Les damnés.
Réalisation : Roberto Minervini.
Scénario : Roberto Minervini.
Production : Sébastien Andres, Paolo Benzi, Paolo Del Brocco, Alice Lemaire, Roberto Minervini et Denise Ping Lee.
Musique : Carlos Alfonso Corral.
Société de production : Okta Film, Pulpa Film, Michigan Films, Rai Cinema, BeTV, Shelter Prod, Stregonia et Moonduckling Films.
Distributeur : Lucky Red.
Première mondiale : 16 mai 2024 (Cannes).
Date de sortie USA : 3 janvier 2025.
Date de sortie française : 12 février 2025.
Titre original : I dannati.
Titre anglais : The Damned.
Durée : 1h29.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 11 492 entrées.
Résumé.
En hiver 1862, en pleine guerre de Sécession, des volontaires sont envoyés explorer des régions inexplorées. Les soldats s’interrogent alors sur le bien fondé de leurs actions.
Casting.
Soldat : René W. Solomon (VF : Inconnue).
Soldat : Jeremiah Knupp (VF : Inconnue).
Soldat : Cuyler Ballenger (VF : Inconnue).
Soldat : Duncan Vezain (VF : Inconnue).
Soldat : Noah Carlson (VF : Inconnue).
Soldat : Timothy Carlson (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
À venir.
Notre critique de Les damnés.
Un sujet prometteur sur une période qu’on voit dorénavant peu au cinéma, les attentes sont élevées.
Difficile de commenter le fil conducteur du film tant il ne semble pas y en avoir. Pire, on se demande même quel est réellement le scénario. Personnage mange, personnage marche, personnage tire, personnage regarde au loin, personnage casse une branche… voilà tout ce qui va occuper l’histoire. On suit le quotidien des soldats mais au lieu de faire aspect documentaire, ça donne une dimension très soporifique. On ne peut même pas dire qu’on va apprendre quelque chose de cette époque comme le contexte, l’objectif…
À de rares moments il y a des rencontres avec d’autres mais c’est tellement bâclé. La fusillade contre qui ? Pourquoi ? On ne saura jamais et on passe au lendemain comme si de rien n’était. Une rencontre avec des cavaliers ? Aussi vite vu, aussi vite disparu. Pourtant, le synopsis proposait de montrer le fondement de cette expédition. Les rares fois où il y a des dialogues, il n’y a aucune profondeur. Que ce soit la thématique de la famille, de la religion, de la cause… on fait du surplace. La prise de risque du scénario est donc trop osée pour être prenante et émouvante.
Autre prise de risque : l’absence de noms des personnages. Ainsi, on peut se dire que ça donne un côté universel à la vie de soldats de cette époque, une sorte d’unité dans ce groupe d’explorateurs. Malheureusement, on ne va s’attacher à aucun d’entre eux, aucun n’est vraiment mis en avant ou exploité et aucun n’a une réelle personnalité. Tout est trop flou et on ne compatit pas à leur douleur, à leurs conditions de vie précaires, à leur survie… Par conséquent, c’est un pari qui ne fonctionne pas.
L’audace perdure dans la réalisation et on le reconnait, il y a de bonnes idées. Tout d’abord par l’utilisation de plans rapprochés quasi constants. On n’aura jamais de plan d’ensemble, des paysages, du groupe… tout est au plus près, comme si on était auprès des soldats, renforcé par une sorte d’effet fisheye et donnant beaucoup de flous à l’arrière-plan. Parfois même, on est presque dans les yeux d’un soldat lorsqu’il faut courir, accentué par une caméra épaule qui a la bougeotte. Quelques plans sont aussi très artistiques.
Néanmoins, on ne peut pas nier qu’on s’ennuie ferme. La scène d’ouverture donne le ton (voir des loups manger durant deux minutes en seulement deux plans), le rythme est excessivement lent. Les plans durent, durent et durent… et sont entrecoupés d’autres plans du même genre. Beaucoup de scènes traînent tellement en longueur qu’on ne comprend pas à quoi elles servent. Vu qu’on est énormément dans du contemplatif, le travail sonore remplace le vide de l’image et il est à saluer, donnant une impression de solitude.
Les damnés avait un sujet en or mais a pris tellement de risques à la fois que le résultat se veut décevant. On en sort frustré.







