Les blancs ne savent pas sauter.

Réalisation : Calmatic.
Scénario : Kenya Barris et Doug Hall.
Production : Kenya Barris, Blake Griffin, Paul Hall et Ryan Kalil.
Musique : Marcelo Zarvos.
Société de production : 20th Century Studios, Khalabo Ink Society et Mortal Media.
Distributeur : Disney+ / Hulu.
Date de sortie USA : 19 mai 2023.
Date de sortie française : 19 mai 2023.
Titre original : White Men Can’t Jump.
Durée : 1h41.
Budget : Inconnu.
Résumé.
Kamal et Jeremy sont deux excellents joueurs de baskets qui ont besoin d’argent. Alors que tout les oppose, ils vont s’unir pour participer à un tournoi où le gain est une grosse récompense financière.
Casting.
Kamal Allen : Sinqua Walls (VF : Diouc Koma).
Jeremy : Jack Harlow (VF : Clément Moreau).
Imani : Teyana Taylor (VF : Corinne Wellong).
Tatiana : Laura Harrier (VF : Déborah Claude).
Speedy : Vince Staples (VF : Jhos Lican).
Renzo : Myles Bullock (VF : Alex Fondja).
Benji Allen : Lance Reddick (VF : Thierry Desroses).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Les blancs ne savent pas sauter est un remake du film du même nom de 1992.

Le projet débute en 1997.
Le tournage s’est déroulé de mai à juillet 2022 à Los Angeles.
Notre critique de Les blancs ne savent pas sauter.
Un synopsis tout ce qu’il y a de plus classique qui sent l’éternel déjà-vu.


C’est effectivement tellement facile de faire une histoire avec de l’opposition qui vont devoir s’unir pour se comprendre. Pourtant, il n’y a pas réellement de différence quand on regarde en profondeur et c’est plutôt une surprise. Le scénario ne s’attarde pas sur les clichés et va plutôt insister sur les souffrances personnelles de chacun qu’ils ne veulent pas reconnaître par orgueil. Ils ne cherchent pas non plus à s’en sortir véritablement. En fait, il y a de bonnes choses mais qui ont du mal à vraiment être exploité. L’écriture est correcte mais on aurait aimé davantage d’émotions tant il y avait de la matière à faire vu les sujets. On y retrouve une perte d’espoir, des rêves inaccessibles, une déconnexion de la réalité, un monde qui s’effondre, une amitié qui est mise à mal car il n’y a pas d’écoute, une relation familiale en souffrance… Vous l’aurez compris, on est clairement pas dans une comédie bon enfant mais dans un drame léger. Dommage que tout soit assez prévisible et que le traitement des personnages se veut inéquitable.
En effet, Kamal est le plus important dans l’intrigue. Père, époux, il fait tout pour sa famille et veut rendre fier son père qui est malade. Il veut tellement tout bien faire qu’il se perd et que son passé le hante toujours, avec une confiance brisée. Il est attachant car il cache tout ça derrière son armure mais ça lui créé aussi des crises de nerf, ne parvenant pas à se contrôler. Le basket est alors son refuge. Même chose pour Jeremy. Ce dernier est plutôt baba cool, avec son look iconique totalement à l’opposé de ce qu’on attend d’un basketteur. Le sport reste sa raison de vivre car suite à une blessure, son rêve de champion devient impossible et il cherche des moyens pour guérir pour de bon. De plus, il est bon orateur car il déstabilise les autres par son bagou. Ensemble, ils vont devoir se comprendre car chacun a le même défaut : l’orgueil. C’est leur technique d’auto-défense face aux problèmes. Les conjointes de chacun sont utiles non pas que dans un rôle de soutien mais aussi car elles ont chacun leurs problèmes et rajoutent ainsi du drama au drama sans faire pathétique. Cela illustre bien la difficulté de la vie pour tout le monde.


Des films sur le sport et en particulier sur le basket, ce n’est pas novateur. Ici, on n’est pas dans la règle classique des deux équipes mais dans des duels de deux contre deux. C’est la touche d’originalité mais ça s’arrête là. La réalisation ne veut pas apporter quelque chose de plus. Il y a même parfois quelques raccords ratés qui déstabilisent un peu. Les matchs de basket ne sont pas non plus très rythmés et ça reste vraiment dommageable. La bande originale n’a rien de bien extraordinaire non plus et n’a pas cherché à innover, préférant utiliser du rap pour rappeler l’esprit basket des quartiers. En effet, nous ne sommes pas exclusivement dans un gymnase mais aussi dans les terrains d’extérieur. Cela donne un peu plus de diversité dans les lieux de tournage.
Les blancs ne savent pas sauter avait de quoi surprendre beaucoup mais reste finalement bien simple et sans grandes émotions.

