Le cratère.
Réalisation : Kyle Patrick Alvarez.
Scénario : John Griffin.
Production : Dan Cohen, Dan Levine et Shawn Levy.
Musique : Dan Romer et Osei Essed.
Société de production : 21 Laps Entertainment, Truenorth Productions et Walt Disney Pictures.
Distributeur : Disney+.
Date de sortie USA : 12 mai 2023.
Date de sortie française : 12 mai 2023.
Titre original : Crater.
Durée : 1h44.
Budget : Inconnu.
Résumé.
Caleb Channing a toujours vécu sur une colonie minière lunaire. Après le décès de son père, il veut respecter ses dernières volontés. Avec ses amis Dylan, Borney, Marcus et Addison, ils décident d’explorer un mystérieux cratère.
Casting.
Caleb O’Conell : Isaiah Russell-Bailey (VF : Jonathan Gimbord).
Addison : Mckenna Grace (VF : Lilly Caruso).
Dylan : Billy Barratt (VF : Kylian Rehlinger).
Borney : Orson Hong (VF : Oscar Douieb).
Marcus Tollefson : Thomas Boyce (VF : Jhos Lican).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 2015.
Shawn Levy était le premier réalisateur envisagé.
Le tournage s’est déroulé du 21 juin au 20 août 2021 en Louisiane et en Californie.
Notre critique de Le cratère.
La science-fiction est à double tranchant tant on peut tomber sur les clichés de l’invasion alien ou bien la portée philosophique d’un monde futuriste. Ici, ce sera avec des enfants.
Enfants et Disney, on se doute qu’on va partir dans une intrigue assez bon enfant (c’est le cas de le dire) et familiale. Pour être honnête, il y a vraiment du très bon dans certaines des thématiques abordés. Déjà celui du deuil avec notre jeune héros qui n’a plus ses parents et qui va devoir surmonter ça. Alors l’intrigue ne tourne pas autour de ça mais plutôt sur le fait de respecter une dernière volonté. C’est là que le cratère entre en jeu.
Nous sommes plutôt dans une quête pour aller de l’avant et teintée de mystère. En effet, on ne découvre que dans la dernière partie ce que cache ce fameux cratère. Même s’il y a un côté prévisible, cela reste très beau et très touchant. Le cheminement est ainsi bien construit. Mais il n’y a pas que ça qui est traité.
En effet, il y a aussi une sorte de lutte des classes et ce sont les enfants qui ouvrent ainsi les yeux. D’un côté il y a les mineurs avec des contrats longues durées, de l’autre ceux qui peuvent partir vers la terre promise d’une autre planète. Par chance, on ne tombe pas dans le côté révolution et renversement du pouvoir. On est au niveau des adolescents qui acceptent leur condition et qui rêvent d’un avenir meilleur. L’espoir est ainsi de rigueur et la solidarité est bien mise en avant à travers le petit groupe. Il y a aussi ce qui tourne autour de la Terre (ou plus précisément sur Terre).
Une planète qui a changé mais qu’il y a mieux ailleurs pour rattraper les erreurs (ou les laisser derrière soi). Dans le scénario, on regrettera juste la séquence où les enfants s’amusent en gaspillant des ressources en connaissance de cause, surtout qu’elle ne sert à rien. Pour le reste, on a le droit à quelques moments de tension avec du danger et c’est plutôt bien géré. La dernière séquence du film est très émouvante et laisse un sentiment amer entre joie et tristesse.
Le casting juvénile est convaincant même si c’est surtout Mckenna Grace qui livre la meilleure des prestations (on sent déjà le poids de l’expérience). Son rôle est intéressant car c’est la « terrienne », celle venant d’ailleurs et qui intrigue. Elle a du mal à trouver sa place mais vit aussi avec les souffrances de sa planète et elle est un peu perdue entre deux mondes. Les autres sont « lunaires ». Ils ne connaissent pas d’autres vies et vivent enfermés dans un monde artificiel et n’ont pas grandes perspectives de futur autre que travailler et mourir ou gagner le dernier voyage. Caleb est celui avec qui le scénario se lance.
Sans mère, père décédé depuis peu, il a son groupe d’amis et il est sur le point d’être envoyé ailleurs et de les perdre. Il veut alors comprendre pourquoi son père lui a parlé du cratère. C’est ce qui le maintient en vie. Les autres enfants sont correctement exploités même si pas plus développés que ça. On a l’angoissé de service qui ne jure que par les dires de son frère (comme si c’était une sorte de dieu), le meilleur ami de Caleb qui est le mec bien sous tout rapport, puis le jeune malade du cœur qui montre ainsi les effets de la gravité lunaire sur le corps humain.
Avec un film se déroulant sur la Lune, les effets visuels sont de rigueur. Même si sur certains points c’est un peu faiblard, le reste est clairement beau à voir même si ça reste un monde grisâtre, poussiéreux et peu lumineux. Mais on se sent vraiment sur la Lune ainsi que sur sa version « futuriste » avec la colonie. Cette dernière est d’ailleurs très peu vue finalement, car on se concentre sur le voyage. Le phénomène de pesanteur est plutôt bien retranscrit.
On évite aussi l’avalanche de technologies. On est dans quelque chose de plus simple et c’est un bon parti pris pour trancher avec les autres productions de science-fiction. La bande originale est également très belle et prend encore plus de saveur sur la fin.
Le cratère est un film émouvant et une bonne surprise pour de la science-fiction familiale, faisant ainsi poser de bonnes questions qui font réfléchir.









