La stratégie Ender.
Réalisation : Gavin Hood.
Scénario : Gavin Hood.
Production : Lynn Hendee, Linda McDonough, Roberto Orci, Gigi Pritzker et John Textor.
Musique : Steve Jablonsky.
Société de production : Summit Entertainment, Madison Wells, Chartoff Productions, Taleswapper, K/O Paper Products, Digital Domain et Sierra / Affinity.
Distributeur : Summit Entertainment.
Date de sortie USA : 1er novembre 2013.
Date de sortie française : 6 novembre 2013.
Titre original : Ender’s Game.
Durée : 1h54.
Budget : 110 millions de dollars.
Box-office mondial : 125,5 millions de dollars.
Box-office USA : 61,7 millions de dollars.
Entrées françaises : 416 849 entrées.
Résumé.
Ender fait partie d’un programme militaire où l’entraînement va servir à lutter contre une éventuelle invasion alien. Ce n’est pas que le combat qui prime mais bien l’esprit stratégique.
Achats.

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Casting de La stratégie Ender.
Andrew « Ender » Wiggin : Asa Butterfield (VF : Gabriel Bismuth-Bienaimé).
Hyrum Graff : Harrison Ford (VF : Richard Darbois).
Petra Arkanian : Hailee Steinfeld (VF : Rebecca Benhamour).
Valentine Wiggin : Abigail Breslin (VF : Lutèce Ragueneau).
James Dap : Nonso Anozie (VF : Daniel Lobé).
Mazer Rackham : Ben Kingsley (VF : Jean-Yves Chatelais).
Fly : Brandon Soo Hoo (VF : Inconnue).
Gwen Anderson : Viola Davis (VF : Céline Ronté).
Bonzo Madrid : Moisés Arias (VF : Brice Ournac).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
La stratégie Ender est l’adaptation du roman du même nom d’Orson Scott Card publié en 1985.
Le projet débute en 2007.
Dans la salle de combat simulant l’apesanteur, les acteurs se sont entraînés auprès des membres du Cirque du Soleil durant un mois.
Le tournage s’est déroulé du 22 février au 15 juin 2012 en Louisiane et Canada.
Notre critique de La stratégie Ender.
Encore un film d’entraînement militaire pour sauver le monde, du déjà-vu ?
Et bien… pas vraiment. Certes, tout le scénario va se concentrer sur l’entraînement mais là où on a pour habitude de voir du tir, du corps à corps… on est ici dans quelque chose de bien plus prenant : la stratégie. C’est ce qui va justement démarquer ce film des autres. Ainsi, c’est plus dans l’intelligence, les plans de combat et en clair, une autre vision des choses. On est bien plus dans les nouvelles approches sans pour autant négliger le reste de l’histoire.
C’est une sorte de course contre la montre pour une autre invasion alien et qu’il faut alors presser le pas en retirant l’éthique. Le fait d’utiliser des enfants n’est pas pour le côté « teen movie » mais plus sur un cerveau plus malléable et plus spongieux pour absorber encore plus d’information. Mais surtout, on y voit aussi un endoctrinement déguisé. L’exercice final est d’ailleurs très prenant et dispose ainsi de gros rebondissements qui relance encore l’intrigue.
Ender est un jeune intéressant car ce n’est ni le plus fort physiquement, ni le cliché du rebelle, mais plus quelqu’un qui a un esprit vif et qui ne veut pas se fondre totalement dans la conformité. Il a une autre façon de penser qui va le rendre sur ce terrain là bien plus dangereux. Il réfléchit vite, s’adapte rapidement et a, comme le titre l’indique, un esprit stratégique remarquable. Mais il a aussi un côté violent, une rage qu’il a du mal à canaliser et ça ne le rend pas « héroïque ».
Graff est l’officier en chef qui n’est pas très net. On devine qu’il cache quelque chose car il a l’esprit guerrier trop exacerbé en déformant la réalité pour mieux former ses élèves. C’est devenue une obsession aveugle qui le rend vraiment inquiétant. Les autres élèves sont moins développés et parfois un peu cliché mais ça donne de la diversité pour s’unir au bon moment pour une cause commune. Quant aux aliens, le fait qu’on les voit peu les rend bien plus mystérieux qu’on a envie d’en savoir plus.
On est en plein dans la science-fiction vu qu’on sera très peu sur Terre. Cela va favoriser l’immersion et les décors sont vraiment beaux à voir car même si on se retrouve dans des vaisseaux spatiaux, ils sont variés et il n’y a pas de sentiment d’enfermement. Les effets numériques sont très nombreux mais particulièrement bien modélisés. La réalisation est efficace et va aller crescendo en intensité en offrant un bon rythme. Ce n’est ni trop ni peu, c’est un bon équilibre pour être tenu en haleine. L’autre atout est bien sa bande originale qui est épique avec un thème principal percutant.
La stratégie Ender arrive à se démarquer du lot à travers un beau spectacle où l’intelligence prime sur la force brute et un final renversant.







