Le passager n°4.
Réalisation : Joe Penna.
Scénario : Joe Penna et Ryan Morrison.
Production : Ulrich Schwarz, Maximilian Leo, Nick Spicer, Clay Pecorin, Aram Tertzakian et Jonas Katzenstein.
Musique : Hauschka.
Société de production : XYZ Films, Augenschein Filmproduktion, RISE PICTURES, RainMaker Films, Yale Productions, Phiphen Pictures, RISE Visual Effects Studios, Bavaria Filmproduktion, MMC Movies, WeFadeToGrey, Ludwig Kameraverleih et Black Canopy Films.
Distributeur : Netflix.
Date de sortie USA : 22 avril 2021.
Date de sortie française : 22 avril 2021.
Titre original : Stowaway.
Durée : 1h57.
Budget : 10 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Marina, Zoe et David sont des astronautes qui sont en vol en direction de Mars pour une mission de deux ans. Durant le vol, ils se rendent compte qu’il y a un autre passager à bord mais les réserves d’oxygène ne sont pas prévues pour quatre personnes.
Casting de Le passager n°4.
Zoe Levenson : Anna Kendrick (VF : Séverine Cayron).
Marina Barnett : Toni Collette (VF : Colette Sodoyez).
David Kim : Daniel Dae Kim (VF : Marc Weiss).
Michael Adams : Shamier Anderson (VF : Marvin Schlick).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 2018.
Le tournage s’est déroulé en Allemagne.
Notre critique de Le passager n°4.
Petit voyage dans l’espace avec un passager clandestin, on a une sensation de déjà-vu.
C’est effectivement ce qu’on peut se dire au début du film. Petit voyage sans histoire, une routine puis la découverte d’un passager à bord de manière accidentelle. Si on passe cette aberration irréaliste (personne sur Terre n’a remarqué qu’un technicien n’était pas revenu, vive le sérieux), c’est la suite qui va être bien plus intéressante. En effet, on entre dans une histoire de survie : il faut trouver de l’oxygène. Si là aussi on se dit qu’il n’y avait aucune marge de sécurité de prévue, c’est plus l’aspect psychologique qui va être mis en avant.
Après plusieurs tentatives infructueuses de subsister, c’est la question du sacrifice qui va être abordée. Dommage qu’elle ne soit pas davantage exploitée car le potentiel était très intéressant : coupés du monde, livrés à eux-mêmes, poids psychologique très lourd, voyage très long où il faut rester « zen »… Néanmoins, l’histoire est suffisamment captivante car on ne va jamais dans une surenchère de péripéties loufoques. C’est bien plus posé et c’est fortement appréciable. On aura même droit à quelques surprises dans son écriture.
Juste quatre personnages et ça fonctionne tellement bien. Marina, la commande, est là pour le bien fondé de la mission mais aussi de l’équipage. Elle doit prendre des décisions difficiles. David est très investie dans sa mission, ayant consacrée plusieurs années de sa vie dessus et il incarne ainsi une vision de la situation : le sacrifice est acceptable.
Zoe est la médecin qui refuse le sacrifice et qui va incarner donc l’autre opinion. Elle veut à tout prix trouver une solution mais les enjeux sont importants et les risques tout autant. Enfin, Michael est celui qui n’a rien demandé et qui se trouve piégé dans un contexte où il est de trop. Il n’est pas vraiment à sa place et il se veut très gentil, son passif le rendant plus touchant.
On est face à un film de science-fiction très simple dans sa mise en scène et c’est même très reposant. On est majoritairement dans le vaisseau sans être ni trop futuriste ni trop enfermé, donnant une bonne immersion. Mais les séquences en extérieur sont belles à voir, très posées et presque envoûtantes. Les effets numériques sont convaincants de même que la bande originale qui se veut aussi bien poétique que stressante quand il le faut. Il est aussi intéressant de ne pas avoir d’audio des contacts sur la Terre. On sait que les personnages les entendent par les oreillettes et ça renforcent pour nous ce sentiment d’isolement.
Le passager n°4 se démarque en montrant plus de psychologie dans l’espace que de survie pure.







