Le Tombeau des lucioles.

Réalisation : Isao Takahata.
Scénario : Isao Takahata.
Production : Tōru Hara.
Musique : Michio Mamiya.
Société de production : Shinchosha Company et Studio Ghibli.
Distributeur : Toho.
Date de sortie japonaise : 16 avril 1988.
Date de sortie USA : 26 juillet 1989.
Date de sortie française : 19 juin 1996.
Titre original : Hotaru no haka.
Titre anglais : Grave of the Fireflies.
Durée : 1h29.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : Inconnue.
Box-office USA : 517 000 dollars.
Entrées françaises : 29 718 entrées.
Résumé.
Seita, un jeune adolescent, doit prendre soin de sa petite sœur après le décès de leur mère suite à la guerre. Le garçon fait tout pour la préserver de l’horreur et des traumatismes.
Casting.
Setsuko : Ayano Shiraishi (VF : Kelly Marot).
Seita : Tsutomu Tatsumi(VF : Pascal Grull).
Tante : Akemi Yamaguchi(VF : Marie-Martine).
Mère : Yoshiko Shinohara (VF : Marina Tourbon).
Obayashi : Kôzô Hashida (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le Tombeau des lucioles est l’adaptation de la nouvelle La Tombe des lucioles de Akiyuki Nosaka publié en 1967.

Notre critique de Le Tombeau des lucioles.
Un sujet qui ne semble pas très enfantin en apparence.


Et même clairement pas du tout destiné aux jeunes enfants. Si les bambins peuvent parfois être confrontés à des drames, l’histoire proposée ici est sombre du début à la fin et les plus sensibles auront du mal à se retenir de pleurer. Le scénario est en effet une sorte d’histoire de survie, non pas que physique mais aussi moral. C’est même cet aspect qui est fortement mis en avant avec plusieurs parallèles de manière symbolique entre les conséquences de la guerre et la vie de tous les jours. Le film nous propose aussi une histoire d’amour familial touchante pour contrebalancer une population qui vit avec ce qu’elle peut tant la guerre fait rage. Pour autant, il manque à nos yeux clairement un petit quelque chose pour renforcer davantage les émotions. Car en effet, tout est un peu trop prévisible et ça gâche sa conclusion émouvante.
La vraie force du film réside en ses personnages. Seita est un adolescent qui va devoir grandir plus vite que prévu, se trouvant alors comme le seul parent. Son enfance est ainsi brisée et il va tout faire pour sa petite sœur. Il en oublie ses valeurs pour lui offrir un monde meilleur. Il souffre intérieurement mais tente de le cacher le plus possible. Il est admirable tant le fardeau qu’il porte est lourd. Sa petite sœur est si jeune qu’elle incarne l’insouciance, ne comprenant pas tout ce qui se passe autour d’elle mais elle reste marquée par des images choquantes pour son âge. Elle se raccroche à ce qu’elle peut pour tenir le coup tant sa santé est fragile et cela joue sur son moral.


Si les décors sont plutôt bons même si pas époustouflants, c’est plus l’animation qui déçoit un peu à cause d’un manque de fluidité. La réalisation se veut aussi un peu trop simple malgré son sujet porteur. Si les parallèles entre la guerre et la survie sont bien mis en scène, le reste aurait mérité plus d’audace. Sur le plan technique, le travail sonore pêche par moment avec une absence de bruitage ou d’ambiance, cassant l’immersion. La bande originale est correcte mais ne joue pas assez sur le dramatique.
Le Tombeau des lucioles est un film extrêmement dramatique qui marque les esprits mais souffre d’une réalisation qui méritait mieux.

