Réalisation : Steven Spielberg.
Scénario : Peter Benchley et Carl Gottlieb.
Production : Richard D. Zanuck et David Brown.
Musique : John Williams.
Société de production : Zanuck/Brown Productions et Universal Pictures.
Distributeur : Universal Pictures.
Date de sortie USA : 20 juin 1975.
Date de sortie française : 28 janvier 1976.
Titre original : Jaws.
Durée : 2h04.
Budget : 9 millions de dollars.
Box-office mondial : 477,9 millions de dollars.
Box-office USA : 267,3 millions de dollars.
Entrées françaises : 6 261 062 entrées.
Résumé de Les dents de la mer.
Dans la station balnéaire d’Amity, un corps déchiqueté est retrouvé. Un requin sévit sur le rivage et menace l’été que le Maire veut préserver. Martin Brody, chef de la police, engage des spécialistes pour traquer l’animal.
Casting de Les dents de la mer.
Martin Brody : Roy Scheider (VF : Jacques Thébault (1976) / Joël Martineau (2004)).
Bart Quint : Robert Shaw (VF : André Valmy (1976) / Patrick Floersheim (2004)).
Matt Hooper : Richard Dreyfuss (VF : Bernard Murat (1976) / Daniel Lafourcade (2004)).
Ellen Brody : Lorraine Gary (VF : Jeanine Freson (1976) / Véronique Augereau (2004)).
Larry Vaughn : Murray Hamilton (VF : Jean Michaud (1976) / Thierry Murzeau (2004)).
Ben Meadows : Carl Gottlieb (VF : Philippe Dumat (1976) / Michel Tugot-Doris (2004)).
Leonard Hendricks : Jeffrey Kramer (VF : Paul Bisciglia (1976) / Tugdual Rio (2004)).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Les dents de la mer est l’adaptation du roman du même nom de Peter Benchley publié en 1974.
Le titre de travail était Stillness in the water.
Prévu initialement pour Noël 1974, le retard du tournage a conduit à sortir le film en plein été, période plutôt morte pour les films. Ce fut un succès retentissant, créant le premier blockbuster estival.
Le requin du film avait pour surnom Bruce, en référence à l’avocat de Steven Spielberg.
Trois requins mécaniques furent construits, pour un coût individuel de 250 000 dollars. Le requin fonctionnait bien lors des phases de test mais celles-ci furent effectuées dans un bassin d’eau classique. Lorsque ce fut en mer, le sel a bloqué le fonctionnement.
Le tournage s’est déroulé du 2 mai au 18 octobre 1974 au Massachusetts.
Notre critique de Les dents de la mer.
Les étendues océaniques et ses dangers, direction le grand large.
Si vous n’aimez pas vous baigner, ce n’est clairement pas le film qui vous mettra à l’aise. Il est vrai que globalement, l’ambiance du film peut être pesante car il y a une tension dans les séquences où le requin est présent. Animal qu’on verra d’ailleurs que très peu, étant plutôt une présence menaçante qui fait des ravages. Le scénario se divise en deux parties bien distinctes. La première sur l’île avec les attaques de requin mais aussi plusieurs dénonciations.
En effet, que ce soit le voyeurisme et le côté mercantile de ne pas ruiner un village en dissimulant le danger, c’est un sujet qui peut être toujours d’actualité. On regrette juste que ça n’aille pas davantage plus loin pour donner encore plus de profondeur. Puis le second acte, entièrement en mer, sur la traque de l’animal. Alors qu’on pensait que ce serait davantage angoissant, c’est au contraire un peu plus léger. Cela devient trop héroïque et un peu moins crédible (déjà que les attaques de requin sur l’homme sont très rares).
L’histoire va se concentrer sur trois personnages aux caractères bien différents. Martin est le chef de la police qui veut assurer la sécurité du village mais qui se retrouve bien seul tant les habitants ne veulent pas voir leur destination disparaître faute de public, ainsi que le Maire qui préfère le tourisme à la sécurité. C’est une traque inhabituelle pour lui et ça se sent qu’il n’est pas dans son élément. Pour cela, il va y avoir Matt, l’approche scientifique de cette expédition. Spécialiste de la biologie marine et des requins, il va apporter son expertise à qui veut l’entendre, c’est-à-dire pas grand monde.
Enfin, il y a Bart. Ce pêcheur/traqueur est fort en gueule, trop orgueilleux et trop expert qu’il en est un peu trop exaspérant de se la jouer petit chef autoritaire. Quant au requin, il se veut très (trop ?) intelligent, tuant sans cesse et qui joue avec les chasseurs en les prenant à leur propre piège, perdant en crédibilité.
On ne voit pas le temps passer car la réalisation, même si simple en apparence, arrive à donner du dynamisme quand il faut sans négliger pour autant quelques scènes intimistes plus dramatiques mais qui font effet. Le fait de ne jamais voir le requin joue sur la tension mais ce qui va clairement marquer est bien le thème principal qui lui est associé.
Cette musique, devenue emblématique, est très stressante, encore plus que l’image. Une image qui ne va pas trop jouer sur l’hémoglobine donc pour les plus sensibles, soyez rassurés. Le fait aussi de placer le second acte en pleine mer donne un sentiment d’isolement encore plus fort qui peut mettre mal à l’aise. En revanche, les musiques du second acte sont trop enjouées et ça gâche un peu le rendu.
Les dents de la mer est un film marquant pour l’époque qui donne un « divertissement » d’un nouveau genre.







