Le livre d’Eli.
Réalisation : Albert et Allen Hughes.
Scénario : Gary Whitta et Anthony Peckham.
Production : Broderick Johnson, Andrew A. Kosove, Joel Silver, David Valdes et Denzel Washington.
Musique : Atticus Ross, Leopold Ross et Claudia Sarne.
Société de production : Alcon Entertainment et Silver Pictures.
Distributeur : Warner Bros..
Date de sortie USA : 15 janvier 2010.
Date de sortie française : 20 janvier 2010.
Titre original : The Book of Eli.
Durée : 1h58.
Budget : 80 millions de dollars.
Box-office mondial : 157,1 millions de dollars.
Box-office USA : 94,8 millions de dollars.
Entrées françaises : 520 359 entrées.
Résumé.
Dans un futur apocalyptique, Eli suit sa route jusqu’à ce qu’il tombe sur la ville dirigée par Carnegie. Ce dernier est à la recherche d’un livre bien particulier et il pense qu’Eli le possède.
Achats.

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Casting de Le livre d’Eli.
Eli : Denzel Washington (VF : Emmanuel Jacomy).
Carnegie : Gary Oldman (VF : Michel Papineschi).
Solara : Mila Kunis (VF : Aurélie Meriel).
Redridge : Ray Stevenson (VF : Pierre-François Pistorio).
George : Michael Gambon (VF : Michel Barbey).
Lombardi : Malcolm McDowell (VF : Jean-Pierre Leroux).
Claudia : Jennifer Beals (VF : Danièle Douet).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Denzel Washington a réalisé lui-même toutes ses cascades. Il a perdu 20 kilos pour son rôle.
Kristen Stewart a été envisagée pour le rôle de Solara.
Le tournage s’est déroulé du 26 janvier au 1er mai 2009 au Nouveau-Mexique.
Notre critique de Le livre d’Eli.
On repart sur une histoire dans un monde post-apocalyptique, on a souvent du déjà-vu.
C’est ce qu’on se dit en lançant le film tant le début du scénario nous présente un monde en ruine avec des survivants respectant la loi du plus fort. Rien de bien novateur mais on espère être surpris. En réalité, l’intérêt va être sur ce fameux livre bien mystérieux qui est protégé par le héros et convoité par l’antagoniste. Mais plus l’intrigue avance et plus on commence à comprendre que l’histoire ne va pas juste se contenter sur la survie mais sur la cause de cette apocalypse. Il est juste dommage que ça ne soit pas pleinement exploité et que les péripéties sont prévisibles et sans grands enjeux.
En effet, le fait d’aborder le pouvoir par la connaissance (la plupart des survivants ne sachant pas lire), que la culture permet d’assoir son autorité et que la religion est l’exemple cité, on espérait quelque chose de bien plus profond. Le film manque de séquences marquantes qui donnent envie de réfléchir sur la problématique posé. Néanmoins, ce n’est pas une mauvaise histoire en soi.
Eli est le héros bien mystérieux dont on ne saura au final pas grand chose sur lui. Il est un survivant hors pair, guerrier redoutable et quelqu’un de cultivé. Pour autant, c’est aussi ce qui va le rendre fascinant car ça va servir l’histoire en étant une sorte de messager guidé par sa Foi.
Il sera assisté dans sa quête par Solara, une jeune femme sous contrôle du grand méchant et qui veut une vie meilleure. Elle sert à offrir une autre vision du monde car elle ne sait pas lire et elle incarne ainsi l’autre facette de l’humanité. Quant à Carnegie, c’est la troisième face du monde. Si Eli incarne la sagesse, Solara l’humilité, l’antagoniste représente la domination. Il est intelligent car il a compris que de savoir lire est un pouvoir absolu sur les autres, permettant de les manipuler à sa guise et qui veut contrôler davantage le monde. Le casting est impeccable et ça renforce la crédibilité des personnages.
Cela va marquer les yeux dès le début, le fait d’avoir fait un film en sepia proche du noir et blanc illustre bien un monde post-apocalyptique qui a perdu toutes ses couleurs et donc sa joie. On est dans la survie et non plus la vie. Si le procédé n’a rien de novateur, ça appuie comme il faut le scénario pour donner une immersion plus forte.
La ville en ruine est assez classique de voir ce monde ravagé et c’est dommage de ne pas avoir donné une autre vision artistique. En revanche, le réalisateur s’est fait plaisir avec des des idées de mise en scène prenantes, jouant habilement de la caméra pour amplifier l’action. La bande originale contribue à créer une atmosphère pesante.
Le livre d’Eli mérite le détour en présentant une quête du pouvoir par la connaissance dans un futur ravagé.







