec la légèreté pour donner un film mémorable.







