La Princesse.

Réalisation : Le-Van Kiet.
Scénario : Ben Lustig et Jake Thornton.
Production : Toby Jaffe, Derek Kolstad et Neal H. Moritz.
Musique : Natalie Holt.
Société de production : 20th Century Studios et Original Film.
Distributeur : Disney+ Star / Hulu.
Date de sortie USA : 1er juillet 2022.
Date de sortie française : 1er juillet 2022.
Titre original : The Princess.
Durée : 1h34.
Budget : Inconnu.
Résumé.
Refusant d’épouser un sociopathe, la princesse est enfermée dans une tour du château. Mais le fiancé cherche à conquérir le royaume et elle veut l’en empêcher, et ce peu importe la manière.
Casting.
La Princesse : Joey King (VF : Camille Timmerman).
Julius : Dominic Cooper (VF : Damien Ferrette).
Moira : Olga Kurylenko (VF : Marie Chevalot).
Linh : Veronica Ngo (VF : Geneviève Doang).
Khai : Kristofer Kamiyasu (VF : Inconnue).
Violet : Katelyn Rose Downey (VF : Inconnue).
La Reine : Alex Reid (VF : Inconnue).
Le Roi : Ed Stoppard (VF : Julien Kramer).
Kurr : Fergus O’Donnell (VF : Cyrille Monge).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en octobre 2020.

Le tournage s’est déroulé en Bulgarie.
Notre critique de La Princesse.
Une princesse guerrière, de l’action, de la violence, un mélange déjà-vu mais qui peut offrir un bon moment.


Il faut avouer que le scénario n’est pas des plus exceptionnels. Très prévisible, assez simpliste, se contentant surtout d’enchaîner des séquences d’action, il ne fallait pas s’attendre à une avalanche d’émotions. Mais ce n’est pas non plus l’objectif du film de faire dans le subtil et le recherché. C’est un pur divertissement et en ce sens, c’est réussi. On peut se vider la tête facilement et passer du bon temps. Néanmoins, il y a quand même un fond de sérieux même si c’est très grossier : le mariage forcé, l’indépendance d’une princesse, le non respect des codes imposés… Car oui, le film mise sur une modernité dans un contexte médiéval : que les femmes soient l’égal des hommes. L’autre détail appréciable repose sur la non précision du lieu. On ne sait pas où on est et cela permet d’éviter des clichés déjà assez présents dans le film. Enfin, le film a quand même une certaine violence sanglante.
Chaque personnage est une caricature et c’est dommage de ne pas avoir approfondi davantage. La Princesse, qui n’est jamais nommée, est la fille rebelle qui veut agir en guerrière en s’opposant à son rang. Joey King est excellente dans ce rôle comme s’il avait été écrit pour elle, tout en apportant aussi une sensibilité pour s’éloigner de la femme à l’épée irréfléchie. On salue aussi le fait qu’elle réalise la plupart de ses cascades donnant plus de crédibilité à son personnage. Les antagonistes sont quant à eux habillés en noir, conquérants, avides de pouvoir, brut… bref, du pur cliché de grand méchant pas intelligent. La formatrice guerrière de la princesse se cantonne à ce rôle tout du long et ne sert qu’à montrer de la force et des paroles de combattante. On termine avec les membres de la famille qui ne sont pas développés et servent de figuration.


Toute l’action se déroule dans un château assiégé et on a de quoi se balader partout démarrant d’abord dans l’infiltration avant de basculer dans l’action brutale. La réalisation est intéressante en ce sens car à chaque tableau qui sont des duels en tout genre (la grosse brute, différents soldats, différentes armes…), la mise en scène est assez graphique, rappelant par moment certaines prises de vues de la saga Kingsman (sans l’égaler pour autant). La caméra virevolte pour coller au mieux avec l’action mais sans tomber dans l’excès où on ne profite pas des combats. Là au contraire, on aime les chorégraphies. L’utilisation de flash-back n’est pas ratée et permet d’en découvrir un peu plus tout en étant utile au développement de l’intrigue. On notera que certains effets visuels sont un peu bâclés et nuisent à la qualité jusqu’à présent. Enfin, la bande originale s’éloigne de l’aspect médiéval pour offrir quelque chose d’épique contemporain, presque rock’n’roll.
La Princesse est donc un film pop-corn réussi pour ceux qui aiment voir une guerrière tuer tout ce qui bouge.

